lundi 16 janvier 2017

La route

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. 


C'est grâce au Défi lecture que j'ai lu ce livre. Sans cela, je ne l'aurai probablement jamais ouvert. Un roman traitant d'un monde post - apocalyptique, comment dire, ce n'est pas mon truc (à la base). Quand faut y aller, faut y aller...Je suis partie sur "la route" avec Jack et Tommy...enfin avec l'homme et le petit, car ils n'ont pas de nom en fait. L'apocalypse a tout emporté...même leur nom, leur identité. Leur ancienne vie n'existe plus mis à part dans quelques rares souvenirs. Ils avancent vers le Sud, là où, en théorie, il devrait faire plus chaud. En fait, ils ne savent pas vraiment où ils vont et surtout ce qu'ils vont y trouver. Mais ils avancent, parce qu'ils n'ont pas le choix, leur survie en dépend. Au bout de chaque route, une surprise : des hommes à l'affût du moindre inconnu à dépouiller, une maison remplie de "bonnes" choses à manger, une tempête, un "ami"...En marchant à côté d'eux, je m'attendais presque à voir surgir des zombies, un peu à la "Walking Dead". Il n'en est rien. En fait, il ne se passe presque jamais rien, surtout au début. Il marchent ET ils s'arrêtent ET ils mangent (le peu de choses qu'ils transportent dans leur caddie) ET ils font un feu ET ils dorment ET ils se réveillent ET ils repartent. Si bien que lorsqu'il se passe quelque chose, on devient presque fou. On passe d'une lenteur extrême, à traîner des pieds, à un rythme effréné, à suffoquer, le coeur battant...Et puis tout s'arrête aussi vite que c'est venu. On repart sur la route...
Le texte est comblé de "et" et il faut dire que ça produit son effet : la lenteur, l'ennui, l'épuisement, l'abattement...tout en étant assez désagréable à lire. Cela empêche d'avancer, les "et" sont les flocons de neige qui s'abattent sur l'homme et son fils.

Je ne dirai pas que je n'ai pas aimé. C'est sûr, ça fait pas rêver. Il n'empêche que les descriptions sont à la hauteur de cet étrange monde gris, froid, venteux, incendié, brûlé, couvert de cendres. Et puis, il porte à la réflexion. Pourquoi continuer de vivre alors qu'il n'y a plus d'espoir? Peut - être parce qu'on a un enfant, qu'on ne peut pas l'abandonner. Quoi qu'il arrive, ne doit - on pas continuer de le protéger? Qu'est - on prêt à faire pour sa survie? 

Je suis contente d'avoir lu ce roman malgré mes appréhensions. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture, Catégorie 6 : Un livre qui se déroule dans un monde post - apocalyptique.

Et dans le cadre du Challenge des 100 livres . 


3 commentaires:

  1. je n'ai pas lu le livre mais vu le film, il m'avait beaucoup marqué !

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  2. je l'ai déjà lu il y a des années, un très bon livre

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