vendredi 22 juin 2018

La petite boulangerie du bout du monde

Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro?
Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori: préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues - avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands- en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie...


Un roman feel good, c'est comme ça qu'on dit, non?
J'aime bien de temps en temps lire ce genre de roman, sans prise de tête...où tu te dis "tout est possible" et où tu sais qu'il y aura un happy end. Mais souvent, je suis frustrée. Car tout est tellement prévisible.
Mais bon, je l'aime bien Polly, ça aurait pu être une bonne copine. Le problème, c'est qu'elle n'a que des qualités (ou presque) alors finalement elle est peut-être un peu énervante, ce serait peut-être pas ma copine en fait...Hum, je sens cette chronique très instructive...
Polly débarque sur une île pour changer de vie...déjà ça, ça me plaisait parce que j'aime les îliens (mon mari est un îlien en fait...). Elle rencontre des pêcheurs un peu bourrus mais très gentils (et très clichés aussi), une gentil vétérinaire et une propriétaire vraiment très désagréable. Sinon, on a l'impression qu'il n'y a personne d'autre qui vit ici! Et puis bien sûr, elle rencontre également Huckle, un apiculteur américain (on le voit tout de suite venir celui-là).
Et puis, on entend parler de son ex complètement paumé et de sa copine excentrique et perchée.
Et puis, il y a Neil avec qui elle va vivre une véritable histoire d'amour. Neil, un oiseau.
Pour s'occuper sur cette île, elle cuisine ou plutôt elle boulange...elle adore ça depuis toujours. Oh et puis, c'est marrant, elle a emménagé au-dessus d'une ancienne boulangerie et puis oh, hasard, la boulangerie de l'île est vraiment dégueulasse. Je dis ça, je dis rien...

Et bien oui, comme je le disais, c'est super prévisible tout ça. Mais bon, c'est une histoire très sympathique à lire, parfaite pour les vacances! Et puis, à la fin, vous trouverez quelques recettes à réaliser car après avoir lu ce roman, vous n'aurez qu'une envie: cuisiner!
Allez, je vais aller faire du pain moi...

jeudi 21 juin 2018

Les ombres de Rutherford Park

Pour la famille Cavendish, Rutherford Park est bien plus qu'une propriété. C'est un mode de vie régi par des règles strictes, des réceptions somptueuses...mais aussi par des désirs inexprimés et des non-dits.
Octavia Cavendish, la maîtresse de maison, vit comme un oiseau dans une cage dorée. Son mari William a fait fructifier la fortune de la famille, mais il étouffe dans son rôle. Quant à Harry, leur fils, il ne rêve que de participer à l'aventure de l'aviation naissante plutôt que de suivre sagement les traces de son père.
La veille de Noël 1913, le monde bien rangé de Rutherford Park se fissure. Octavia découvre que son mari dissimule un lourd secret depuis des années. Et puis, il y a Emily, une femme de chambre, qui est sur le point de faire éclater un scandale qui risque de ruiner la famille...


Ah la campagne anglaise! Ces livres sont mes préférés quelle que soit l'intrigue d'ailleurs. Encore plus lorsqu'il s'agit de la période victorienne. Ce n'est pas le cas ici puisque nous sommes juste avant la première guerre mondiale, à l'heure où les anglais ne s'imaginent pas une seule seconde que leur pays entrera vraiment en guerre.

Octavia. C'est un joli prénom, enfin moi j'aime bien. Octavia est une personne triste à l'intérieur. Elle regrette les premières années d'amour avec son mari William. Cet homme qu'elle a aimé et avec qui elle croyait avoir une vie heureuse...elle ne le reconnaît plus. Seuls compte la gestion du domaine et les convenances. On en revient toujours au même: les apparences. Mais qu'y a-t-il de mal à marcher nus-pieds dans l'herbe?

Octavia a un secret. Qui est aussi celui de son fils. Son fils Harry, qui mène une vie dévergondée depuis la mort de celle qu'il aimait et du mépris de son père.
William aussi a un secret, dévoilé au grand jour malgré lui.
Désormais, il faut vivre avec. Octavia réussira-t-elle à surmonter cette douloureuse épreuve?

Il n'y a rien d'exceptionnel dans ce roman. Que du basique si j'ose dire! Des secrets de famille, une immense propriété anglaise, des bals de débutante, des bâtards, des hommes et des femmes qui veulent briser les convenances et vivre enfin comme ils le désirent. Oui vraiment, rien d'exceptionnel.
Mais j'aime. C'est une chose qui ne s'explique pas, l'amour. De l'Angleterre, des robes et des dîners chics, des histoires d'amour entre gens de toutes classes sociales, de la rencontre entre deux beaux jeunes gens, de l'amour impossible...
Oui j'aime tout ça.
Alors ce livre, je l'aime aussi.

C'était ma chronique gnangnan.

Bonne journée!

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois
446 pages format moyen. 


Extrait p271:
"Elle aurait voulu que Rutherford lui offre ce qu'elle désirait par-dessus tout: la liberté, la possibilité de choisir, de créer ou de commander, et non le fardeau des traditions et un mari qui s'accrochait à son prestige. Elle avait rapidement appris ce que serait son rôle: renforcer la maison, les Cavendish, la famille. Devenir une Beckforth, dans son coeur et dans son âme. "Calmée". Sa bouche se tordit légèrement au souvenir de ce compliment. La tranquillité et l'ordre. William n'aspirait à rien d'autre. Surtout ne pas bousculer le statut quo." 

mercredi 13 juin 2018

Les enfants de la liberté


"Il y a dix minutes je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. À ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas ce qui va leur arriver. Papa et maman ignorent que bientôt on va leur tatouer un numéro sur le bras, maman ne sait pas que sur un quai de gare, on va la séparer de cet homme qu'elle aime presque plus que nous. 
Moi je ne sais pas non plus que dans dix ans, je reconnaîtrai, dans un tas de paires de lunettes de près de cinq mètres de haut, au Mémorial d'Auschwitz, la monture que mon père avait rangée dans la poche haute de sa veste, la dernière fois que je l'ai vu au café des Tourneurs. Mon petit frère Claude ne sait pas que bientôt je passerai le chercher, et que s'il n'avait pas dit oui, si nous n'avions pas été deux à traverser ces années-là, aucun de nous n'aurait survécu. Mes sept camarades, Jacques, Boris, Rosine, Ernest, François, Marius, Enzo, ne savent pas qu'ils vont mourir en criant "Vive la France", et presque tous avec un accent étranger."

Jeannot et Claude, son petit frère, ont rejoint la Résistance. Ils sont une petite bande, tous venant d'horizons différents mais avec un objectif commun: se battre contre le gouvernement Pétain. Ils ont peur, souvent faim mais jamais ils ne renoncent: lancer des tracts, trafiquer des trains, voler...ils agissent sans relâche pour leur liberté.
Marc Lévy nous embarque au coeur de la Résistance française où règne l'angoisse et la peur, la faim et l'insomnie mais aussi l'amitié, la fraternité et la solidarité. On ne peut être indifférents au sort de ces jeunes gens, presque des enfants pour certains, qui se battent pour vivre, dans un pays envahi par les nazis. Ils savent qu'ils peuvent se faire prendre et mourir à n'importe quel moment mais ils préfèrent mourir en s'étant battu que rester spectateurs du désastre de la guerre et du gouvernement de Vichy.

J'ai été agréablement surprise par cette lecture: je ne m'attendais pas du tout à une telle histoire (et je n'avais pas de quatrième de couverture) de la part de cet auteur. Tellement d'ouvrages racontent les histoires de personnes ayant vécu la guerre: il s'agit du premier que je lis concernant la Résistance et ça change un peu. Le combat des rues, bien au chaud sous sa couette, un roman qui va droit au coeur.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (435 pages). 


Un papillon sous la neige

À Boston, Nina, une ancienne étoile du Bolchoï surnommée Papillon, met aux enchères ses précieux bijoux, emportés lors de son exil. C'es...