mercredi 16 juillet 2014

Juste avant le bonheur



JUSTE AVANT LE BONHEUR 
Agnès Ledig

Quatrième de couverture : Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Emu par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie? 

Julie est mère célibataire. Elle aimerait tant pouvoir offrir à son petit garçon, Lulu, une vie meilleure. Mais avec son boulot de caissière, il lui est difficile de joindre les deux bouts.
Paul n'est pas mécontent que sa femme l'ait quitté. L'argent n'est pas un souci pour lui.

Paul va au supermarché. A la caisse, Julie laisse tomber une larme malgré elle.
Paul invite Julie à prendre un café ainsi qu'à déjeuner.

Paul a aussi un fils, Jérôme, qui ne se remet pas de la mort de sa femme.
Paul emmène Julie, Lulu et Jérôme en Bretagne.

Ensemble, ils vont tenter de se redonner goût à la vie.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Julie tout au long de l'histoire. Même si elle fait parfois un peu cliché dans le rôle de la mère célibataire, j'ai aimé sa force de caractère, son intelligence et sa sensibilité. J'ai aimé sa relation à Jérôme, leur complémentarité. En revanche, le personnage de Paul me semblait un peu moins réaliste. Peut - être parce que c'est rare de rencontrer de telles personnes , généreuses et respectueuses.

L'écriture est fluide et les mots prennent des tournures poétiques que j'apprécie fortement. C'est un roman qui se lit facilement et qui est capable de nous surprendre à certains moments. C'est une histoire pleine de sensibilité et mon petit coeur en a pris un coup. J'ai pleuré pendant au moins cinq pages mais je ne peux pas vous dire pourquoi sans spoiler ! Par - contre, la fin m'a laissé de marbre. Certes, c'est une jolie fin mais un peu trop tirée par les cheveux à mon goût. Cela ne gâche en rien le plaisir que j'ai eu à lire ce livre.

Ma note : 4/5

L'avis de Maryline : ici


jeudi 10 juillet 2014

En attendant

Nous avons quitté Lorient.

Nous avons quitté la mer, nos petits coins à Larmor - Plage.

Nous avons quitté notre appartement à tous les 3, l'appartement où A. est née. Nous avons quitté la ville où elle est née.

Nous avons quitté la fontaine , les bateaux, les animaux de Chevassu, les enfants qui jouaient au square après l'école.

Nous avons quitté Marina, Yolande, Alycia, Valérie, Gwénaëlle, Marion, Morgane, Pascale ...

Nous avons quitté la médiathèque, la ludothèque, la piscine du Moustoir.

Nous n'avons pas encore emménagé. En attendant, on est chez Mamia.

On donne à manger aux canards et aux poissons au jardin du parc.

On se promène au pré des lavandières, on va voir les moutons.

On va voir la famille et les amis qui sont maintenant tout prêts de nous.

On va au bord de l'eau. "Mais y'a pas de bateaux ici!". Et oui ...

En attendant, je fais des petits boulots (je manie la visseuse avec brio maintenant).

Je suis allée dans une nouvelle clinique, avec un nouveau médecin ... et on a vu notre nouveau bébé avec son petit coeur qui bat à 165 et qui fait 52 grammes.

Bientôt, on va emménager dans notre nouvel appartement et démarrer une nouvelle vie.

En attendant, on se laisse vivre ...









- Faire peur à Maman avec un masque.
- Offrir une fleur Bleu Blanc Rouge à son Papa.
- Faire une photo de famille devant le château de mon enfance (et le lieu où on s'est mariés).
- Improviser une "piscine", à défaut d'avoir la mer.
- Des moments avec Tonton.
- Aller à la fête de la musique.
- Sourire.

mercredi 9 juillet 2014

Frères de guerre (Challenge)



Frères de guerre de Catherine Cuenca

Quatrième de couverture : 
Août 1914. L'Allemagne déclare la guerre à la France. La mobilisation générale est décrétée. Eugène rêve de faire partie de l'aventure, mais il n'a que seize ans. Avec Matthias, son meilleur ami, ils fabriquent de faux-papiers et réussissent à se faire engager. Ils partent ensemble pour le front, mais, très vite, sont séparés. Chacun de leur côté, ils découvrent l'horreur de la guerre, dans l'enfer des tranchées. 

La guerre éclate. C'est une explosion de joie dans le petit village de Saint-Pothin, en Isère. Les hommes sont fiers de se parer de l'uniforme pour aller combattre pour la France. Eugène et Matthias, tous deux 16 ans, veulent eux aussi participer à la victoire de la France. Grâce à de fausses lettres de leurs parents, ils s'engagent et partent enfin à la guerre avec leurs croyances et leurs idéaux. Tous croient que la guerre ne durera pas et que la victoire est proche. Eugène et Matthias sont enthousiastes et pensent à la fierté qu'auront leurs parents de les voir rentrer bientôt triomphants. 
Hélas, leurs illusions sont de courte durée. Ils découvrent que les journaux étaient truffés de mensonges : les allemands sont loin de reculer. Pire même, ils s'approchent dangereusement de Paris. La guerre n'est finalement pas une bataille glorieuse mais un cauchemar grandeur nature : la saleté, la puanteur, le froid ... et des cadavres ... partout. 
La victoire tant attendue se fait désirer : la guerre dure. L'attente des combats est longue et silencieuse, les batailles sont de véritables carnages, les permissions sont trop rares. 
Malgré la lassitude, Eugène ne perd pas espoir, il veut continuer à se battre pour tous les camarades qu'il a vu tomber. Malgré le désespoir parfois, il garde confiance en un avenir meilleur. 

Un roman un peu plus fourni que les deux précédemment lus : il est en effet conseillé à partir de 12 ans. Il retrace la guerre, du début à la fin, à travers l'histoire de 2 adolescents prêts à tout pour être soldats. L'histoire décrit très bien les réalités de cette guerre mais aussi les sentiments d'un adolescent de 16 ans. On y parle de moments forts de la première guerre mondiale : le Chemin des Dames, les batailles de la Marne, de Verdun, les mutineries des soldats ... 
Dans ce billet , je parle d'un adolescent rêvant de journalisme, allant sur le front à bicyclette. Je dis que ça ne me semble pas très réaliste. C'était un ressenti. Ici, mon ressenti est totalement différent. Je me suis engagée en même temps qu'Eugène et Matthias. Je ne parle pas de "réalité historique", juste de ressenti en tant que lecteur. (Je souhaitais le préciser pour qu'il n'y ait pas de confusion). 

Livre lu dans le cadre du challenge "Première guerre mondiale" de Thefrenchbooklover.




lundi 7 juillet 2014

Les hauts de Hurlevent (Challenge)


Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë

Quatrième de couverture: Les Hauts de Hurlevent, un roman âpre et rude comme la contrée  qui l'a inspiré: les landes du Yorkshire. C'est l'histoire de l'amour du terrible Heathcliff pour Cathy, amour contrarié qui le conduit aux pires excès. Un des chefs- d'oeuvre universellement reconnu de la littérature romanesque mondiale. 

Pour tout vous dire, cela fait déjà quelques semaines que je l'ai lu et je n'arrivais pas à commencer cet article. Un flou total m'a envahie. Je ne savais absolument pas quoi dire. Ce billet va donc être complètement décousu ... 

Tout d'abord, je ne m'attendais pas à ça ... Je m'attendais à une belle histoire d'amour avec du romantisme, de la magie, de la poésie (non, pas de la niaiserie non plus...). Ce sont en fait deux personnes tiraillées par leur amour, un amour manqué, sans cesse reporté. C'est une histoire d'amour entre deux personnes emportées par la folie au sens propre du terme. Ce sont deux personnes qui, en plus de détruire leur propre histoire, détruisent également les personnes qui les entourent et qui les aiment. C'est un véritable ravage. On y voit des femmes, des hommes et des enfants détruits par les sentiments d'autrui. On y lit des actes aux conséquences néfastes sur les autres. Et on espère que les quelques personnes un tant soit peu équilibrées résistent et deviennent heureuses.
On aurait tendance à dire que le grand amour est emprunt de passion et de folie. En tous cas, c'est ce que l'on croit en général. Ici, ça n'a rien à voir. Ce n'est pas le genre d'histoire qu'on aimerait vivre, qui fait rêver. Non, c'est le genre qui fait mal, qui détruit. Cet amour n'est pas sain. Cet amour ne mène à rien. C'est un amour -  souffrance, c'est presque un amour du mal. 

Pour moi, c'est un roman très négatif. Je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à le lire. D'une part parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une écriture classique. Il fallait vraiment que je me réhabitue à ce style. Et puis, je me perdais facilement dans le nom des personnages au début. 

Donc, vous l'aurez compris, je n'ai pas trop aimé. Chacun ses goûts comme on dit. Cependant, je ne regrette pas la lecture. J'étais impatiente de le commencer (lire un chef - d'oeuvre forcément...) et malgré ma déception, je continue de penser que c'est un roman à lire et il mérite sa place dans ce challenge.

Ma note : 2/5

Lu dans le cadre du challenge de Bianca du blog des livres, des livres !




La scène des souvenirs

Suffolk, 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend au chevet de sa mère mourante. Alors qu'elles parcourent ensemble un album de...