lundi 17 septembre 2018

Agatha Raisin T1: La quiche fatale

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Cotswolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire.
Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité: elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution: mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.



Quand Agatha arrive dans le joli cottage qu'elle vient d'acquérir, loin des tumultes de la vie londonienne et de son boulot chronophage, elle se demande bien ce qu'elle vient faire là. Les gens du village lui adressent à peine la parole, sa voisine est une vieille mégère et il n'y a strictement rien à y faire.  
Alors, pour s'occuper et gagner l'attention des villageois, elle s'inscrit au concours de cuisine. Sauf qu'elle ne sait absolument pas cuisiner! Mais ce n'est pas grave, elle connaît un excellent traiteur qui lui fera une merveilleuse quiche et ni vu ni connu!
Malheureusement, sa quiche n'a pas gagné et Mr Cummings-Browne, celui qui a goûté la quiche, est retrouvé mort. En cela, elle a effectivement gagné l'attention des villageois et de Bill Wong, membre de la police, car la quiche était réellement empoisonnée. 
Agatha sait bien qu'elle n'a pas empoisonné la quiche mais qui aurait pu faire une chose pareille? Qui souhaitait la mort de Cummings-Browne? Il faut absolument qu'elle le découvre même si pour cela, elle met sa vie en danger. 

J'ai tellement entendu parler des enquêtes d'Agatha Raisin qu'il fallait que je me rends compte par moi-même. 
Il faut dire que ça change des policiers que j'ai l'habitude de lire. Agatha n'est pas de la police, ni même détective privée et elle a, comment dire, pas vraiment le profil idéal. La femme à la retraite qui cherche à occuper ses journées, certes, d'une drôle de façon, ça passe plutôt bien. L'environnement aussi, il sort des habituelles capitales polluées, remplies de quartiers sombres aux individus louches. On est dans un typique village anglais, fleuri, où il fait bon vivre. Et j'adore les villages typiquement anglais, fleuris et où il fait bon vivre. 
Nous voilà quand même en face d'une véritable enquête où tous les habitants que nous rencontrons deviennent suspects. Au fur et à mesure qu'Agatha progresse vers la vérité, les choses s'accélèrent. Le coupable ne veut visiblement pas être démasqué et la vie d'Agatha est en danger. 

Un policier qui allie suspense, british attitude et humour, voilà de quoi passer un agréable moment. Je reste quant à moi, résolument plus fan des atmosphères bien noires. 


lundi 10 septembre 2018

Le secret du mari

Jamais Cécilia n'aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari: "À n'ouvrir qu'après ma mort". Quelle décision prendre? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie?
Tous les maris- et toutes les femmes- ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.
Best-seller aux États-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d'humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d'une empreinte durable.


Il y a cette lettre, trouvée par Cecilia, par hasard: une lettre qui va bouleverser le reste de sa vie. Dans cette lettre, John-Paul avoue un secret qui le ronge depuis des années...
Il y a Tess, qui apprend que son mari est amoureux de sa cousine et meilleure amie...Elle part avec son fils quelques jours chez sa mère, non loin de chez Cecilia et John-Paul.
Il y a Rachel, dévastée par la mort de sa fille il y a de cela bien longtemps...assassinée dans un parc. Aucun indice concernant le tueur mais Rachel en est certaine: c'est Connor, le prof de sport, celui qu'elle côtoie tous les jours au travail.

Trois femmes aussi différentes les unes que les autres, trois femmes dont les destins vont se croiser pour faire un roman captivant. J'adore les secrets et c'est encore meilleur quand il sont dévoilés. On connaît l'assassin de Janie (la fille de Rachel) assez "rapidement", le sujet du roman n'étant pas l'enquête mais comment l'avouer.
Un roman de vie avec des personnages attachants, que ce soit Cynthia, la mère de famille parfaite, Tess, la femme trompée ou Rachel, la grand-mère abattue. Bien sûr, on déteste Felicity, celle qui a "pris" le mari.

J'ai passé un excellent moment avec ce livre et j'espère pouvoir encore lire cette auteure que je ne connaissais pas.

L'avez-vous lu?

mercredi 4 juillet 2018

Un papillon sous la neige

À Boston, Nina, une ancienne étoile du Bolchoï surnommée Papillon, met aux enchères ses précieux bijoux, emportés lors de son exil. C'est alors que Grigori, un homme d'origine russe, la contacte pour lui poser la plus incroyable des questions: est-il l'enfant qu'elle aurait abandonné? Chassé par la danseuse, Grigori, bien décidé à découvrir la vérité, va fouiller dans la vie de Papillon en Russie, un passé fait d'énigmes et de secrets.
Pourquoi s'est - elle enfuie de son pays? Quel est le mystère qui entoure la mort de son mari Viktor? En levant peu à peu le voile sur ce terrible destin, Grigori apprendra que la réalité se cache toujours là où on ne l'attend pas...



Les personnages (non exhaustifs):
- "aujourd'hui": Grigori, Drew, Nina, Cynthia, Zoltan
- "du passé": Nina plus jeune, Viktor, Vera, Gersh, Zoïa, Polina

Tout commence par le lot n°7: des boucles d'oreilles en diamants...
Et puis, nous avons le droit à un lot de bijoux décrit avant chaque chapitre (à vrai dire, j'en avais marre et à la fin je ne les lisais plus). 
Ceci dit, c'est tout à fait logique et même plutôt une bonne idée puisque l'histoire précise que Nina Revskaïa met ses bijoux aux enchères. Seulement, c'est tellement insipide...

Bref, comme le dit la quatrième de couverture, Grigori veut connaître son histoire...seulement Nina n'a aucune envie de remuer le passé et l'envoie bouler...Mais nous, lecteurs, nous plongeons dans le passé de la danseuse en Russie, ce sont d'ailleurs les meilleurs moments du roman.

Dans le passé de Nina, il y a Viktor, son mari poète; Vera, sa meilleure amie, danseuse elle aussi; Gersh, le meilleur ami de Viktor, qui est musicien et contre le gouvernement russe; il y a aussi quelques personnages secondaires comme Polina, une danseuse du Bolchoï et Zoïa, amoureuse de Gersh qui toutes deux ont un rôle à jouer dans l'histoire. Cette histoire, je ne peux la raconter sans spoiler donc je vais m'abstenir. Toujours est-il que nous entrons dans le monde "merveilleux" du Bolchoï. Oui, je mets le mot merveilleux entre guillemets car il s'agit plutôt d'un univers qui fait rêver en général: le grand théâtre du Bolchoï, les tutus, la danse, le lac des cygnes...Mais tout ça sous la dictature de Staline qui utilise l'art comme propagande de la politique russe. Les artistes doivent servir et glorifier Staline! Seulement Gersh n'est pas de cet avis. C'est ici qu'intervient Zoïa, celle qui va lui permettre, peut-être, de ne pas se faire arrêter.

Dans les autres pages de ce roman, il s'agit essentiellement de construire le roman autour de Grigori et Drew, cette jeune femme qui s'occupe de la vente aux enchères. C'est un moyen de pouvoir intégrer les pages du passé.

Il s'agit d'un roman qui se lit plutôt bien mais il ne m'a pas autant touchée que ce que j'imaginais. Moi qui adore l'Histoire russe et le monde de la danse, je m'attendais à être un peu plus transportée. Il n'est pas mauvais...il n'est pas non plus sensationnel. 


Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (579 pages)




vendredi 22 juin 2018

La petite boulangerie du bout du monde

Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro?
Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori: préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues - avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands- en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie...


Un roman feel good, c'est comme ça qu'on dit, non?
J'aime bien de temps en temps lire ce genre de roman, sans prise de tête...où tu te dis "tout est possible" et où tu sais qu'il y aura un happy end. Mais souvent, je suis frustrée. Car tout est tellement prévisible.
Mais bon, je l'aime bien Polly, ça aurait pu être une bonne copine. Le problème, c'est qu'elle n'a que des qualités (ou presque) alors finalement elle est peut-être un peu énervante, ce serait peut-être pas ma copine en fait...Hum, je sens cette chronique très instructive...
Polly débarque sur une île pour changer de vie...déjà ça, ça me plaisait parce que j'aime les îliens (mon mari est un îlien en fait...). Elle rencontre des pêcheurs un peu bourrus mais très gentils (et très clichés aussi), une gentil vétérinaire et une propriétaire vraiment très désagréable. Sinon, on a l'impression qu'il n'y a personne d'autre qui vit ici! Et puis bien sûr, elle rencontre également Huckle, un apiculteur américain (on le voit tout de suite venir celui-là).
Et puis, on entend parler de son ex complètement paumé et de sa copine excentrique et perchée.
Et puis, il y a Neil avec qui elle va vivre une véritable histoire d'amour. Neil, un oiseau.
Pour s'occuper sur cette île, elle cuisine ou plutôt elle boulange...elle adore ça depuis toujours. Oh et puis, c'est marrant, elle a emménagé au-dessus d'une ancienne boulangerie et puis oh, hasard, la boulangerie de l'île est vraiment dégueulasse. Je dis ça, je dis rien...

Et bien oui, comme je le disais, c'est super prévisible tout ça. Mais bon, c'est une histoire très sympathique à lire, parfaite pour les vacances! Et puis, à la fin, vous trouverez quelques recettes à réaliser car après avoir lu ce roman, vous n'aurez qu'une envie: cuisiner!
Allez, je vais aller faire du pain moi...

jeudi 21 juin 2018

Les ombres de Rutherford Park

Pour la famille Cavendish, Rutherford Park est bien plus qu'une propriété. C'est un mode de vie régi par des règles strictes, des réceptions somptueuses...mais aussi par des désirs inexprimés et des non-dits.
Octavia Cavendish, la maîtresse de maison, vit comme un oiseau dans une cage dorée. Son mari William a fait fructifier la fortune de la famille, mais il étouffe dans son rôle. Quant à Harry, leur fils, il ne rêve que de participer à l'aventure de l'aviation naissante plutôt que de suivre sagement les traces de son père.
La veille de Noël 1913, le monde bien rangé de Rutherford Park se fissure. Octavia découvre que son mari dissimule un lourd secret depuis des années. Et puis, il y a Emily, une femme de chambre, qui est sur le point de faire éclater un scandale qui risque de ruiner la famille...


Ah la campagne anglaise! Ces livres sont mes préférés quelle que soit l'intrigue d'ailleurs. Encore plus lorsqu'il s'agit de la période victorienne. Ce n'est pas le cas ici puisque nous sommes juste avant la première guerre mondiale, à l'heure où les anglais ne s'imaginent pas une seule seconde que leur pays entrera vraiment en guerre.

Octavia. C'est un joli prénom, enfin moi j'aime bien. Octavia est une personne triste à l'intérieur. Elle regrette les premières années d'amour avec son mari William. Cet homme qu'elle a aimé et avec qui elle croyait avoir une vie heureuse...elle ne le reconnaît plus. Seuls compte la gestion du domaine et les convenances. On en revient toujours au même: les apparences. Mais qu'y a-t-il de mal à marcher nus-pieds dans l'herbe?

Octavia a un secret. Qui est aussi celui de son fils. Son fils Harry, qui mène une vie dévergondée depuis la mort de celle qu'il aimait et du mépris de son père.
William aussi a un secret, dévoilé au grand jour malgré lui.
Désormais, il faut vivre avec. Octavia réussira-t-elle à surmonter cette douloureuse épreuve?

Il n'y a rien d'exceptionnel dans ce roman. Que du basique si j'ose dire! Des secrets de famille, une immense propriété anglaise, des bals de débutante, des bâtards, des hommes et des femmes qui veulent briser les convenances et vivre enfin comme ils le désirent. Oui vraiment, rien d'exceptionnel.
Mais j'aime. C'est une chose qui ne s'explique pas, l'amour. De l'Angleterre, des robes et des dîners chics, des histoires d'amour entre gens de toutes classes sociales, de la rencontre entre deux beaux jeunes gens, de l'amour impossible...
Oui j'aime tout ça.
Alors ce livre, je l'aime aussi.

C'était ma chronique gnangnan.

Bonne journée!

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois
446 pages format moyen. 


Extrait p271:
"Elle aurait voulu que Rutherford lui offre ce qu'elle désirait par-dessus tout: la liberté, la possibilité de choisir, de créer ou de commander, et non le fardeau des traditions et un mari qui s'accrochait à son prestige. Elle avait rapidement appris ce que serait son rôle: renforcer la maison, les Cavendish, la famille. Devenir une Beckforth, dans son coeur et dans son âme. "Calmée". Sa bouche se tordit légèrement au souvenir de ce compliment. La tranquillité et l'ordre. William n'aspirait à rien d'autre. Surtout ne pas bousculer le statut quo." 

mercredi 13 juin 2018

Les enfants de la liberté


"Il y a dix minutes je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. À ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas ce qui va leur arriver. Papa et maman ignorent que bientôt on va leur tatouer un numéro sur le bras, maman ne sait pas que sur un quai de gare, on va la séparer de cet homme qu'elle aime presque plus que nous. 
Moi je ne sais pas non plus que dans dix ans, je reconnaîtrai, dans un tas de paires de lunettes de près de cinq mètres de haut, au Mémorial d'Auschwitz, la monture que mon père avait rangée dans la poche haute de sa veste, la dernière fois que je l'ai vu au café des Tourneurs. Mon petit frère Claude ne sait pas que bientôt je passerai le chercher, et que s'il n'avait pas dit oui, si nous n'avions pas été deux à traverser ces années-là, aucun de nous n'aurait survécu. Mes sept camarades, Jacques, Boris, Rosine, Ernest, François, Marius, Enzo, ne savent pas qu'ils vont mourir en criant "Vive la France", et presque tous avec un accent étranger."

Jeannot et Claude, son petit frère, ont rejoint la Résistance. Ils sont une petite bande, tous venant d'horizons différents mais avec un objectif commun: se battre contre le gouvernement Pétain. Ils ont peur, souvent faim mais jamais ils ne renoncent: lancer des tracts, trafiquer des trains, voler...ils agissent sans relâche pour leur liberté.
Marc Lévy nous embarque au coeur de la Résistance française où règne l'angoisse et la peur, la faim et l'insomnie mais aussi l'amitié, la fraternité et la solidarité. On ne peut être indifférents au sort de ces jeunes gens, presque des enfants pour certains, qui se battent pour vivre, dans un pays envahi par les nazis. Ils savent qu'ils peuvent se faire prendre et mourir à n'importe quel moment mais ils préfèrent mourir en s'étant battu que rester spectateurs du désastre de la guerre et du gouvernement de Vichy.

J'ai été agréablement surprise par cette lecture: je ne m'attendais pas du tout à une telle histoire (et je n'avais pas de quatrième de couverture) de la part de cet auteur. Tellement d'ouvrages racontent les histoires de personnes ayant vécu la guerre: il s'agit du premier que je lis concernant la Résistance et ça change un peu. Le combat des rues, bien au chaud sous sa couette, un roman qui va droit au coeur.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (435 pages). 


lundi 16 avril 2018

La traversée du paradis


1920. A l’heure où Lénine et les Bolcheviks font régner la Terreur rouge, l’espion français Charles Hirscheim, devenu l’espion allemand Gustav Lerner, est envoyé en mission en Russie. Il s’y fait passer pour un communiste. Il est en réalité à la recherche de la femme qu’il aime, Tamara, jeune danseuse de cabaret qu’il a rencontrée à Berlin et qui a mystérieusement disparu du jour au lendemain…

Dans ce grand roman d’amour et d’aventures, Antoine Rault raconte le destin de personnages inoubliables, Allemands, Russes et Français, à travers lesquels il dresse le portrait de toute une époque : celle de l’Europe des années vingt bouleversée par la guerre et la Révolution communiste


J'avais eu un coup de coeur pour La danse des vivants, j'ai retrouvé non sans émotion le personnage de Charles/Gustav. 
Charles alias Gustav (ou Gustav alias Charles) décide de quitter l'espionnage et s'installe chez Mona, la mère de Gustav. Elle sait que l'homme qui est arrivé chez elle n'est pas son fils mais peu importe, elle décide de s'occuper de lui comme s'il était de son propre sang. 
Pendant un moment, Charles fait semblant: une petite vie tranquille dans une petite ville, une maison douillette, un travail honnête...mais son destin le rattrape...Les Allemands l'embarquent et lui lancent un ultimatum: soit il redevient un espion pour l'Allemagne, soit il est fusillé pour trahison. Charles  résiste. Seul Dieter réussit à la faire changer d'avis: ayant écrit une fausse lettre signée de Tamara, le grand amour de Charles, qui le prie de venir le rejoindre en Russie. Bouleversé, Charles va risquer sa vie pour rejoindre sa bien-aimée.
De son côté, Tamara est retournée en Russie après son séjour à Berlin, pour retrouver sa famille et en particulier sa fille, Sonia. Mais lorsqu'elle arrive là-bas, elle va de désillusion en désillusion. Petrograd est devenue une ville morte, souffrante, sale. Le communisme  a détruit sa jolie ville et tous ses habitants... Bien sûr, elle n'a jamais écrit à Charles, qui pour elle est Gustav, et, même si elle pense de temps en temps à lui, il n'est qu'une tendre histoire appartenant au passé...
Charles part donc avec Dieter et Pavel en Russie, infiltrer le Parti communiste. La seule ambition de Charles est de retrouver Tamara (tout comme celle de Pavel, d'origine russe, est de retrouver sa famille) et c'est aidé de ses deux nouveaux amis qu'il part à sa recherche. 

Ce roman est assez différent de La danse des vivants: j'en ressors disons, un peu plus calme! Il est plus doux, tranquille...un peu moins palpitant et intriguant: la fin est beaucoup plus prévisible. 
L'Histoire russe et le communisme y sont très bien décrit: d'ailleurs, on se rend compte à quel point tout un chacun pouvait se laisser berner par les belles paroles communistes. Ce monde idéal, où tous les hommes (et femmes!) sont égaux, une société de droits où on ne paie rien. Moi aussi, je signe tout de suite! Oui, on peut comprendre tous ces gens qui ont cru en cette grande utopie, surtout après une guerre sanglante. Ce que l'on comprend moins, en revanche, c'est le fait de tuer des gens sous le couvert du communisme. La terreur plane, la Tchéka veille. 
Oui, malgré les apparitions de Lénine et d'autres noms bien connus (comme Trotski entre autres), malgré l'ancrage réel dans l'Histoire, on suit la quête d'amour de Charles et non l'espionnage du camp ennemi. Tout est tourné sur la recherche de Tamara et l'espoir de la retrouver. Je ne dis pas que ça ne m'ai pas plu, au contraire, mais je m'attendais tout de même au frisson de l'espionnage. Cependant, on n'est pas au bout de nos surprises et il ne s'agit pas non plus d'une romance. J'ai réactualisé quelques bribes de l'histoire russe et appris quelques détails aussi sur le communisme (c'est bien car je ne suis pas très calée en politique). 

Un pari encore réussi pour Antoine Rault qui mêle l'Histoire et le roman d'une main de maître. 

Merci à Babelio et aux Editions Albin Michel pour l'envoi de livre (et merci à Antoine Rault pour ces romans brillants). 

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (568 pages)


Agatha Raisin T1: La quiche fatale

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village ...