mardi 27 juin 2017

Le cri

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. A l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre...
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans?
Pour Sarah, c'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question!



À vrai dire, cela fait déjà un moment que je l'ai lu, quelques mois...oui j'ai pris énormément de retard sur mes chroniques. Donc, je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai oublié mais disons que ce petit compte-rendu sera peut-être court. 

Ce thriller commence très bien puisqu'on est de suite captivés par l'histoire : un cadavre est découvert dans un hôpital psychiatrique, celui d'un patient nommé 488. En effet, personne n'a eu connaissance de son identité depuis qu'il est entré ici il y a trente-cinq ans et son surnom vient de la cicatrice qu'il possède sur le front: 488. 

Au cours de son enquête, l'inspectrice Sarah Geringën va croiser le chemin de Christopher, un journaliste français dont le frère est tragiquement mort dans un accident de voiture. Ce qu'ils vont découvrir tous les deux vont les amener à enquêter ensemble et surtout, à enquêter vite lorsque le neveu de Christopher est kidnappé par un certain Lazar.

Beaucoup d'énigmes et de suspense qui donnent à ce thriller un rythme soutenu. On a rarement le temps de se reposer, tout comme les personnages du roman. Il faut avancer vite car le temps est compté. Il faut réfléchir malgré l'invraisemblance des découvertes, une réalité presque pénible parfois. Connaître la vérité a un prix...

Le fond de l'histoire est vraiment intéressant d'autant plus que l'auteur s'est inspiré de faits historiques. Un mélange de science, de psychologie et de théologie. 

Pour autant, même si j'ai bien accroché, je suis un peu déçue par l'action finale, un peu trop "américanisée" à mon goût. Et la prévisibilité de la relation entre l'inspectrice et le journaliste m'a laissé de marbre.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (491 pages)



Du challenge thriller et polar



Et du Défi Lecture 2017, Catégorie 29 : un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique.

jeudi 22 juin 2017

Jules

A trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c'est une catastrophe. Il perd son rôle, son but sur terre. En plus, on les sépare. Alors, il sa raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères.
Il ne me reste plus qu'une obsession-la sienne: retrouver la jeune femme qui nous a brisé le coeur.
Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l'énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d'aveugle.



Didier Van Cauwlaert fut pendant un moment mon auteur fétiche. Je lisais tous ces livres, mon préféré étant L'éducation d'une fée. Et puis la passion s'est amenuisée, sans raison, comme ça. Et puis je me suis dit que ça faisait tellement longtemps, que tant de ses livres je n'avais pas lu, que je me suis décidée à renouer. J'ai choisi Jules.

Jules, c'est un chien. Mais pas n'importe quel chien. Un chien d'aveugle et plus précisément celui d'Alice. Alice, qui va bientôt recouvrer la vue et qui n'aura plus besoin de Jules. Juste avant son opération, elle fait la connaissance de Mr Macaron, un vendeur du stand Ladurée à la gare. Pour lui, c'est le coup de foudre. Pour elle, c'est encore un relou dragueur, même s'il paraît plus sympa que les autres.

Après son opération, Jules déprime, il ne sert plus à rien. Il est décidé qu'il irait s'occuper d'un autre aveugle. Alice va prendre le large quelque temps, pour oublier...et Jules s'échappe jusqu'au stand Ladurée.

Jules, on s'y attache beaucoup. Avec son flair, son intelligence et son amour, on ne peut rester insensible à son charme. C'est bien sûr lui le héros du roman. C'est pour lui que Mr Macaron doit retrouver Alice. C'est Jules qui mène Mr Macaron par le bout des pattes. C'est lui qu'on emmène voir un psychologue. C'est lui qu'on a envie de voir heureux.

J'aime beaucoup comment l'auteur nous emmène dans les sentiments des personnages, entre réalité et magie même si dans ce roman, cet aspect m'a moins frappé. Il met toujours aussi une touche d'humour que j'aime beaucoup.

Jules a vraiment été mon héros. Je n'ai jamais eu de chien et je n'ai jamais eu envie d'en avoir non plus. Mais j'ai toujours été sensible à leur humanité en quelque sorte.
En revanche, si j'ai aimé la rencontre entre Alice et Mr Macaron, j'ai moins apprécié la suite de leur histoire, trop brute. Elle m'a semblé peu crédible ou en tous cas, pas assez "sentimentale". Elle commençait pourtant bien.

J'ai vu qu'il y avait une suite, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai acheté ce livre. Je suppose que je la lirai alors. Car je me demande bien ce qu'il peut arriver ensuite à ce cher Jules (et Alice? Et Mr Macaron?).

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 34: Un livre d'un auteur que j'aime et que je n'ai pas lu.

vendredi 9 juin 2017

Preuves d'amour

Tessa Leoni, officier de police respecté, a abattu son mari en lui tirant trois balles dans le corps avec son arme de service. Elle ne supportait plus la violence de ce dernier. C'est la version qu'elle donne à l'inspectrice D.D Warren lorsque celle-ci arrive sur les lieux. Mais, si les bleus sur le visage de la jeune femme sont irréfutables, il y a une chose que D.D Warren ne s'explique pas: sa petite fille de six ans a disparu, et Tessa reste évasive à ce sujet. Que cherche-t-elle à cacher? Les deux femmes vont s'affronter pour une même cause: la survie de l'enfant.



Tout porte à croire, à première vue, que Tessa Leoni a bien tué son mari et qu'elle fait partie de ces femmes qui taisent et cachent la violence de leur mari. 
Pourtant, si l'on en croit les témoignages de quelques proches de Brian, ce n'était pas un homme violent bien au contraire, c'était un homme d'une extrême gentillesse. Qu'est-ce qui a donc poussé Tessa à mentir à son sujet et qui l'a amochée ainsi? 

Je connaissais Tessa Leoni, personnage présent dans un autre roman de Lisa Gardner : Famille parfaite , où Tessa Leoni est un détective privé. Ici, c'est le début de son histoire, Tessa est un agent de police et elle est mariée. J'étais un peu perdue au début car j'essayais de me rappeler ce que Famille parfaite racontait sur elle et ce n'était pas très clair dans ma tête. J'ai finalement arrêté de chercher pour me concentrer sur cette histoire : très intrigante et très prenante. En général, entre moi et Lisa Gardner, ça passe plutôt bien mais soit j'aime, soit je suis un peu déçue. 

Pour Preuves d'amour, je n'ai pas été déçue du tout. Des tas de questions se posent, on a beau les retourner dans tous les sens, pas le moindre indice...Les enquêteurs sont un peu plus sûrs d'eux : C'est bien Tessa qui a fait le coup, il n'y a aucun doute. Il faut maintenant établir les circonstances pour la mettre en prison et le plus urgent : retrouver Sophie, la fille de Tessa. D.D Warren, la responsable de l'enquête, m'a un peu énervée. Trop sûre d'elle, un peu arrogante même, qui a sur cette enquête, manqué un peu de flair et surtout d'objectivité : elle s'est inventée une espèce de rivalité avec Tessa qui lui a fait perdre un peu de son professionnalisme. Heureusement, son coéquipier a un peu relevé le niveau. 

Malgré le sens très "américain" qu'a pris l'histoire et une Tessa "super woman", "super maman" qui fait tout pour sauver sa fille, il faut dire que son plan était très ingénieux et intelligent. 

On se laisse embarqué volontiers dans ce policier sans faire d'histoires. Un roman policier par une femme et pour les femmes : j'aurai bien aimé un peu plus de "virilité" masculine que de "rivalité" féminine. Mais ce Lisa Gardner a fait son effet. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture, Catégorie 69 : Un livre lu pour un autre défi

Du Challenge Thriller et Polar


Et du challenge 1 pavé par mois (528 pages)






La scène des souvenirs

Suffolk, 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend au chevet de sa mère mourante. Alors qu'elles parcourent ensemble un album de...