mercredi 17 juin 2015

Princesse Sara

Dans le cadre du mois anglais, voici deux bandes - dessinées de Audrey Alwett, Nora Moretti et Claudia Boccato, adaptées des oeuvres de Frances Hodgson Burnett. 

Je n'ai pas lu Frances Hodgson Burnett mais je pense que tout le monde a en tête le dessin animé "Princesse Sarah". 

1- Pour une mine de diamants

Quatrième : Sara a toujours vécu aux Indes, lorsque son père l'envoie parfaire son éducation en Angleterre dans le pensionnat sélect de Miss Minchin.
Immensément riche, grâce à une fortune bâtie sur les automates, Sara suscite rapidement amitiés et jalousies. Les haines s'attisent d'autant plus que Sara a pour elle toutes les qualités d'une princesse. Jusqu'au jour où son père décide d'investir sa fortune dans une mystérieuse mine de diamants.

Ce premier tome raconte l'arrivée de Sara au pensionnat, l'amour qui l'unit à son père, la jalousie de certaines pensionnaires, la haine de la directrice envers cette enfant "gâtée".
Sara est une fille en effet assez gâtée par son père, fortuné, qui souhaite le meilleur pour elle. Pour autant, Sara a beaucoup de valeurs. Elle n'est pas fière et hautaine, fait preuve de gentillesse et d'empathie envers les autres. 
Intelligente, belle et gentille, elle a tout d'une princesse, ce qui ne plaît pas à tout le monde.

De l'importance d'une bonne éducation et d'être né sous la bonne étoile, de l'importance et du pouvoir de l'argent, du fossé entre les riches et les pauvres, de l'excès des biens matériels ...

Je ne suis absolument pas fan des dessins, surtout des automates. Certaines servantes sont des automates (qui peuvent tomber en panne), ce qui est assez déroutant. La fameuse poupée de Sara, Emily est bien loin de la tendresse du dessin animé. Ici, elle fait un peu peur... Ceci dit, les couleurs sont belles et reflètent l'atmosphère ambiante, que ce soit joie, tristesse, colère, luxe...


2 - La princesse déchue

Quatrième : Le père de Sara est mort sans lui laisser un sou. Dès lors, la petite princesse se retrouve réduite au statut de servante. Dans le pensionnat où sa fortune faisait l'admiration de tous, Sara doit se soumettre aux ordres de ses anciennes camarades. Les serviteurs sont quant à eux ravis de se venger sur elle des caprices de cette jeunesse dorée. Une nouvelle vie commence pour Sara, loin des soieries indiennes et de l'élégance des automates.

Alors que Sara fête son anniversaire avec ses amies, Miss Minchin apprend que Sara n'a plus aucune fortune, son père étant mort ruiné. Terminé les belles courbettes envers la "princesse", celle - ci est rabaissée au statut de servante. Les autres domestiques ont pour consigne de ne surtout rien lui laisser passer, de la traiter comme les autres voire pire. Miss Minchin tient sa vengeance. Bien que la vie devienne si différente et si dure pour Sara, elle garde sa bonne humeur, son optimisme et l'espoir.

Elle pourrait facilement nous énerver la Sara...justement parce qu'elle ne s'offusque de rien et garde le sourire en toutes circonstances (enfin presque). Et pourtant, le sentiment qui prime en nous est celui de l'injustice et de la colère. Comment peut - on infliger une telle humiliation à une enfant, comment peut - on traiter une enfant comme cela? Surtout en ces moments d'éducation nouvelle qu'est notre époque! Comme dans le dessin animé, on déteste la directrice, on déteste Lavinia, on a envie de secouer la servante de la directrice qui, sous airs offusqués, ne fait rien pour aider Sara, on a envie de protéger Sara et on espère vraiment que la roue tournera.

Avoir de l'argent, c'était avoir un certain pouvoir et de nombreux privilèges. Tu n'as pas d'argent ma pauvre Sara? Et bien sache que maintenant, tu n'es plus rien. Oh, tu peux bien avoir du coeur et de l'esprit, si tu n'as pas d'argent, tu ne mérites pas de nous parler.

En ce qui concerne les illustrations, mon avis est le même (voir plus haut) mais ça aurait été bizarre de changer d'avis en si peu de temps.

Ma note : 4/5

Si vous vous posez la question de savoir pourquoi je ne parle que des deux premiers tomes, c'est simple : la médiathèque n'a pas la suite (ce qui est vraiment très très bête).

Lu dans le cadre du mois anglais 

et du challenge Au service de



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