samedi 20 juin 2015

Difficultés et réflexions autour de l'endormissement



Il y a quelques jours, je parlais des difficultés récentes que nous avions quant au coucher de A.

Nous avons eu plusieurs soirées très éprouvantes, nous étions assez désarmés face à ce nouveau conflit. En tant que parents soucieux du bien - être de notre enfant, nous avons donc, à tête reposée, cherché des solutions et avant tout, de comprendre. 

En premier lieu, nous avons pensé, en observant son comportement actuel, qu'elle avait peut - être du mal à gérer sa nouvelle situation de grande soeur et accusé, à tort, la "jalousie". 
Finalement, ne serait - ce pas plus simple que cela?

Grâce à Isabelle Filliozat, notre "grand maître" de la bienveillance, j'ai pu avoir quelques pistes de réflexions et me questionner sur ce que je pouvais mettre en place avec A.

Voici une petite synthèse de la vidéo d'Isabelle Filliozat sur la question du coucher:

- En France, nous voulons absolument que nos enfants se couchent à 20h (en moyenne), c'est culturel. Pourquoi? Pour être tranquilles? 
- Il faut se poser la question de savoir pourquoi l'enfant n'arrive pas à s'endormir. S'est - il passé quelque chose récemment dans sa vie, vient - il de faire une nouvelle acquisition. Même si ces raisons expliquent le plus souvent des réveils nocturnes.
- Entre 3 et 6 ans, la sécrétion de mélatonine, qui régule les rythmes biologiques est décalée. Ainsi, peut - être que l'enfant ne s'endort pas à 20h tout simplement parce qu'il n'a pas sommeil. 
- On ne peut pas tenter d'endormir un enfant de force dans la mesure où cela ne suit pas son rythme biologique. 
- Il est nécessaire de bien observer son enfant pour repérer les signes de fatigue afin de le coucher au bon moment, qu'il soit tôt ou tard. 

Après avoir regardé cette vidéo, je me suis dit : "Oui, c'est logique". On a un bébé de 4 mois et demi et c'est ce qu'on fait : on la couche quand elle est fatiguée donc pourquoi en serait - il autrement pour une petite fille de 3 ans? 

Il convient d'ajouter également que la fameuse mélatonine n'est pas ou peu secrétée en présence de lumière. L'heure d'été peut donc décaler fortement l'endormissement. 

Situations mises en place avec A.

La sieste : 
J'ai baissé les volets en laissant suffisamment de lumière passer pour qu'elle puisse regarder ses livres tout en étant dans une semi - obscurité.
Je lui ai lu des histoires, comme d'habitude. 
Je lui ai expliqué qu'elle pouvait lire ses livres tranquillement dans son lit et que si elle sentait le sommeil venir, il fallait qu'elle s'allonge. 
J'ai fabriqué en 3 secondes un petit "visuel" (voir photos) qui lui informe lorsque c'est l'heure de "se reposer" et qu'elle reste dans sa chambre et l'heure de se réveiller. 

J'ai vaqué à mes occupations et je n'ai pas eu à intervenir une seule fois. Elle s'est endormie sans problème, sans se lever toutes les 5 minutes pour ceci ou cela, sans réclamer de bisou à tire larigot...plus tard que d'habitude, certes mais sans conflit. 

Le soir: 
Nous faisons exactement la même chose (mis à part les volets fermés est - il utile de le préciser). Nous surveillons juste l'heure pour ne pas dépasser les limites quand même mais lorsque nous lui disons d'éteindre, elle est assez d'accord. Elle va peut - être nous appeler une fois mais s'endormir ensuite. 

Tout est beaucoup plus calme. Nous avons une enfant apaisée et nous sommes nous aussi, parents, apaisés et (presque) zen...



1 commentaire:

  1. Courage pour le sommeil, il est vrai qu'avec Loulou on aussi eu cette phase plus difficile de sommeil vers 2 ans et demi, 3 ans et en plus l'arrivée de ce nouveau bébé est quand même très difficile à gérer pour eux. Souvent on ne se rend pas compte en tant que parents, le bouleversement que cela entraîne pour eux. bises

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