mercredi 3 octobre 2018

À la lumière du petit matin

À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher...Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre? 



Agnès Martin-Lugand est sans nul doute une de mes auteures préférées (excusez moi je déteste le mot autrice il me fait mal aux oreilles) dont je ne peux m'empêcher d'acheter les livres. Comme d'habitude, je ne lis pas la quatrième, je me laisse découvrir le roman. 
J'aime bien Hortense. Sa vie, c'est la danse et son amoureux, Aymeric. Lorsque l'on connaît les circonstances de leur rencontre, on l'aime bien aussi nous, Aymeric. Et puis peu à peu, on l'aime de moins en moins. Il devient insipide et même révoltant. Il devient l'homme à fuir!
Hortense voit sa vie changer d'un coup d'un seul après sa chute qui l'empêche de danser. Elle décide alors de prendre quelques "vacances" dans sa région natale, là où elle a encore son amie d'enfance et loin d'Aymeric! Rien de tel qu'un retour aux sources. Hortense va découvrir réellement ce qu'elle veut dans sa vie. 

J'aime toujours autant le style de l'écriture et sa façon de "raconter la vie" des gens. L'utilisation de la première personne nous fait ressentir d'autant plus les sentiments d'Hortense et renforce notre capacité d'identification. Le changement de décor, de Paris à la Provence, est bénéfique autant pour l'héroïne que pour le lecteur. On assiste à son changement de vie "en direct" et on prendrait bien un petit verre de vin sur la terrasse avec elle. 
Le seul bémol, c'est le nouvel "ouvrier" qui arrive dans le décor, comme ça, par accident. On le voit venir à des kilomètres! Mais pour contrebalancer, le mystère qui plane autour de lui donne un peu de suspense. 
On ressent également un très fort contraste entre la vie parisienne et la vie provençale. Même si c'est vrai, on ne mène pas la même vie à Paris et en Province, j'ai comme l'impression d'un "trop". Le Paris trop bling-bling vs la simplicité de la vie à la campagne, les amis parisiens trop superficiels vs les meilleurs amis d'enfance trop supers sympas... Bon, vous avez compris...

N'empêche, encore un régal de lecture. Même si son premier roman reste encore mon préféré! 

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