mardi 28 octobre 2014

A l'encre bleu nuit



Dans ce livre, Yvonne Baby nous raconte le passage de certains hommes dans sa vie, des figures de l'art comme Alberto Giacometti, Louis Aragon, Henri Cartier - Bresson, etc ...Ce sont presque toutes les formes de l'art qui y sont représentés : la sculpture, la peinture, le dessin, la littérature, le cinéma.  Elle nous livre des anecdotes sur chacun d'eux mais aussi des façons de penser , des visions de l'art. Dans l'intimité d'une conversation dans un café ou dans le salon familial, nous sommes face à des instants de vie de chacune de ces personnes. 
Parfois, lors de ce voyage à travers une époque riche en bouleversements, elle nous livre des parties de sa vie. Ce sont des passages très brefs qui nous laissent imaginer ce qu'a pu être son enfance. Un petit goût de "trop peu". 

Chaque chapitre est dédié à une personne mais le tout forme comme une grande famille. On se rend compte que les personnes se rejoignent à un moment ou à un autre, sinon physiquement, du moins par la pensée. Il y a finalement un lien entre tous. Je pense à Georges qui pour moi est un pilier. Georges, le beau - père, grand historien du cinéma. Georges qui est présent presque tout le temps, à chaque chapitre. J'ai eu l'impression parfois que ce roman était un hommage à Georges. J'ai ressenti beaucoup de respect et d'amour de la part de l'auteure pour lui. 

Lors de cette lecture, j'ai été gênée par la narration à la troisième personne. J'aurai préféré un "je" qui m'aurait permis, je pense, d'accrocher plus facilement. Il y a de plus, beaucoup de références, notamment cinématographiques, que je n'ai pas et qui m'ont empêché de suivre correctement certains passages. Le récit es joliment écrit mais parfois, de très longues phrases, ponctuées de virgules m'ont fait perdre le fil.
Pour autant, je ne me suis pas ennuyée et j'ai aimé suivre ce voyage avec "Elle" et avec eux. 

En somme, c'est un bel hommage à toutes ces personnalités mais qui m'a un peu laissée sur ma faim. 

Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique, je remercie Babelio et les éditions Baker Street. 

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