lundi 15 septembre 2014

Le parfum (Challenge)



Quatrième de couverture : Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean - Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n'avait besoin de rien. 
Or ce monstre de Grenouille, car il s'agissait  bel et bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout - puissant de l'univers, car "qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes".
C'est son histoire, abominable... et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman très vite devenu un best - seller mondial, et aujourd'hui porté à l'écran. 

Grenouille naît en 1738 dans l'endroit le puant de Paris, au milieu des cadavres de poissons. Sa mère est exécutée et le nourrisson est transporté de nourrice en nourrice. Personne ne veut de lui, les femmes trouvant en lui une image du Diable. Enfin, il trouve refuge chez Mme Gaillard, femme insensible, qui accepte de le prendre en charge jusqu'à ce qu'il ne soit plus rentable pour elle. Elle le "vend" alors à un maître tanneur, étant sûre qu'il ne survivrait pas longtemps à ce métier.

Grenouille a appris à parler grâce aux odeurs. En effet, il mît les mots sur chaque odeur qu'il enregistrait. Il voyait et apprît le monde grâce à son odorat hypersensible.

Un soir, alors qu'il profitait d'un moment de liberté, il alla se promener dans la ville. Parmi les milliers d'odeurs qui y naviguaient, une en particulier retint son attention. Une odeur exquise qui l'emmena vers une jeune fille. Son but alors fut de posséder ce parfum.

Je dois dire que ce roman est un peu étrange. Tout d'abord par le personnage : un homme laid, sans sentiments, solitaire, obsédé par les odeurs ayant soif de pouvoir. Par son histoire aussi : sa naissance particulière, son exil, son retour parmi les humains ...
On est transporté dans un univers d'odeurs bonnes et mauvaises. Comme une impression de pouvoir les sentir, comme une impression de trop les sentir aussi, comme quand on entre dans une parfumerie ... Comme une impression que le parfum cache la saleté et la puanteur de la ville et des hommes ...

Etrange mais pas désagréable à lire pour autant. Certes, on ne peut pas s'identifier au personnage, trop loin de nous (enfin je pense) mais malgré son manque d'humanité avéré, on éprouve pour lui un certain attachement. On ne peut adhérer à son objectif mais on se demande s'il va y arriver. C'est un héros un peu à part, un héros peu ordinaire au destin "extraordinaire". C'est une fin à l'image du roman (mais je ne vous en dirai pas plus).

Livre lu dans le cadre du Challenge de Bianca




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