jeudi 1 mai 2014

Mémoire à vif d'un poilu de quinze ans (Challenge)




Voici le deuxième livre lu dans le cadre du Challenge de la Première Guerre mondiale de The Frenchbook Lover . 



Il s'agit d'un livre jeunesse, Mémoire à vif d'un poilu de quinze ans de Arthur Ténor. Je n'avais pas lu de livre jeunesse depuis des années  et j'en ai pris trois d'un coup à la médiathèque ! 

Quatrième de couverture : Maximilien, dit Max, a quinze ans quand la première guerre mondiale éclate. Après s'être juré de devenir un grand journaliste, le voilà parti de Paris, à bicyclette, en direction du front. Grâce à la protection de Gaston, un soldat français à qui il a sauvé la vie, Max parvient jusqu'aux tranchées. Il découvre alors le terrible quotidien des poilus, les privations, la saleté, et surtout la mort en direct. Comme tous ses frères d'armes, il subira cette guerre et se rebellera contre l'inacceptable. 


Max vend des journaux dans la rue pendant ses vacances d'été alors que la guerre éclate. Son rêve: devenir journaliste ! Alors quand il se rend compte que le journal pour lequel il travaille manque de journalistes à cause de la mobilisation, il se dit "et pourquoi pas moi?". 

On suit alors Max pédalant avec enthousiasme vers le front. Se rend-il compte de ce qu'il va découvrir? Assurément non. Il fait la connaissance de Gaston qui va l'emmener dans les tranchées. Max va alors vivre comme un vrai soldat et assister avec horreur à la Grande guerre. 

Je me suis vite attachée à ce jeune garçon ambitieux et rêveur même si je ne croyais pas une vraiment au fait qu'un adolescent puisse se retrouver dans les tranchées en arrivant à vélo* ... J'ai mis de côté mes croyances pour me plonger moi aussi dans l'univers de la guerre, dans les tranchées humides, sales et puantes, sous les bombardements ennemis. J'ai souvent eu peur pour Max et son ami Gaston. 
Ce roman traite surtout du quotidien des soldats, de leur vie sous les ordres des généraux. Une rapide allusion aux taxis de la Marne dans les premiers chapitres m'a un peu déconcertée, je n'ai pas vraiment compris son utilité dans l'histoire de Max, sans doute juste un rappel de l'Histoire.  
Ce roman allie parfaitement l'Histoire, le suspense et l'émotion (mes yeux m'ont piqué dans les dernières pages). 

J'espère ne pas être déçue par les deux autres !

* Edit : Veuillez lire le commentaire ci-dessous qui apporte des précisions sur l'engagement des adolescents durant la Grande Guerre, commentaire qui contredit alors beaucoup mes pensées d'origine mais qui me fait voir alors différemment l'histoire de Max.  


2 commentaires:

  1. Bonjour,
    Un grand merci d'abord pour votre présentation de ce roman auquel je suis particulièrement attaché. Je souhaite vous apporter une précision afin de lever (je l'espère) vos doutes sur la probabilité qu'un adolescent de 15 ans approche si près du front et même soit engagé dans les combats. Car c'est tout à fait historiquement possible. Voici les noms de quelques-uns de ces enfants soldats de la Grande Guerre :
    Désiré Bianco : Le plus jeune poilu et le plus jeune "mort pour la France" de la 1ère guerre mondiale.
    Jean Corentin Carré : Engagé à 15 ans sous une fausse identité.
    André Marcel Dieudonné : Engagé à 16 ans, a sans doûte trompé le bureau recruteur.
    François Marius Ratto : Enfant suivant le 27e BCA depuis le début de la guerre.
    Adrien Thierry : Voici une histoire étonnante résumée sur la fiche Mémoire des Hommes, il semble qu' un gamin de 16 ans ait choisi de suivre le 9° R.I. (secteur Les Hurlus de septembre 1914 à avril 1915). Sans doute « adopté » par les soldats, il les a suivis jusqu'à Perthes-les-Hurlus où il a été porté disparu.
    Marceau Léon Weber : Marceau part à 14 ans rejoindre au front son frère aîné Gilbert. Il suivra le 8e Bataillon de Chasseurs à Pied comme Enfant de Troupe volontaire. "
    En espérant que cet éclaircissement vous convaincra. Bien cordialement.
    Arthur Ténor"

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    1. Merci pour votre commentaire et toutes ces précisions. Bien sûr, je pensais aussi que des adolescents pouvaient mentir pour se faire engager. L'idée du jeune voulant devenir journaliste et partant à vélo vers les tranchées me semblait moins vraisemblable mais après tout pourquoi pas. Je ne suis pas une spécialiste de la Grande Guerre mais j'espère en connaître davantage grâce à ce challenge. Merci.

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