mercredi 18 novembre 2015

Pandemia

Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l'Institut Pasteur. Mais ce matin - là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, en Baie de Somme, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d'eau. 
En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. L'étang qui jouxte la scène de crime a été passé au peigne fin. Bilan : un sac de toile lesté de parpaings. A l'intérieur : des ossements, des crânes, un casque. Quatre corps en kit. 
Et pendant ce temps, une grippe coriace fauche jusqu'aux plus robustes. Elle n'a pas épargné certains increvables du 36, quai des Orfèvres. Une grippe dont la souche demeure curieusement non identifiable.



Tout est dit dans ce résumé...

J'avais hâte de lire cette suite de Angor qui m'avait laissé un peu sur ma faim. J'attendais donc beaucoup de Pandemia et je suis loin d'être déçue. C'est du Thilliez comme je l'aime. 
La structure est toujours la même : plusieurs découvertes macabres dans des endroits différents qui, en apparence, n'ont pas de rapport les unes avec les autres. On s'attend donc à ce que les différentes affaires se rejoignent à un moment ou un autre. 
On retrouve avec plaisir notre couple de flics préférés, Lucie Hennebelle et Franck Sharko, ainsi que Nicolas Bellanger qui ne pouvait être recalé au second plan puisque l'affaire repose sur une lettre qu'il a reçu et qui le menace. 
On peut dire que l'auteur ne ménage pas ses personnages, il leur mène la vie dure. En plus de baigner dans l'horreur de leur affaire criminelle, les personnages doivent surmonter des épreuves personnelles terribles. 

Les flics du 36 recherchent toujours le fameux "Homme en Noir" dont il n'ont aucun indice sur l'identité, c'est comme s'il n'existait pas, qu'il n'était qu'un fantôme, une ombre...Et pourtant, il est à l'origine des pires horreurs menées par des complices qui pensent accomplir une mission, le "Grand Projet" de l'Homme en Noir. Mais quel est ce projet?
Alors qu'il faudrait que tous les effectifs de la police soit opérationnels, une sévère grippe sévit dans tous le pays, une grippe inconnue, qui sort de nulle part. Les microbiologistes sont sur le coup. Aucun moyen de la contrer, comment est - elle arrivée là? C'est la partie scientifique de cette nouvelle enquête et le point sur lequel se portaient mes exigences. Thilliez a réussi son pari, j'ai été complètement embarquée dans les couloirs de l'Institut Pasteur et du travail des microbiologistes. Cela va sans doute plus loin que le simple intérêt pour la Biologie. Il s'agit, dans cette enquête, de faits et d'actes qui pourraient dépasser la fiction. Pure coïncidence, la lecture de ce livre correspond aux actes terroristes ayant été commis la semaine dernière à Paris. L'effet produit sur moi alors a été décuplé. Un sentiment de peur, celui là - même que les protagonistes de l'histoire ne veulent pas voir se propager dans la population.

Le style de Thilliez est toujours aussi plaisant à lire. La lecture alterne entre réflexions scientifiques, sentiments des personnages et action. Il instaure une vraie dynamique et nous la transmet. C'est comme un film que l'on regarde : notre coeur s'accélère aux moments cruciaux et s'apaise quand l'atmosphère est plus calme. On ressent la tension mais on n'a pas la musique.

Je n'en suis pas au coup de coeur car à force de lire le même auteur, il n'y a plus vraiment de surprise mais je continuerai sans aucun doute à le lire et j'attends avec impatience un nouveau Thilliez!

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du Challenge 1 pavé par mois (645 pages), challenge non tenu pour Septembre et Octobre...


Et du Challenge Polar et Thriller



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