samedi 4 juillet 2015

Joyland


Quatrième de couverture : Les clowns vous ont toujours fait un peu peur? L'atmosphère des fêtes foraines vous angoisse? Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d'orage. Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotion, un superbe King dans la lignée de Stand by me. 

D'emblée, je peux vous dire une chose : ne vous fiez pas à cette quatrième de couverture. Il n'y est pas question de clowns (mis à part une mention dans un petit paragraphe) et la grande roue un soir d'orage ne concerne qu'une infime partie. De plus, il n'y a rien de terrifiant dans ce roman et pour le suspense, j'ai vu mieux. Nostalgie et émotion, je confirme. 
Bien voilà qui est dit.

Donc...c'est l'histoire de Devin, un étudiant qui cherche un job pour les vacances d'été. C'est dans un parc d'attractions, Joyland, qu'il va être embauché avec d'innombrables saisonniers dont Tom et Erin. A son arrivée à Joyland, il est pris en charge par Lane, un ancien, qui lui montre tout ce qu'il y a à voir dans le parc et qui lui donne quelques tuyaux. Il rencontre aussi Rozzie, alias Madame Fortuna, qui lui prédira d'étranges aventures. Et puis, il y a cette fameuse légende : celle qui prétend qu'il y a le fantôme d'une jeune fille assassinée quatre ans auparavant qui traîne dans la Maison de l'Horreur. Légende ou réalité car certaines personnes l'ont "vue". Bien que Devin ne travaille pas dans la Maison de l'Horreur, cette histoire de fantôme ne cessera de le poursuivre. Mais la résolution de cette énigme ne sera pas possible sans Mike, le petit garçon assis dans son fauteuil, que Devin croise le matin sur la plage en allant travailler. Il fallait bien au moins tout ça pour le faire guérir de son chagrin d'amour.

Si vous vous attendez à du suspense et à avoir la chair de poule, soyez patients. Les 150 premières pages environ (voire plus) décrivent la vie de Devin au parc d'attractions ainsi que sa tristesse due à la perte de son premier amour. C'est un peu long sans être inintéressant pour autant : long parce que l'on sait qu'on va arriver à un moment ou à un autre à parler de la jeune fille assassinée dans le manège et à connaître enfin qui sont les deux personnages que Devin croise tous les matins et tous les soirs près de la plage. Quant à la chair de poule, ça ne vient pas vraiment.

Tout de même, l'histoire est sympa et les personnages également même si Devin est exagérément héroïque. Stephen King glisse de l'humour qui n'est pas pour déplaire : ça permet de ne pas trop s'ennuyer au début. J'aime son écriture efficace et ses vérités auxquelles on s'identifie facilement. "C'est ce foutu espoir qui nous flingue".

Ce roman ne vaut pas le dernier (et le seul d'ailleurs) que j'ai lu de Stephen King 11/22/63 mais il se laisse lire facilement

Ma note : 4/5 




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