jeudi 7 mai 2015

Mauvais genre ( Challenge )


Quatrième de couverture : Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais, il se fera appeler...Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme.
Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l'étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des Années folles. 

Je continue mon immersion dans la bande - dessinée et le roman graphique mais cette fois, pour adultes avec l'histoire de Paul et Louise, un couple victime de la Grande Guerre.

Paul déserte l'horreur de la guerre et va retrouver sa femme Louise. N'en pouvant plus de rester enfermé dans une chambre d'hôtel, il lui vient l'idée de se "déguiser" en femme. Ainsi relooké, il peut enfin sortir et même trouver du travail.
Paul, devenu Suzanne, va finalement s'habituer jusqu'à se plaire dans cette nouvelle vie. Il va se faire aimer voire idolâtrer par les autres femmes, tout en s'éloignant peu à peu de la sienne. Ainsi vêtu, il va se découvrir également un potentiel sensuel et sexuel très fort qui va l'emmener dans des contrées obscures et des expériences nouvelles. Une vie bien loin de ce qu'il pouvait imaginer lorsqu'il avait épousé Louise, pour le meilleur et pour le pire.
Louise, quant à elle, soutient son mari depuis le début et s'accroche à ce qui peut encore exister entre eux, tentant de se rapprocher de lui au fur et à mesure qu'il s'éloigne. Mais Louise ne peut lutter contre les démons qui pourchassent Paul depuis la guerre...
L'amour est - il plus fort que tout? L'amour est - il plus fort que la guerre? La guerre a changé les hommes, ils portent en eux des sentiments et des peurs que nous ne pouvons comprendre.

Je n'ai pas beaucoup aimé les illustrations mais force est d'admettre qu'il étaient en extrême concordance avec l'histoire. Une dominante de noir et de rouge et très peu, voire presque pas de couleurs. Le rouge que l'on peut associer au sang et à la colère ainsi qu'à la passion et à la sexualité, autant de thèmes présents dans ce roman graphique. Il est sombre et ce n'est pas léger qu'on sort de cette lecture.
Les traits des personnages sont parfaitement dessinés en fonction des sentiments qu'ils expriment, ils sont même parfois exagérés.

France 2 a rencontré Chloé Cruchaudet et je transmets ici les mots que j'ai retenus : Elle a choisi, pour ce travail, la technique du fusain qui reflète l'atmosphère sombre de Paris de l'entre - deux guerres. Elle ne choisit pas le dessin le plus beau mais celui qui est le plus expressif, qui a le plus de mouvement. 

Je ne regrette pas cette lecture malgré l'obscurité quasi permanente dans laquelle elle m'a plongée.

Ma note : 3/5 (pour les dessins qui n'étaient pas à mon goût)




2 commentaires:

  1. Même si cette bd n'a pas été un coup de coeur (loin de là même), je l'ai trouvée intéressante et très originale. Je pense que j'essaierai de me plonger dans un autre titre de cet auteur. Il est vrai qu'elle nous plonge dans une obscurité semi permanente.
    Merci pour cette nouvelle participation!

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    Réponses
    1. J'ai bien aimé l'histoire en fait, les dessins, beaucoup moins!

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