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mardi 2 janvier 2018

Top 5

2017 est terminée...voici l'heure du bilan, en cinq livres.

Mes livres préférés lus en 2017.

Un auteur incontournable dans ma PAL: Agnès Martin-Lugand

J'ai toujours cette musique dans ma tête



Un classique que je n'avais encore jamais lu! 

Des souris et des hommes



Un début en science-fiction pour moi (et ce n'est pourtant pas ma tasse de thé!):

Les âmes vagabondes



Un beau roman se déroulant durant la seconde guerre mondiale


Et un autre, pas encore chroniqué, qui raconte la vie de Daphné du Maurier: Manderley For Ever.



Et vous, quels ont été vos coups de coeur cette année?

Je vous souhaite de belles lectures pour 2018! 

jeudi 30 novembre 2017

De pourpre et de soie

Londres, 1939. Quand Ada commence à travailler au sein d'un atelier de mode de Dover Street, la belle jeune femme rêve d'une carrière dans la haute couture, et d'échapper ainsi à l'atmosphère familiale pesante. Impossible alors de résister à l'énigmatique Stanislaus von Lieben, un gentleman entreprenant qui lui propose un voyage à Paris. Mais, à la fin de leur séjour, la nouvelle tombe: le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à l'Allemagne. 
De 1939 à 1948, de la splendeur du Savoy aux ombres du camp de concentration de Dachau, entre passion, drame et désespoir, Ada tentera de survivre à l'enfer. 


Encore un livre qui parle de la guerre...et encore un livre différent.
Ada est jeune et belle, elle habite dans l'effervescente capitale londonienne et rêve de devenir la nouvelle Coco Chanel. Issue d'un milieu modeste, elle aime s'habiller élégamment grâce à des jolies tenues qu'elle confectionne elle-même. Le leurre marche plutôt bien puisque un bel homme la courtise et lui promet monts et merveilles. Sous le charme, Ada accepte d'aller avec lui à Paris pour une semaine, sans prévenir personne, hormis sa patronne à qui elle promet de lui ramener de beaux tissus. Malheureusement, la guerre éclate pendant leur séjour et Ada et Stanislaus ne peuvent plus rentrer à Londres. Obligés de fuir, ils tentent de passer en Belgique. Stanislaus n'est plus tout à fait le même, l'élégant et courtois gentilhomme devient nerveux et parfois agressif. 
En Belgique, Ada se retrouve seule. Et c'est le début d'un enfer de plusieurs années.
Déportée à Dachau au service du commandant de camp, elle s'adonne à sa passion, la couture, en confectionnant des robes pour des femmes allemandes. Mais ce qui était une passion devient une tâche pénible. Travaillant jour et nuit, dans le froid, la solitude et la saleté, elle n'y croit plus quand les américains viennent la secourir.
Je ne vais pas aller jusqu'à raconter la fin et j'ai omis beaucoup de détails...(ouf).

Un roman que j'ai dévoré. Prise moi-aussi dans les filets du beau Stanislaus, au prénom si exotique, je m'en suis vite éloigné, prise d'une méfiance voire d'un dégoût absolu. Assez surprise aussi de le voir disparaître comme cela, une nuit en Belgique, alors qu'il avait l'air d'avoir tant de secrets! (Mais quelques années plus tard, Ada croit l'apercevoir dans une rue...)
Le point de vue du camp de concentration est assez différent de ce qu'on peut lire habituellement mais le ressenti est malgré tout le même. On en cerne tout autant l"horreur et l'inhumanité de ce genre d'endroit. 
Sa relation avec sa "patronne" allemande à Dachau est celle d'un maître et de son esclave. Ada est traitée comme une moins que rien, une pestiférée. Je me dis que c'est impossible de traiter les gens comme cela. Il s'agit d'une femme face à une autre femme, un être humain face à un autre. Et pourtant, ce genre de comportement  a existé. C'est toujours aussi révoltant. 
J'avais du mal à croire en un happy end même si je pouvais aisément en imaginer un. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai pleuré. J'ai pleuré de tant d'injustice, de tant d'émotions portées tout au long de ma lecture, de tant de haine et de chagrin, de vies dévastées. 
Je me suis laissée avoir, n'ayant rien vu venir de ce qui allait se passer. Je suis tombée de haut en découvrant la vérité. Et j'aime ça.
Bravo à Mary Chamberlain pour ce roman plein d'émotions mêlées.


Lu dans le cadre du Challenge 1 pavé par mois (433 pages)



lundi 7 août 2017

Des souris et des hommes

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
-Lâche-moi; cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
-Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh, j'vous en prie, ne faîtes pas ça. Georges se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
-Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. Georges va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m'laissera pas soigner les lapins.



Mais pourquoi donc ai-je mis aussi longtemps avant de me décider à le lire!
J'avais peur sans doute. Peur de m'ennuyer, pas attirée par une histoire de deux hommes marchant et travaillant dans la campagne américaine. Peur de vivre un moment monotone de lecture en me disant "mais quand est-ce que c'est fini?". Peur que cela soit hyper chiant allons-y carrément.

Que nenni. Ce livre, assez court, est finalement incroyable. Bon, j'ai lu la préface donc j'espère ne pas être trop influencée par mes souvenirs de celle-ci...
Georges et Lennie, un petit et un grand. Un homme intelligent et raisonnable et un homme aux capacités intellectuelles altérées, spontané, tellement adorable.
Lennie a peur de perdre Georges, son seul ami. Et Georges ne veut pas perdre Lennie non plus. Ensemble, ils rêvent d'avoir une ferme avec plein d'animaux à soigner, des champs et une vie à eux, indépendants, tributaires de personne. En attendant, il faut travailler chez les autres pour gagner l'argent afin d'acheter leur ferme.

Atteindre leur but n'est pas si simple. Ils ne restent en général pas longtemps dans un lieu car le comportement de Lennie leur cause des problèmes. Lennie est un homme très fort malgré son esprit enfantin. Si Georges est menacé d'une façon ou d'une autre, Lennie réagit violemment, sans s'en rendre compte... De même, Lennie ne réfléchit pas beaucoup, il suit ses envies et aiment les choses simplement. Il aime les belles couleurs, la douceur de certaines textures, les animaux...et cela lui suffit pour vivre heureux. Malheureusement, même caresser un chien peut mal se terminer.

Georges s'est donné le but de protéger Lennie et Lennie, celui de bien écouter Georges pour que tout se passe bien. Hélas, c'est plus facile à dire qu'à faire. 

Deux personnages très attachants, surtout Lennie que l'on a tout de suite envie de protéger nous aussi. Le handicap de Lennie devait être très difficile à vivre à cette époque, non reconnu et plutôt repoussant. Leur place n'était sûrement pas au travail! Pourtant, Lennie travaille bien, notamment grâce à son incroyable force physique. Et c'est grâce à Georges qu'il peut vivre une vie plus ou moins "normale". 
Le texte de Steinbeck est écrit de telle sorte que l'on ressent toute l'affection de Georges pour son ami, dans ses gestes et ses paroles protectrices. La façon dont il lui raconte ce qu'ils feront tous les deux dans leur future ferme, l'histoire préférée de Lennie, est extrêmement émouvante. Tout est simple dans ce récit: l'histoire en elle-même n'a rien d'intriguant, de mystérieux; les dialogues, prononcés par des travailleurs américains, des personnes simples; les sentiments, n'importe lesquels, qui ne sont pas cachés, qui sont bruts et sans ambiguïté.

C'est un texte devant lequel j'ai eu les larmes aux yeux en tournant la dernière page. Mon seul regret, c'est de ne pas l'avoir lu plus tôt!

Lu dans le cadre du challenge des 100 livres



Catégorie  55 du Défi Lecture 2017: Un livre préfacé par quelqu'un d'autre que l'auteur

jeudi 31 mars 2016

La maison du lac

Catégorie 40 du Défi Lecture 2016 : Un livre avec un des éléments sur la couverture

Pour Lila, tout commence par un paquet déposé sur le pas de sa porte. A l'intérieur, un plan et la clé d'un cottage abandonné près d'un lac. Le legs d'un parent inconnu, une surprise qui ne pouvait pas mieux tomber. Car, à trente ans, la Londonienne traverse une période douloureuse : une tragédie familiale impossible à cicatriser, un mariage au bord de l'implosion, une carrière au point mort. Le moment est venu pour elle de prendre du recul, loin de la ville, loin des siens. Mais, alors qu'elle prend possession des lieux, Lila va découvrir peu à peu l'histoire de ses anciens occupants, cinq étudiants venus vivre ici clandestinement en 1980. Qui étaient - ils? Pourquoi ont - ils fui en laissant tout derrière eux? Et d'où lui  vient cette étrange impression que quelque chose la lie à leu destin? Dans la maison du lac, de lourds secrets sommeillent. Des secrets aux conséquences inattendues, et dont les répercussions pourraient changer la vie de Lila, à jamais...


A Londres, Lila vit des moments difficiles qui commencent à l'éloigner doucement de son mari. Alors quand elle reçoit la clé d'une maison de campagne, mystérieux héritage, elle hésite mais décide d'y aller et même d'y rester un peu.
Une maison abandonnée gardant les vestiges de ses derniers occupants : cinq étudiants qui ont décidé de quitter cette société de consommation, cette société du "métro - boulot - dodo", pour vivre simplement.

Les chapitres alternent entre la vie de Lila qui se déroule "de nos jours" et celle des cinq étudiants des années 80.

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Lila, jeune femme en souffrance qui tente de dépasser son malheur sans trop savoir comment y arriver. Malgré sa douleur somme toute bien compréhensible, elle n'en fait pas trop. J'ai trouvé l'auteure très juste dans la conception de ce personnage.
Mais ce que j'ai vraiment adoré, c'est la vie des étudiants dans cette maison. Kat, narratrice de cette partie de l'histoire, retranscrit leurs moments hors du temps, hors du monde, comme si on y était. Avec ses amis, Simon, Mac, Carla et Ben, elle vit une aventure singulière mais aussi compliquée. Au début bien sûr, le vie y est idyllique : ils se baignent, mangent, boivent et fument. Mais quand vient l'hiver, les temps deviennent plus difficiles, la nourriture commence à manquer, les tensions dans le groupe s'accumulent. Et s'il n'y avait que cela... Même si le personnage de Simon m'est assez antipathique, j'ai beaucoup aimé son idée de vivre en autarcie, ses théories sur la vie. Qu'il serait bon, en effet, de ne plus avoir à se soucier de travail, de salaire et tout ce qui s'en suit. Mais c'est bien à cela que servent les livres : s'évader, rêver, changer pour un moment la réalité.

Evidemment, on se demande quel est le lien entre Lila et ces étudiants. Quand Lila rencontre William, un fermier du coin, on commence les suppositions. Et puis on trouve de plus en plus d'indices au fur et à mesure que Kat raconte leur histoire. Les doutes et les questionnements subsistent assez longtemps, l'auteure ne dévoile pas tout en même temps, ce qui laisse le suspense durer un peu. Je ne m'attendais pas forcément à la fin, assez surprenante et tragique.

Un agréable surprise que ce roman : 5/5

Lu dans le cadre du challenge A year in England

Du challenge 1 pavé par mois (540 pages)


mercredi 6 janvier 2016

La page blanche

Une jeune femme se réveille dans Paris. Elle ne se souvient ni de son nom, ni de ce qui l'a amenée là. Son passé a disparu.


Eloïse est sur un banc. Elle ne sait pas ce qu'elle fait là, elle ne sait pas comment elle s'appelle ni où elle habite. Quand elle trouve l'appartement de celle qu'elle est sensée être, elle ne reconnaît rien ... Toute sa mémoire a disparu. 
Eloïse va tenter de retrouver sa vie, son identité ... mais qui est - elle vraiment? 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'ai adoré! Tout ! 

L'histoire : comme Eloïse, on peut s'imaginer tout et n'importe quoi de l'Alzheimer précoce au kidnapping extraterrestre... Mais finalement, la question n'est pas tant de savoir comment elle en est arrivée là (même si au fond on n'aimerait une explication peut - être plus terre - à - terre) mais tout le chemin qu'elle va parcourir psychiquement en découvrant la femme qu'elle était avant de perdre la mémoire. Le scénario est incroyablement bien construit, avec beaucoup d'humour, dans l'écriture et dans les illustrations.

Les dessins et les couleurs : j'ai adoré les illustrations de Pénélope Bagieu. C'est un plaisir pour les yeux et ça donne vraiment envie de le lire et de le contempler. Les couleurs plantent le décor, les expressions sont tellement bien représentées que ça se passe souvent de mots. Je suis désolée, je ne suis pas très douée pour commenter les dessins, ce n'est pas mon fort. Ils sont plutôt "simples" (une simplicité très travaillée évidemment), sans trop de détails mais tout est là juste comme il faut. 

Et puis le dénouement : évidemment je ne peux rien dire mais je ne m'attendais pas du tout à ça! Cela donne encore plus de force à ce joli roman graphique que je n'oublierai pas. 

Ce fut un vrai plaisir de lecture qui a malheureusement été beaucoup trop court! 

Un grand coup de coeur

Ma note : 5/5

vendredi 2 novembre 2012

Maman ne connaît pas la crise



Maman, elle ne roule pas sur l'or! Comme beaucoup de parents d'ailleurs...Elle est pas pauvre non plus hein, faut pas croire. Mais c'est vrai qu'avec mon arrivée il y a plusieurs mois, les frais ont augmenté assez vite! En même temps, j'ai envie de dire, quand on a un bébé comme moi, hein, et bien, faut ce qu'il faut! Et puis Maman, elle adore m'acheter des "trucs"! Et elle ne veut pour moi que le plus beau! (Normal!).

Récemment, sur un réseau social, elle a découvert une boutique. C'est vrai qu'elle traîne beaucoup sur le net ma maman et elle découvre plein de nouvelles boutiques en ligne super chouettes. Il y en a une qu'elle adore, ça s'appelle Rose & Milk...

Déjà, le nom de la boutique, elle l'adore, ça fait déjà rêver quand on le prononce ou qu'on l'entend. 

Ensuite, quand tu vas sur le site, rien que la page d'accueil te fait rêver. Parce que y'a du rose, parce que c'est beau, parce que c'est doux...et forcément, tu trouves tout beau dans cette boutique. 

Maman, elle, elle recherchait quelque chose en particulier...de la vaisselle pour bébé! Enfin pour moi quoi! Ben oui, pour que j'ai une assiette rien qu'à moi premièrement. Parce que manger dans la tasse "illustration bretonne" de Mamie Gertrude, elle trouvait que c'était bof. (Elle les aime bien quand même ces tasses, mais pas pour moi!)

Alors, elle m'a acheté ça:

Ensuite, elle voulait une cuillère pour aller avec. Ben oui, une cuillère verte avec franchement, ça le faisait pas du tout! Alors, elle a acheté ça:

 Et puis, comme je ne prends plus de biberon au déjeuner, il me fallait quelque chose pour boire! Parce que je suis un peu chiante moi, je ne voulais pas d'eau en biberon! Ben oui, je veux faire comme les grands, boire de l'eau dans un "verre"! Alors, elle a acheté ça:

Oui je sais, je suis un bébé gâté!

Alors, si ça vous a donné envie d'aller y faire un tour, c'est par là:

http://www.roseandmilk.com/

Il n'y a pas que de la vaisselle hein! Il y a plein plein de choses trop trop belles alors n'hésitez pas!

Sur ce, bon appétit!

Alice




Bye Bye

Bonjour à tous et à toutes! Et Bonne année 2019! Si vous souhaitez continuer à suivre mes lectures, je vous donne le lien de mon nouveau...