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mardi 31 mai 2016

La pièce

Catégorie 31 du Défi Lecture : Un livre d'un auteur des pays nordiques

La première neige est tombée sur Stockholm et Björn vient d'être muté à l'Administration. Mégalomane sur les bords, Björn a une opinion démesurée de son rôle. Arrogant et psychorigide, il est loin de faire l'unanimité parmi ses collègues. Mais Björn n'est pas là pour fraterniser ou bavarder inutilement, il est là pour travailler et montrer le bon exemple à ceux qui n'ont peut - être pas, comme lui, la bureaucratie dans le sang.
Un jour, il découvre une porte entre l'ascenseur et les toilettes. Elle ouvre sur un bureau inoccupé où règne un ordre parfait. Cette pièce lui procure une sensation singulière de calme et de bien - être , et il commence à s'y réfugier aussi souvent qu'il le peut pour se ressourcer. Mais un malaise grandissant se répand au sein du service. Pourquoi le nouveau venu reste - t - il toujours planté en plein milieu du couloir à fixer le mur? 


Björn commence un nouvel emploi : il travaille dans l'Administration. Persuadé de faire de grandes choses et d'être extrêmement doué, il voue corps et âme à son travail. Ses collègues, manifestement, sont bien inférieurs à lui. De toute manière, il n'est pas là pour se faire des amis. Un jour, il découvre une pièce à côté des toilettes. Une pièce a priori banale mais dans laquelle il va pouvoir accomplir un travail encore meilleur! 

De leur côté, les collègues de Björn le voient comme quelqu'un d'assez spécial. Cette tendance va fortement s'accentuer quand tout d'un coup, ils voient Björn se poster face au mur pendant plusieurs minutes sans rien faire. Informant leur hiérarchie de ce comportement étrange, ils se détournent vite de lui, commencent à s'emporter et à l'insulter, le traitant de cinglé. 

Personne ne voit cette pièce, excepté Björn. 

Björn, c'est celui qui n'est pas "normal" mais c'est aussi le narrateur de cette histoire. Nous avons donc son point de vue : cette pièce existe vraiment. Selon lui, il est victime d'un complot où tout le monde est contre lui. Pour lui, tout le monde connaît l'existence de cette pièce mais fait semblant de ne pas la voir. Ce qu'il ne comprend pas, c'est pourquoi? Bienvenue dans la réalité de Björn. 

Les autres employés ont bien évidemment un tout autre point de vue : Björn est un fou, il faut qu'il aille se faire soigner. Et bien oui : parce que quand un individu n'est pas comme nous, il est forcément fou. Pourtant, Björn ne se considère pas comme cela : ce sont les autres qui sont fous! Il a seulement sa propre réalité, qu'il considère comme vraie. Imaginons que nous voyons de l'herbe, qu'on s'assoit dessus et qu'on nous dise que non, il n'y a pas d'herbe. Pourtant, nous la voyons, nous la ressentons même! Que se dirait - on? Mais c'est lui qui ne va pas bien! Pourquoi il me dit qu'il n'y a pas d'herbe alors qu'il y en a puisque je la vois! 

Tout le monde s'est ligué contre Björn parce que Björn n'est pas comme eux. Il est différent et ils ont peur. La différence fait peur. Pourtant, il ne fait de mal à personne. Bien au contraire, grâce à cette pièce, il fournit un travail excellent, bien meilleur que d'autres employés. Alors pourquoi s'acharner à lui en interdire l'accès? Pour le bien - être des autres? Et le bien - être de Björn alors? 
Finalement, cette interdiction va peu à peu le détruire puisque c'est une interdiction d'accéder à sa pensée. 

Un excellent personnage qui malgré son antipathie nous est rendu attachant de par sa différence et son courage, sa détermination à rester libre, libre de penser. 

Ma note : 4/5

Merci à Babelio et aux Editions Actes Sud. 

vendredi 20 mai 2016

Tu me manques

Dix - huit ans que Kat a perdu son père, flic abattu dans une rue de New - York. Et que son petit - ami, Jeff, l'a quittée sans explication. 

Aujourd'hui, Kat est flic à son tour. Toujours célibataire.
Sa meilleure amie l'inscrit sur un site de rencontres. Là, un visage. Le sien. Jeff, son premier amour.
Un contact. Froid. Etrange.
Le doute s'installe. Qui est - il?
Et puis, cet asolescent aux révélations troublantes.

Pour Kat, c'est le début de l'enquête la plus effroyable, la plus sordide, la plus risquée de sa carrière.

Des femmes piégées sur le net ; un tueur sadique en liberté ; des évènements sanglants déterrés du passé. 

Les mensonges qui nous lient peuvent - ils aussi nous tuer? Machiavélique, obsédant, terrifiant, le nouveau séisme du maître de vos nuits blanches.


Kat est flic et célibataire ... ce qui désespère sa meilleure amie qui décide de l'inscrire sur un site de rencontres. Kat lui en veut, elle n'a pas besoin de ça! Mais elle va quand même y jeter un oeil, par curiosité... Et puis elle tombe sur un profil, celui de Jeff, son ex - fiancé qui, bizarrement, semble l'avoir oubliée.
Peu de temps après, un adolescent vient voir Kat pour signaler la disparition inquiétante de sa mère, censée être partie en voyage avec Jeff.
Loin de là, Gérard se réveille dans l'obscurité : il est enfermé dans une boîte. Parfois, un homme vient le chercher et l'emmène dans une ferme.

Le début de ce roman compte de multiples intrigues : le cas "Jeff", qu'est - il devenu depuis toutes ces années, pourquoi a - t - il quitté Kat sans explications? ; la mort du père de Kat : son assassin présumé était - il réellement le coupable? ; la disparition de la mère de l'adolescent qui a tout l'air d'un charmant voyage en amoureux ; le kidnapping de Gérard, que va - t - il faire dans cette ferme?

C'est donc un peu le chaos dans notre tête et puis les fils se démêlent au fur et à mesure. On a certaines réponses tandis que d'autres questions s'ajoutent. On croit savoir et finalement non. C'est un enchaînement d'actions, une succession d'évènements et d'informations qui ne s'arrêtent jamais et on n'a d'ailleurs pas envie que cela s'arrête. Harlan Coben sait y faire pour nous tenir en haleine jusqu'au bout. Deux, trois touches d'humour par - ci et par - là et voilà le travail.

Kat, c'est la femme flic par excellence : déterminée, passant outre les ordres pour suivre son "instinct". C'est certes, un peu bateau, mais ça fonctionne.
J'ai beaucoup aimé le personnage d'Aqua, prof de yoga et ami de Kat, personnage complètement décalé qui amène un peu d'originalité et de fantaisie. J'ai un peu moins aimé la romance entre Kat et Jeff : trop américain!

Mais dans l'ensemble, un bon Harlan Coben!

Ma note : 4/5


Lu dans le cadre du challenge Thriller et Polar



mercredi 18 mai 2016

L'institutrice

Catégorie 3 du Défi Lecture : Un roman dont l'auteur est célèbre pour autre chose que l'écriture.

Institutrice dans un village d'Auvergne, Jeanne a vingt ans. La guerre vient de se terminer. Elle a laissé des cicatrices dans chaque existence, et l'heure des comptes n'est pas close. Jeanne aime son terroir, mais elle sait qu'elle le quittera pour découvrir le Paris mythique de la presse et des écrivains. Avec Henri, maître d'école lui aussi, ils rêvent une autre vie, taraudés par le souffle libérateur des années d'après - guerre.
Mais Jeanne rencontre Pierre, dont la femme, étrangement, s'est laissée mourir. Seul sur ses terres, mûr mais fragile, il touche la jeune institutrice et l'attire.




Jeanne est une jeune institutrice auvergnate. Bien qu'aimant beaucoup sa région et son métier, elle rêve de pouvoir aller un jour à Paris et de devenir journaliste. Seule dans son petit logement près du presbytère, elle passe d'agréables journées avec Henri qui exerce le même métier qu'elle. Ensemble, ils discutent, échangent leurs lectures et leurs rêves. Henri n'est pas insensible au charme de la jeune femme. Quant à Jeanne, elle est malgré elle fortement attirée par Pierre, le père d'un élève. Bien que la raison lui dicte de ne pas aller vers lui, elle ne peut s'en empêcher.

S'il n'y avait pas eu ce défi lecture, je pense que je n'aurai pas lu ce roman, trouvé par hasard en "free library". Néanmoins, j'étais curieuse de découvrir la Claire Chazal romancière.
C'est un roman que j'ai lu assez vite bien que l'histoire est loin de m'avoir passionnée. Pour moi ce fut une lecture platonique, il ne m'a fait ni chaud ni froid. J'étais peut - être aussi insensible que Jeanne l'est aux sentiments d'Henri. Jeanne, jeune femme des années d'après - guerre, indépendante, qui souhaite s'épanouir dans un métier qu'elle a choisit au lieu de choisir la voie du mariage et de la dépendance. Jeanne ne s'épanche pas sur les sentimentsn certains disent qu'elle est égoïste. Mais pour décider de faire quelque chose de sa vie, aussi librement que possible, il faut bien être un peu égoïste. Jeanne sait ce qu'elle veut et elle s'en donne les moyens, n'épargnant rien ni personne.

La visite de la région auvergnate m'a laissée de marbre, me perdant dans les nombreux noms inconnus de la campagne. Un roman qui me laisse quelque peu indifférente.

Ma note : 2/5

lundi 9 mai 2016

Lady Susan

Catégorie 46 du Défi Lecture 2016 : Un livre épistolaire

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau - frère, un riche banquier. Est - elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question...



Lady Susan accepte l'hospitalité ( pour ne pas dire s'invite), chez son beau - frère et sa belle - soeur car elle n'est plus bien acceptée dans le lieu où elle séjournait jusqu'alors. Elle aurait préféré aller à Londres mais ses finances ne le permettant pas, elle se résout à aller chez Mr & Mrs Vernon, loin, à la campagne. Mrs Vernon n'est pas vraiment enchantée de cette visite. La réputation de Susan étant loin des meilleures, elle se montre très méfiante dès le départ et surtout lorsqu'elle voit l'intérêt que son frère, qui vient d'arriver, lui porte tout à coup malgré les recommandations et les conseils de tous.

L'histoire nous est relatée par l'intermédiaire d'échanges de lettres entre les personnages. Des lettres inquiètes de la part de Mrs Vernon adressées à sa mère, Lady De Courcy, dans lesquelles elle écrit ses doutes quant à la sincérité et les intentions de Lady Susan. Des lettres de Lady Susan à son amie à Londres, Mme Johnson dans lesquelles on découvre la vraie facette de la veuve : son mépris, son esprit de manipulation, ses mensonges pour arriver à ses fins.

C'est un roman assez court avec la belle et soutenue écriture de Jane Austen dont on ne peut se lasser (quand on aime). Cette héroïne qui est Lady Susan est différente des autres de part son but (séduire à tout prix et pourquoi pas trouver un bon parti), de par les moyens dont elle use pour y accéder, de par sa façon de penser et de vivre, de son manque de romantisme et surtout de son manque d'amour.
On aurait bien envie de la détester cette méchante dame, cette anti - héroïne. Cependant, j'admire sa détermination, sa force de persuasion, sa capacité à rester digne et forte malgré tout, son assurance dans les pires moments. Néanmoins, la fin de l'histoire est méritée.

Je ne me lasse pas des romans de Jane Austen et de ses personnages aux caractères forts, de son écriture élégante et de sa charmante Angleterre.
Vous prendrez bien une autre tasse de thé?

Ma note : 4/5


Lu également dans le cadre du challenge A year in England


mercredi 4 mai 2016

L'appel du coucou

Catégorie 42 du Défi Lecture 2016 : Un livre écrit sous un pseudonyme

Une nuit d'hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu'au jour où l'avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. 
Strike est au bout du rouleau : ex - lieutenant dans l'armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point au mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l'Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula. 
De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et l'hôtel particulier où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l'autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance. 
Avec son intrigue haletante et sa galerie de personnages plus vrais que nature, L'appel du coucou, premier volet des aventures du détective Strike, s'inscrit dans la tradition du grand roman policier classique illustrée par Ruth Rendell ou P.D. James. Un coup de maître. 


Lula Landry, célèbre top - model britannique, est retrouvée morte en bas de chez elle. La police conclut à un suicide : elle s'est jetée de son balcon. John Bristow, son frère, ne croit pas à la thèse du suicide : pour lui, c'est un assassinat et pour le prouver, il demande l'aide de Cormoran Strike, détective privé endetté jusqu'au cou. 

Si Cormoran Strike a tout de l'apparence d'un charlatan, il n'en est pas moins un détective professionnel et sérieux. Ancien de la police militaire, il ne sort jamais sans son carnet et son stylo. L'affaire Lula Landry a tout d'un suicide et ce n'est pas ce que prétend la voisine de Lula, Tansy Bestigui, qui risque de changer quelque chose. Pourtant, au cours de toutes les investigations et vérifications du détective, des points vont sembler obscurs et les croyances de Strike vont peut - être finir par se transformer. Même si, au début, accepter cette enquête n'était qu'un moyen de régler partiellement ses dettes, elle va s'avérer plus qu'intéressante et beaucoup plus sérieuse que prévu. 
Grâce à Robin, sa secrétaire intérimaire qu'il n'a pas les moyens de payer, jeune, intelligente et perspiccace, Strike va petit à petit avancer dans l'enquête. 

Cela faisait un moment que ce roman me faisait de l'oeil, à force de le voir passer sur différents blogs et je n'ai absolument pas été déçue (comme ça peut être le cas parfois lorsque l'on entend que du bien d'un livre).
Bien sûr, on sait d'avance que ce n'est pas un suicide, sinon pourquoi en faire un roman? Bien sûr, on sait que Robin ne va pas s'en aller, sinon quel serait l'intérêt de s'appesantir sur le personnage? Bien sûr ... non je ne vais en dire davantage. 

J'aime beaucoup les personnages : je les trouve moins clichés que certains autres personnages de roman. 
L'enquête du détective suit son cours tranquillement, pas à pas. Le rythme est assez stable tout du long. Pas de précipitation, pas de conclusions hâtives, pas de suspense haletant non plus ... mais on en est pas moins tenu en alerte tout de même. Il y a une certaine constance que j'ai pas mal apprécié finalement. Doucement mais sûrement. On tourne les pages avec envie et hâte d'en savoir plus à chaque fois. 
Je ne fais pas partie des lecteurs qui analysent les indices pour trouver le coupable, j'aime me laisser porter mais ici, il m'est apparu assez évident (même si on est jamais sûrs de rien). 

Un bon roman policier anglais que je vous conseille sans hésitation! 

Ma note : 4/5
Ce roman participe à trois autres challenges :







mercredi 27 avril 2016

Le petit bonhomme de pain d'épice


C'est l'histoire d'une grand - mère qui aimait beaucoup cuisiner et qui façonna un petit bonhomme de pain d'épice avec un reste de pâte. C'est alors que celui - ci s'échappa du four et se mit à galoper à toute allure. 
Sur son chemin, il croise un chat, un cheval, un petit garçon, une petite fille, une vache ...Tous se mettent à le poursuivre pour le manger. Puis il rencontre ... un renard. 

A vrai dire, j'avais toujours entendu parler du petit bonhomme de pain d'épice sans jamais en avoir lu une histoire. En fait, c'est sensiblement la même que "Roule Galette". Le petit bonhomme, comme la galette, se fait poursuivre par plein de monde et leur répète à chacun la même phrase jusqu'à ce qu'il se fasse croquer par un plus rusé que lui. 

Il s'agit ici d'une édition de "minicontes classiques", celui - ci adapté par Anne Royer et illustré par Paku. L'histoire est courte et amusante (si on fait exception de la fin) qui ravira les enfants. Il est agréable à regarder : les illustrations sont jolies, simples mais en même temps assez détaillées ; les couleurs sont vives sans être criardes. Elles représentent tellement bien l'histoire que l'on pourrait la raconter rien qu'en regardant les images, ce qui est d'ailleurs super pour les enfants qui veulent "lire" l'histoire tout seul. 

Le livre est sans doute un peu fragile, donc à ne pas mettre entre les toutes petites mains. Je n'ai pas l'âge conseillé mais je dirai à partir de 3 ans. 

Merci à Babelio et aux Editions Lito pour ce petit album sympathique. 


lundi 11 avril 2016

Audrey Hepburn, la vie et moi

Catégorie 51 du Défi Lecture 2016 : Un livre qui contient au minimum 6 mots

A défaut de réussir dans le cinéma, où sa mère rêverait de la voir devenir star, Libby Lomax est une fan inconditionnelle des films hollywoodiens. Son icône absolue? L'exquise Audrey Hepburn.

Son film préféré, celui qui la console de tout, les jours où sa vie part à vau l'eau? Diamants sur canapé...De la pure magie ! C'est justement un de ces jours "sans" qu'une chose totalement folle se produit : Audrey Hepburn sort de l'écran ! Elle apparaît sur le canapé de Libby, parée de sa petite robe noire, de ses rangs de perles et de son fume - cigarette. Une Audrey Hepburn prête à aider Libby à relancer sa vie en lui prodiguant ses conseils d'élégance et d'art de vivre. Hallucination? Bonne fée? Ou charmante calamité?


Libby, à l'aube de la trentaine, exerce des emplois intermittents, est célibataire et est fan d'Audrey Hepburn depuis son enfance. Elle aimerait changer de métier car le métier de comédienne, rêve de sa mère, n'est pas vraiment ce qui la fait vibrer. Elle vient tout juste d'emménager dans un appartement à elle : appartement qui s'est transformé en studio avec salle de bains sur le palier où seul son canapé est capable de rentrer... Elle a un super meilleur ami mais aucun petit ami jusqu'à ce qu'elle rentre Dillon mais bon...entre elle et lui, c'est le jour et la nuit. Une vie pas franchement idéale mais heureusement, Audrey Hepburn arrive, sur son canapé et là, tout risque de changer...

Un livre chick - lit qui comporte tout ce que doit avoir un livre de ce genre : de l'humour, de la romance, un personnage principal qui rêve d'une autre vie (ou d'une vie meilleure, au moins) ...
En lisant ce livre, j'ai beaucoup pensé à Sophie Kinsella (même si je n'ai lu qu'un roman de cette dernière).

Le premier chapitre, qui présente un peu Libby et son futur ami Olly, est intéressant mais pourquoi, quelques pages plus tard, répéter des choses déjà dites dans ce chapitre. Ces quelques redondances ne m'ont pas plu dans la mesure où dans ce genre de livre, les propos sont faciles à retenir et n'ont donc pas besoin d'être réitérés.

J'ai apprécié l'humour de l'auteure même si elle en faisait un peu trop peut - être ...

L'apparition d'Audrey Hepburn est une énigme mais c'est ce que j'ai préféré dans ce roman. A vrai dire, je ne connais de cette actrice que son nom et cette histoire m'a fait m'intéresser à elle et j'ai commencé à regarder un film, comme quoi ... Un peu déçue qu'il n'y ait pas d'explication à cette apparition, mon côté rationnel sûrement.

Je suis assez surprise par la fin de l'histoire, je ne m'attendais pas à ce que Libby termine avec cet homme là (je ne dis rien d'autre pour ne pas spoiler). Ce qui veut dire que ce n'est pas aussi prévisible que ça en a l'air.

Un moment sympa, une lecture légère, divertissante qui ravira les fan de chick - lit !

Merci à Babelio et aux Editions Mosaïc pour cette Masse critique spéciale.

Ma note : 4/5


Lu dans le cadre du challenge A year in England



mercredi 6 avril 2016

Le dernier Loup - garou

Catégorie 28 du Défi Lecture 2016 : Un livre Bit Lit

Jake Marlowe est le dernier de sa race.
Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d'arrêter de fuir. La prochaine pleine lune sera sa dernière.
"Va où tu peux, meurs où tu dois".
Mais pour le vieux loup - garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu.
Par définition, l'amour est imprévisible.


Jake est un loup - garou, le dernier depuis que la Chasse, l'organisation qui s'occupe d'évincer l'espèce, a tué Wolgang. Et c'est Grainer en personne, le chef du groupe, qui veut éliminer Jake lors de la prochaine pleine lune. Averti par son ami de longue date, Harley, membre de l'organisation lui aussi, Jake n'en a que faire. Il en a assez de vivre. A quoi bon être le dernier, à quoi bon continuer? Mais Harley n'est pas de cet avis. Jake doit vivre. 

Ouf, j'ai réussi à le terminer ce livre! Ce n'est définitivement pas mon genre. Mais je pense avoir fait le mauvais choix dès le départ : j'aurai dû en prendre un plus "léger" au niveau de l'écriture (mais c'est le seul de ma liste que la médiathèque avait). Car ce roman de loup - garou est vraiment bien écrit, il faut le dire. L'écriture est très soignée à l'image de Jake, le narrateur. Mais lorsque l'on est pas habitué à lire ce genre d'histoires (ou que ce genre d'histoires ne nous inspire pas de prime abord), une écriture aussi stylisée n'est pas vraiment souhaitable pour se mettre dedans. Il m'arrivait parfois de ne rien comprendre à une phrase (voir à un paragraphe) et je ne faisais d'ailleurs aucun effort pour comprendre (la fatigue aidant).

Pourtant, l'histoire est sympa...pour une novice comme moi dans le genre Bit - Lit. Jake retrace son histoire depuis qu'il est devenu loup - garou lors d'un week - end camping avec son meilleur ami en 18.... Il exprime ses sentiments et son absence de sentiments en tant que garou, les ambivalences, paradoxes qui l'ont construit. Car être un loup - garou, c'est être un monstre (et l'accepter) durant quelques heures, prendre la vie de quelqu'un, sans remords, parce que c'est comme ça, comme ça qu'il peut survivre. Et puis redevenir humain, reprendre le cours de sa vie...longue vie. Mais depuis des années, de nombreuses années, Jake a banni un sentiment : l'amour. 

Il s'en passe des choses tout de même dans ce roman : il y a du suspense, des rebondissements et un dénouement surprenant. Il a des qualités ! 
Je pense que ce roman se lit très bien pour les amateurs du genre. En ce qui me concerne, cela a été plutôt un flop ou en tout cas, un demi - flop. Ainsi, je ne m'éterniserait pas. 

Ma note : 3/5

Lu dans le cadre du Challenge A year in England.

jeudi 31 mars 2016

La maison du lac

Catégorie 40 du Défi Lecture 2016 : Un livre avec un des éléments sur la couverture

Pour Lila, tout commence par un paquet déposé sur le pas de sa porte. A l'intérieur, un plan et la clé d'un cottage abandonné près d'un lac. Le legs d'un parent inconnu, une surprise qui ne pouvait pas mieux tomber. Car, à trente ans, la Londonienne traverse une période douloureuse : une tragédie familiale impossible à cicatriser, un mariage au bord de l'implosion, une carrière au point mort. Le moment est venu pour elle de prendre du recul, loin de la ville, loin des siens. Mais, alors qu'elle prend possession des lieux, Lila va découvrir peu à peu l'histoire de ses anciens occupants, cinq étudiants venus vivre ici clandestinement en 1980. Qui étaient - ils? Pourquoi ont - ils fui en laissant tout derrière eux? Et d'où lui  vient cette étrange impression que quelque chose la lie à leu destin? Dans la maison du lac, de lourds secrets sommeillent. Des secrets aux conséquences inattendues, et dont les répercussions pourraient changer la vie de Lila, à jamais...


A Londres, Lila vit des moments difficiles qui commencent à l'éloigner doucement de son mari. Alors quand elle reçoit la clé d'une maison de campagne, mystérieux héritage, elle hésite mais décide d'y aller et même d'y rester un peu.
Une maison abandonnée gardant les vestiges de ses derniers occupants : cinq étudiants qui ont décidé de quitter cette société de consommation, cette société du "métro - boulot - dodo", pour vivre simplement.

Les chapitres alternent entre la vie de Lila qui se déroule "de nos jours" et celle des cinq étudiants des années 80.

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Lila, jeune femme en souffrance qui tente de dépasser son malheur sans trop savoir comment y arriver. Malgré sa douleur somme toute bien compréhensible, elle n'en fait pas trop. J'ai trouvé l'auteure très juste dans la conception de ce personnage.
Mais ce que j'ai vraiment adoré, c'est la vie des étudiants dans cette maison. Kat, narratrice de cette partie de l'histoire, retranscrit leurs moments hors du temps, hors du monde, comme si on y était. Avec ses amis, Simon, Mac, Carla et Ben, elle vit une aventure singulière mais aussi compliquée. Au début bien sûr, le vie y est idyllique : ils se baignent, mangent, boivent et fument. Mais quand vient l'hiver, les temps deviennent plus difficiles, la nourriture commence à manquer, les tensions dans le groupe s'accumulent. Et s'il n'y avait que cela... Même si le personnage de Simon m'est assez antipathique, j'ai beaucoup aimé son idée de vivre en autarcie, ses théories sur la vie. Qu'il serait bon, en effet, de ne plus avoir à se soucier de travail, de salaire et tout ce qui s'en suit. Mais c'est bien à cela que servent les livres : s'évader, rêver, changer pour un moment la réalité.

Evidemment, on se demande quel est le lien entre Lila et ces étudiants. Quand Lila rencontre William, un fermier du coin, on commence les suppositions. Et puis on trouve de plus en plus d'indices au fur et à mesure que Kat raconte leur histoire. Les doutes et les questionnements subsistent assez longtemps, l'auteure ne dévoile pas tout en même temps, ce qui laisse le suspense durer un peu. Je ne m'attendais pas forcément à la fin, assez surprenante et tragique.

Un agréable surprise que ce roman : 5/5

Lu dans le cadre du challenge A year in England

Du challenge 1 pavé par mois (540 pages)


mardi 29 mars 2016

Marie d'en haut

Catégorie 52 du Défi Lecture 2016 : Un livre qui finit mal

A 30 ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsque Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement  qu'il n'est pas le bienvenu. 
Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.
Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu? Le coeur de Marie. 


Olivier, gendarme, rencontre Marie, agricultrice, alors qu'il recherche chez elle un voleur venu se cacher. Lui qui s'attendait à voir une grosse fermière avec tablier et fichu sur la tête, il tombe sur une jeune femme charmante, mais au caractère bien trempé. 
Depuis cette rencontre, il n'a de cesse de trouver des prétextes pour lui rendre visite. Ces deux coeurs solitaires réussiront- ils à s'apprivoiser?

Quatre personnages forts attachants : Olivier le gendarme, Marie l'agricultrice, Antoine le voisin et ami, Suzie, petite fille intelligente et perspicace. Tous ont une histoire difficile que l'on découvre au fil des pages. Tous traînent un fardeau qui les empêche d'avancer. Tous ont envie de croire au bonheur. 
C'est une jolie histoire que nous raconte Agnès Ledig, une histoire avec beaucoup d'amour, quel qu'il soit... avec de jolies formulations et figures de style. Peut - être trop : ce qui est joli au début devient lourd à la fin. J'avais parfois l'impression de ne lire que des métaphores. Ce qui était léger est devenu pesant. C'est dommage car la plupart étaient jolies et donnaient vraiment du style. Trop de style tue le style. 
C'est dommage car j'ai beaucoup aimé l'histoire de ces personnages, une histoire aux thèmes universels et très actuelle en même temps. 
Peut - être ai - je moins cru au personnage d'Olivier que j'ai trouvé très féminisé. Ses sentiments sont décrits d'une telle manière qu'on s'attend plutôt à ce qu'ils soient attribués à une femme. Ici, les rôles sont en quelque sorte inversés. Non pas que les hommes ne soient pas capables de ce genre de sentiments ou de comportements mais ils sont d'une manière générale moins prise de tête. L'exception qui confirme la règle? 

Néanmoins, j'ai quand même passé un bon petit moment avec ce roman : une histoire d'amour forte, passionnée, durable, qui ne s'est pas fait en un jour. 

Ma note : 4/5

jeudi 10 mars 2016

Sérum

Catégorie 41 du Défi Lecture 2016 : Un livre écrit à quatre (plusieurs) mains.

1773 : Mesmer invente l'hypnose.
1886 : Freud invente la psychanalyse.
2012 : Draken invente le sérum.

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient. Un simple carnet pour décrypter des visions fantasmagoriques et seulement quelques jours pour empêcher le pire. Arthur Draken est - il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel? Alors que s'enchaînent meurtres, enlèvements et conflits politiques, comment ne pas mettre en doute la parole de Draken?

Six épisodes sous pression, réunis en un seul volume, pour une enquête hors norme!


Une jeune femme qui court dans les rues de New - York, poursuivie par un mystérieux homme au chapeau. Une jeune femme sans prénom qu'on appellera Emily car c'est le prénom qui est écrit sur l'alliance qu'elle porte quand on la retrouve dans un parc, gravement blessée par balles.
Une femme flic, Lola, douée pour son métier et pour s'attirer des ennuis. Une femme flic au passé trouble et mystérieux qui suscite la curiosité de son collègue et amant occasionnel Philipp Detroit. 
Un psychiatre, Arthur Draken, qui aimerait bien virer la vieille qui squatte son divan en déblatérant ses problèmes inintéressants. Un psychiatre qui va voir relancer sa passion et son intérêt par l'intrigante Emily : retrouver le passé d'Emily par l'hypnose va devenir sa raison de vivre. Grâce à son sérum, les visions d'Emily sont exacerbées et ce que Draken découvre n'appartient pas au passé, bien au contraire. 
Un couple, les Singer, responsable d'un site internet qui informe les citoyens d'actions jugées confidentielles. Un couple qui se fait enlever sous l'oeil des caméras, en direct.Un couple dont Emily parle dans ses visions. 

Une histoire très complexe donc...Ce livre, je l'ai lu comme un roman policier mais ce n'est pourtant pas un roman policier comme les autres. Il s'agit d'une série avec plusieurs épisodes et plusieurs saisons, ici la saison 1. On peut écouter la musique en même temps, musiques notées au fil des pages et que l'on se procure sur internet. Je ne l'ai pas fait (shame on me). 

Je disais donc, c'est une histoire très complexe néanmoins, malgré le flot d'informations, je ne me suis pas perdue en cours de route et je pense que la manière dont le livre a été structuré y est fortement lié. 
Les différentes intrigues sont placées bien comme il faut afin que l'on soit captivés et qu'on ne perde pas le fil.

J'ai beaucoup aimé les personnages, Emily, Lola, Arthur Draken, Sam Loomis, tous différents mais tous ayant des qualités qu'on apprécie : l'humour, l'indépendance, la désinvolture... sauf Detroit que je juge hypocrite. 

Les descriptions des visions d'Emily m'ont un peu lassée d'autant plus qu'il y a beaucoup de répétitions dans les premiers épisodes. 

L'inconvénient de ce genre de livre, c'est qu'on reste un peu sur notre faim...car il n'y a pas vraiment de dénouement, il faut lire la saison suivante et j'en ai envie ! Mais quand? 

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller


et du challenge 1 pavé par mois (793 pages)


mercredi 2 mars 2016

Entre mes mains le bonheur se faufile

Catégorie 8 du Défi Lecture 2016 : Un livre en LC avec un membre du défi (Vivi Valentine)

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s'échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son coeur apaisé. Jusqu'au jour de l'explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse. 
Alors elle déchire le carcan et s'envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l'égide autoritaire de l'élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l'exubérance du Paris mondain.


Iris mène une vie stable mais banale en province : elle a un mari qui gagne bien sa vie, une jolie maison, un travail qui ne la passionne pas vraiment et un passe - temps favori : la couture.
Lors du déjeuner familial dominical, elle apprend que ses parents ont brisé son rêve alors qu'elle était au lycée.
A partir de ce moment, Iris décide de reprendre sa vie en main et de réaliser son rêve : créer des vêtements.
En formation à Paris, elle va rencontrer Marthe et Gabriel qui vont lui faire découvrir la vie mondaine et surtout, se redécouvrir elle - même. Deux personnes qui vont changer sa vie.

Un joli moment de lecture avec la plume d'Agnès Martin - Lugand toujours aussi juste dans le choix des mots, le partage des émotions et la description des sentiments.
Des personnages complexes, parfois énigmatiques mais touchants. Un personnage principal torturé, un peu naïf, qui manque d'assurance, un personnage vrai.

Oser changer de vie, qui en est vraiment capable? De nos jours, les reconversions sont de plus en plus fréquentes mais parfois le cap est difficile à franchir. Vivre son rêve, qui n'en a pas eu déjà envie? L'auteure est là au plus près de la réalité : combien se confortent dans une vie qui ne leur ressemble pas par peur ... peur d'échouer? peur de perdre ce qu'ils ont?
Iris a bien sûr un peu peur elle aussi, d'autant plus qu'elle ne reçoit pas beaucoup de soutien de la part de ses proches. Le manque de confiance en elle risque plus d'une fois de la faire renoncer et pourtant! Que de joie de voir qu'elle peut enfin faire quelque chose qu'elle aime et de pouvoir vivre de sa passion. En lisant ce roman, on serait vite tenté de changer nous aussi ...

Ce que je reproche un peu à cette auteure, comme dans ces autres romans, c'est la prévisibilité des choses. On sait d'avance comment cela va se passer et finalement, les histoires d'amour manquent sérieusement d'originalité. Mais on lui pardonne ... parce que l'écriture est belle, parce qu'on s'attache à l'histoire, aux personnages, parce qu'on aime.

Ma binôme a été elle aussi ravie de cette lecture, elle a vraiment beaucoup aimé !

Ma note : 4/5

vendredi 19 février 2016

Apprendre à marcher aux enfants

"Quelques mois seulement après la naissance de mon aînée, l'image fantomatique - et désagréable - de mon futur gendre m'est apparue mentalement. J'ai aussitôt imaginé l'histoire d'un homme qui peine à trouver le sommeil quand, pour la première fois, sa fille passe la nuit à la maison dans le même lit que son amoureux. 
Dix - sept ans plus tard, quand ma fille atteignait l'âge de mon héroïne, j'ai mis le point final à Apprendre à marcher aux enfants. J'ai alors réalisé que la rédaction de ce livre m'avait accompagné tout au long de ces années à la fois pleines et furtives qui m'avaient vu traverser les affres et les joies de la paternité.
Carnet de bord déguisé d'un papa? Journal intime caché derrière la fiction? ... Ce livre est plein de pères qui sont tous un peu moi."

Avec Apprendre à marcher aux enfants, un recueil de quinze fictions à la fois sensibles et lucides, pleines d'humour et d'invention, Mikaël Ollivier nous livre quinze portraits de pères, quinze figures d'hommes d'aujourd'hui. 


J'étais impatiente de découvrir ce livre après avoir lu le résumé. Je lis de plus en plus de nouvelles et le thème de la paternité a piqué ma curiosité. Pour cause, moi, avec mon point de vue féminin, mes sentiments féminins, ma relation en tant que maman avec mes filles, moi, femme, j'avais envie enfin de découvrir le point de vue d'un homme. En l'occurrence, dans ce recueil, il s'agit de quinze hommes.

Quinze hommes donc, avec quinze histoires différentes, de la naissance du premier enfant au départ du domicile familial. Des sentiments forts d'amour des pères pour leurs enfants, pas toujours ou peu exprimés... L'amour est dit parfois dit autrement, à travers des situations, des moments partagés. De la joie de la naissance à la douleur des papas divorcés, beaucoup de cas de figures sont évoqués parmi ces nouvelles. Le couple conjugal est souvent mis en avant également : changement du regard de l'homme envers sa femme, ambivalence des sentiments, choix raisonnés...

Une agréable lecture même si pour une femme, ce livre peut mettre mal à l'aise parfois ou être culpabilisant. En tous cas, j'en ai apprécié l'humour et le vécu qu'y s'en dégage. Même si ce sont des fictions, ces histoires sont pleines de lucidité, de vérités qu'on préférerait se cacher. Tous parents, tous différents ? Oui ... mais non, pas tant que ça. On a tellement de choses en commun, tous, et ce livre nous ramène à la réalité des choses, que ce soit drôle ou moins drôle.
Je ne les ai pas toutes aimées, j'ai mes préférées, ce qui est normal, mais on ne s'ennuie pas et je vous recommande ce recueil de nouvelles sans hésiter.

Merci à Babelio et aux Editions Le Passage pour cette chouette découverte.

Ma note : 4/5

samedi 13 février 2016

Pretty Girls

Catégorie 38 du Défi Lecture : Un thriller psychologique

Deux soeurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses soeurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu'elles nourrissent l'une pour l'autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. 
Deux évènements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l'assassinat du mari de Claire, et la disparition d'une adolescente.
A tant d'années de distance, ces évènements ont - ils un lien quelconque avec Julia? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante...



Claire et son mari, Paul, habitent une gigantesque maison dans un beau quartier. Ils s'aiment, ils sont heureux. Jusqu'au jour où ils sont victimes d'une agression dans une ruelle où Paul perd la vie. 
Lydia, ancienne toxicomane, a réussi à refaire sa vie "loin" de sa famille, acheter une petite maison pour elle et sa fille. Elle a trouvé le bonheur avec Rick. Jusqu'au jour où elle reçoit un sms de sa soeur, Claire. 
Les deux soeurs se retrouvent après plus de vingt ans dans des circonstances tragiques pour Claire, la mort de son mari, et heureuses pour Lydia, la mort de son beau - frère. Claire a fait d'étranges découvertes et demande l'aide de sa soeur pour des recherches qui vont les amener à d'horribles évènements ...

Je ne peux en rien dévoiler les découvertes de Claire au risque de détruire le suspense. J'ai été agréablement surprise par cette lecture. Aucune enquête policière au contraire, les policiers et le FBI sont éloignés de suite par Claire qui souhaite garder ses recherches secrètes. Ce que Claire découvre au fil des pages est de plus en plus tragique et horrible et on se demande jusqu'où iront ces atrocités. J'ai lu certaines critiques qui trouvaient justement que c'était trop, trop atroce, trop "gore". En ce qui me concerne, ce n'est pas le cas, j'ai lu bien pire. 
Une histoire vraiment bien pensée avec un réel rebondissement au milieu auquel je ne m'attendais pas. Des personnages aux caractères bien trempés qui restent crédibles jusqu'au bout et des surprises tout au long du roman. 
Il mérite amplement sa catégorie de thriller psychologique : un psychopathe, des tortures physiques et psychologiques, de la manipulation, un rythme haletant, du suspense ...
Bref, j'ai beaucoup aimé.

Merci à Babelio et aux Editions Mosaïc pour la découverte de cette auteure. 

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (517 pages)



et du challenge Polar et Thriller




mardi 9 février 2016

Persuasion

Nouvelle lecture pour le Défi Lecture 2016 .

Catégorie 57 : Un livre écrit il y a très longtemps

La très jeune Anne Elliot s'est laissé persuader de rompre ses fiançailles avec Frederick Wentworth, ce dernier n'étant ni assez riche ni assez titré. Il lui faudra traverser plus de sept années de douloureuse inexistence - long automne où elle pense à jamais rester enfermée - avant qu'une seconde chance lui soit offerte.
C'est ce bonheur, inattendu et complet, survenant après qu'on l'a cru à jamais perdu, qui fait de Persuasion, dernier roman achevé de Jane Austen, en général jugé comme mélancolique, un livre au contraire profondément satisfaisant, un rêve d'accomplissement en forme de revanche sur la vie.



Anne Elliot est une jeune femme intelligente, serviable et fortement attachée aux convenances et à la bienséance. En revanche, elle est terriblement malheureuse d'avoir laissé filer le grand amour même si elle n'en montre rien. 
Alors que son père et sa soeur aînée déménagent pour Bath, Anne passe quelques mois chez son autre soeur, Mary, à Uppercross, non loin de Kellynch, la demeure familiale. C'est là qu'elle revoit, 7 ans après, son ancien fiancé, Frederick Wentworth. Celui - ci n'ayant nullement changé mis à part sa fortune devenue beaucoup plus conséquente, est le bienvenu dans la famille d'Uppercross où les deux jeunes belles - soeurs de Mary se laissent volontiers courtiser par ce bel homme.
Anne tente de faire au mieux pour éviter de le rencontrer et quand elle ne peut y échapper, celui - ci fait preuve d'une extrême indifférence à son égard. Les sentiments d'Anne sont mis à rude épreuve alors qu'elle tente de se persuader qu'elle n'éprouve plus rien pour le capitaine Wentworth.

Lire Jane Austen, c'est embarquer pour un autre monde. C'est se promener dans la campagne, gravir des collines, s'asseoir sous un pommier. C'est se tenir droite pendant un dîner et avoir un sens aigu de la politesse et de la bienséance.
C'est aussi embarquer dans un autre monde de mots : un langage très soutenu, de longues phrases dans lesquelles on pourrait sans doute se perdre parfois...mais une langue riche et tellement belle que l'on s'en délecte.
Quand bien même on se sentirait loin de "ce monde là", les sentiments eux sont universels...

Pourquoi Anne s'est - elle laissée persuader de rompre ses fiancailles au risque d'être malheureuse pour le reste de ses jours. Parce que ce mariage aurait été un déshonneur pour sa famille pour qui le plus important ce sont les apparences. Mais alors, comment, 7 ans après, enfouir ses sentiments au plus profond d'elle - même? Il y avait bien une solution : l'arrivée d'un autre gentelman, qui plus est cousin de la famille, aimable et courtois qui ne cache pas son désir de se rapprocher d'Anne. Le capitaine Wentworth va - t- il réagir à ce rapprochement soudain ou au contraire courtiser Louisa ou Henrietta, une des belles - soeurs de Mary?

Anne se démarque de sa famille par son intelligence, sa bonté et même si elle est respectueuse des convenances, sa priorité n'est pas de se montrer en bonne compagnie mais bien de s'entourer des personnes les plus intéressantes afin de pouvoir prendre plaisir à la conversation.

Un bien joli roman dont on apprécie particulièrement le dénouement. Malgré un début un peu long, les évènements s'enchaînent ensuite assez vite et je ne cachais pas mon impatience de découvrir le fin mot de l'histoire.
Je me suis enfermée dans ma petite bulle : ce roman était comme un moment suspendu. J'étais complètement ailleurs, dans un autre espace - temps, dans un pays étranger qui me paraissait pourtant familier et tellement romantique... Un petit moment délicieux.

Ma note : 5/5


Ce roman participe également au Challenge A year in England


mercredi 20 janvier 2016

Les petits secrets d'Emma

Deuxième livre lu dans le cadre du Défi Lecture 2016.

Catégorie 58 : Un livre de Chick - Lit

Ce n'est pas qu'Emma soit menteuse, c'est plutôt qu'elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Elle déteste sa cousine Kerry. Et avec son petit ami Connor, au lit, c'est pas franchement l'extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l'avouer.
Mourir? Justement! Lors d'un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit bien voir sa dernière heure arriver. Prise de panique, elle déballe tout au séduisant inconnu assis à côté d'elle. Tout et plus encore. Sans savoir que l'inconnu en question n'est autre que son PDG.
Passé le soulagement d'avoir survécu à ce vol infernal, Emma réalise qu'elle vient de se mettre dans une situation pour le moins embarrassante.


De retour d'une réunion professionnelle, Emma se retrouve surclassée dans l'avion qui la ramène à Londres, grâce à la générosité d'une hôtesse de l'air. Croyant que sa dernière heure était arrivée, en vue des turbulences dans lesquelles se trouve pris l'avion, elle raconte sa vie à son voisin de siège. 
Arrivée le lendemain au bureau, bien vivante, elle s'aperçoit que ce fameux voisin est le PDG de l'entreprise pour laquelle elle travaille. Mais loin de lui causer du tourment, Jack de son petit nom, lui manifeste au contraire un réel intérêt. 

Les petits secrets d'Emma n'ont rien de méchant, ce sont juste des petits mensonges de rien du tout, même si cela l"oblige à porter un string trop petit! Ces petits secrets l'amènent malgré elle à des situations cocasses qui ne peuvent nous empêcher de sourire.
Emma est une femme attachante qui pourrait être une bonne copine. Comme nous, elle a quelques soucis avec son compte en banque, comme nous, elle aimerait avoir un boulot un peu plus important. Enfin cela, ce serait surtout pour rabattre le clapet de sa cousine qui se la pète (et aussi faire la fierté de ses parents).

C'est une héroïne drôle (bien malgré elle) et sympathique qui a une vie (à peu près) comme tout le monde, ce qui pourrait, pour certains, être dénué d'intérêt, comme sa cousine Kerry justement. C'est donc une héroïne proche de nous mais suffisamment loin tout de même pour rester un personnage de fiction (à moins que vous ne connaissiez quelqu'un comme elle ^^). 

Ce roman m'a fait passer un bon moment (malgré une page à demi - arrachée et des omissions et rajouts de mots). C'est une très bonne comédie qui m'a fait beaucoup rire (c'est le principe d'une comédie après tout). Parfois, cela fait du bien un peu de légèreté !Bien évidemment, il n'y a aucun suspense, on sait comment cela va se terminer mais qu'importe! L'écriture légère et drôle de Sophie Kinsella nous transporte gaiement dans la petite vie d'Emma. 

Ma note : 4/5 dans son genre.

Lu également dans le cadre du Challenge A year in England




samedi 16 janvier 2016

La sixième

Premier livre lu dans le cadre du Défi Lecture 2016.

Catégorie 1 :
  1. Un livre ou une bande-dessinée que vous avez adoré étant ado

C'est officiel. Margot tient la lettre entre ses mains. Elle est admise en sixième au collège du Parc des Grands Pins. Enfin elle sera lycéenne, elle sera grande.
D'abord les préparatifs. Il faut acheter le carnet de correspondance, se munir de photos d'identité, il faut des photocopies des certificats de vaccination. Enfin elle doit décider comment s'habiller pour ce premier jour. Sa soeur aînée est catégorique :jean et surtout pas de cartable!
Le premier jour arrive. Tout le monde a un cartable et beaucoup de filles sont habillées en jupe! Malgré cette déconvenue, Margot se retrouve dûment intégrée dans une classe et comme elle est pleine de bonne volonté et qu'elle rêve d'être populaire, elle est volontaire pour être déléguée de classe provisoire. 
Margot est consciencieuse, bonne élève, habitée par plein de bonnes intentions. Elle va devenir déléguée élue par la classe, et elle veut être responsable. Elle veut que sa classe chahuteuse et plutôt nulle devienne une classe exemplaire. Alors elle organise, elle entreprend. Mais rien ne marche comme prévu et les dépenses d'énergie se retournent souvent contre elle. 
Alors elle tempère. Un voyage à Rome de toutes les sixièmes renforce des amitiés. Puis une grève des profs providentielle fait vivre une belle journée à la sixième de Margot. Une journée où tous ensemble ils vivent à leur goût. 


Je me souviens l'avoir lu plusieurs fois adolescente. Je l'adorais.

Ce roman jeunesse raconte l'année de sixième de Margot. Entre empressement et appréhension, Margot est très excitée à l'idée de devenir enfin une "grande". Mais le jour de la rentrée, Margot est un peu déçue, elle est dans une classe loin d'être qualifiée d'ambitieuse.
Ce roman est toujours agréable à lire mais pour de jeunes lecteurs de notre époque, il paraîtra sans aucun doute assez vieux. Non mais c'est quoi des "cabines téléphoniques"? Allô quoi!
Margot est une gentille fille, loin d'elle l'idée de faire des bêtises. Sa seule préoccupation est d'obtenir de bons résultats, ce qui n'est pas forcément la meilleure qualité pour se faire des amis. A toute époque, c'est carrément mal vu d'être une "fayote". Entre parenthèses, ce comportement me rend dingue. Ainsi, malgré l'ancienneté du livre, les comportements et sentiments de ces adolescents en devenir n'ont pas changés à ce point.
C'est aussi le moment des premiers émois même si Margot est loin de se préoccuper des garçons. Danser un slow? Embrasser un garçon? Beurk. De toutes façons, elle a bien autre chose à penser : ses cours et remonter le niveau de sa classe. Même les copines sont reléguées au second plan.
Je trouve que ça représente assez bien ce que devrait être un "pré - ado"  même si de nos jours, les enfants de cet âge grandissent trop vite. Un lecteur de sixième maintenant ne trouvera peut - être plus son compte avec ce livre et c'est bien dommage. En ce qui me concerne, il me représentait tout à fait bien, c'est sans doute pour cela que je l'aimais tant.
J'aime beaucoup l'écriture du Susie Morgenstern, une excellente romancière jeunesse.

Ma note : 4/5

Un autre roman de Susie Morgenstern : voir ici.

lundi 11 janvier 2016

Son carnet rouge

Le fruit est - il plus savoureux lorsqu'il est défendu? L'interdit est - il synonyme de plaisir? De la duperie démasquée à la vengeance machiavélique, Tatiana de Rosnay revisite les amours illégitimes et envisage tous les scénarios - tantôt tragiques, tantôt cocasses - avec une légèreté teintée de sarcasme, jusqu'à une chute toujours croustillante, parfois glaçante. Un jouissif "déshabillage" du délit conjugal, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.


J'avais dû voir ce livre passer sur le net ... je l'ai vu à la médiathèque, je l'ai pris... sans savoir de quoi ça parlait ni rien.

C'est donc un recueil de nouvelles avec pour thème : l'infidélité.
En somme, pas du tout mon truc. Je suis mal à l'aise avec toutes les histoires qui parlent d'adultère. Je n'aime pas ça.

Ceci dit, j'ai tout de même apprécié ma lecture.
Toutes les histoires sont très différentes même si c'est souvent la femme qui est trompée. Parfois elles découvrent la trahison, souvent de manière assez brutale et atroce, parfois elles n'en savent rien. Parfois elles ont soif de vengeance mais la vengeance ne passe pas forcément par un passage à l'acte identique. La vengeance des femmes est nettement plus cruelle. Parfois, elles s'en vont. 
Ce qu'on aime dans ces histoires, c'est que ce n'est pas la nôtre. Enfin, on espère. Parce que ce livre est capable de nous faire douter de notre propre couple, ne serait - ce qu'un tout petit peu. Car si l'on en croit tous ces personnages et toutes ces nouvelles, l'infidélité serait dans toutes les maisons...
Retenons que ce ne sont que des personnages fictifs et que ce sont des récits inventés au risque de tomber dans la paranoïa. 

Même si parfois elles étaient prévisibles, les chutes arrivaient à point nommé, tantôt de manière brutale et même comique, tantôt brusques et douces à la fois. 

Ma note : 4/5

jeudi 7 janvier 2016

Elle & Lui

Un site de rencontres les a réunis. Ils ne sont pas devenus amants, mais amis. Et ils comptent bien en rester là...
Elle est actrice. Lui écrivain. Elle s'appelle Mia. Lui Paul.
Elle est anglaise. Lui américain. 
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais. 
Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment. 
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas. 
Elle se sent seule. Lui aussi. 
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses. 
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus. 


Un Marc Lévy, ça fait longtemps ... si longtemps que je crois n'en avoir chroniqué aucun sur le blog. Mais ça fait du bien. 

Mia est une actrice connue en Angleterre qui a tout pour être heureuse sauf que son compagnon de scène et de vie la trompe. Elle veut changer de vie ou au moins faire le point : elle part à Paris chez son amie Daisy, qui tient un restaurant à Montmartre.
Paul est écrivain. Ayant connu le succès aux Etats - Unis, il s'enfuit à Paris, trop pudique pour la vie mondaine. Il y reste et continue d'écrire dans son appartement parisien.
Ils se rencontrent dans un restaurant par l'intermédiaire d'un site de rencontres. Il souhaitent être amis.

Oui, ça fait du bien ce genre de livres. Des personnages intelligents et sensibles. Un peu d'humour parsemé entre les pages. Des petites intrigues qui donnent un peu de pep's. Un peu de tendresse et de romantisme. Une histoire qui finit bien. 

Ben oui, on sait que ça va bien se terminer (comment en serait - il autrement?). On sait d'ailleurs tous comment cela va se terminer (et comment en serait - il autrement?). Mais on aime bien quand même. 

On aime bien parce qu'à un moment où un autre, on aime bien que ça finisse bien. On aime bien lire un peu de joie et de bonheur. Parce qu'à un moment donné, on a tous besoin d'espoir. 

Marc Lévy nous fait du bien. Voilà...

Et sinon, pour info, on retrouve les personnages de "Et si c'était vrai". Mais si cela n'avait pas été écrit, je ne l'aurai pas deviné (j'avais bien dit que ça faisait longtemps...). 

Ma note : 4/5

L'avis de Maryline : Ici

mercredi 6 janvier 2016

La page blanche

Une jeune femme se réveille dans Paris. Elle ne se souvient ni de son nom, ni de ce qui l'a amenée là. Son passé a disparu.


Eloïse est sur un banc. Elle ne sait pas ce qu'elle fait là, elle ne sait pas comment elle s'appelle ni où elle habite. Quand elle trouve l'appartement de celle qu'elle est sensée être, elle ne reconnaît rien ... Toute sa mémoire a disparu. 
Eloïse va tenter de retrouver sa vie, son identité ... mais qui est - elle vraiment? 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'ai adoré! Tout ! 

L'histoire : comme Eloïse, on peut s'imaginer tout et n'importe quoi de l'Alzheimer précoce au kidnapping extraterrestre... Mais finalement, la question n'est pas tant de savoir comment elle en est arrivée là (même si au fond on n'aimerait une explication peut - être plus terre - à - terre) mais tout le chemin qu'elle va parcourir psychiquement en découvrant la femme qu'elle était avant de perdre la mémoire. Le scénario est incroyablement bien construit, avec beaucoup d'humour, dans l'écriture et dans les illustrations.

Les dessins et les couleurs : j'ai adoré les illustrations de Pénélope Bagieu. C'est un plaisir pour les yeux et ça donne vraiment envie de le lire et de le contempler. Les couleurs plantent le décor, les expressions sont tellement bien représentées que ça se passe souvent de mots. Je suis désolée, je ne suis pas très douée pour commenter les dessins, ce n'est pas mon fort. Ils sont plutôt "simples" (une simplicité très travaillée évidemment), sans trop de détails mais tout est là juste comme il faut. 

Et puis le dénouement : évidemment je ne peux rien dire mais je ne m'attendais pas du tout à ça! Cela donne encore plus de force à ce joli roman graphique que je n'oublierai pas. 

Ce fut un vrai plaisir de lecture qui a malheureusement été beaucoup trop court! 

Un grand coup de coeur

Ma note : 5/5

Bye Bye

Bonjour à tous et à toutes! Et Bonne année 2019! Si vous souhaitez continuer à suivre mes lectures, je vous donne le lien de mon nouveau...