jeudi 4 octobre 2018

Manderley Forever

"J'ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley." C'est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l'écran par Alfred Hitchcock. Depuis l'âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d'avoir la vie lisse d'une mère de famille, qu'elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l'oeuvre torturée reflétait les tourments.
Retrouvant l'écriture ardente qui fit le succès d'Elle s'appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d'exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s'aventure dans les vieux manoirs chargés d'histoire qu'elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de coeur, ses amours secrètes.
Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n'est pas un objet à posséder mais un état d'âme.


Ce livre m'attendait depuis un moment dans ma PAL, il attendait son heure...

Comme la plupart des gens, j'ai lu et aimé Rebecca. Et peut-être, comme moi, certains n'auront lu que ce roman de Daphné Du Maurier. Pourtant, elle en a écrit plein d'autres, même si Rebecca reste sans conteste son plus grand succès. Un succès qui lui causera finalement du tort lui avait-on dit un jour. Sur le moment, elle n'a pas compris avant de se rendre compte à la sortie du roman suivant, qu'elle était attendue au tournant.

Tatiana de Rosnay se rend sur les lieux de l'enfance de Daphné, à Londres, où elle vivait avec ses parents, Muriel et Gérald et ses deux soeurs, Angela et Jeanne. Une enfance heureuse mais au cours de laquelle, elle se découvre déjà différente des autres. Malgré les apparences, qu'elle doit à tout prix conserver face au monde, de par son éducation, elle et son père savent que Daphné possède ce petit quelque chose en plus par rapport aux autres. Daphné sera la préférée de son père mais c'est aussi avec elle qu'il sera le plus tyrannique.

On se plonge dans la vie et les tourments de Daphné de Maurier avec passion et envie. Sa frénésie d'écriture nous embarque dans la lecture, plus elle avance dans ses écrits, plus on avance dans la lecture. Elle pourrait parfois paraître cruelle, d'ailleurs plusieurs de ses proches lui ont reproché son "indifférence", mais on ne peut que la comprendre. Les personnages n'attendent pas, ils vivent là maintenant sous sa plume, après il sera trop tard...

Pour Daphné, rien ne compte plus que les lieux. Les maisons qu'elle habite sont des personnages à part entière, elles vivent, elles ont une âme. Et quel insupportable tragédie que de quitter alors son manoir, un jour, alors même qu'elle savait qu'il faudrait bien s'en aller... Des lieux superbement décrits par Tatiana de Rosnay, qu'on aimerait visiter.

Cette "biographie" pas comme les autres (à vrai dire je n'en sais rien, je n'en ai jamais lu!) se savoure comme un petit pain à la cannelle (que je n'ai jamais mangé non plus). Pour ne rien gâcher, le roman est complété par des photos illustrant la vie de la célèbre romancière.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (436 pages)

mercredi 3 octobre 2018

À la lumière du petit matin

À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher...Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre? 



Agnès Martin-Lugand est sans nul doute une de mes auteures préférées (excusez moi je déteste le mot autrice il me fait mal aux oreilles) dont je ne peux m'empêcher d'acheter les livres. Comme d'habitude, je ne lis pas la quatrième, je me laisse découvrir le roman. 
J'aime bien Hortense. Sa vie, c'est la danse et son amoureux, Aymeric. Lorsque l'on connaît les circonstances de leur rencontre, on l'aime bien aussi nous, Aymeric. Et puis peu à peu, on l'aime de moins en moins. Il devient insipide et même révoltant. Il devient l'homme à fuir!
Hortense voit sa vie changer d'un coup d'un seul après sa chute qui l'empêche de danser. Elle décide alors de prendre quelques "vacances" dans sa région natale, là où elle a encore son amie d'enfance et loin d'Aymeric! Rien de tel qu'un retour aux sources. Hortense va découvrir réellement ce qu'elle veut dans sa vie. 

J'aime toujours autant le style de l'écriture et sa façon de "raconter la vie" des gens. L'utilisation de la première personne nous fait ressentir d'autant plus les sentiments d'Hortense et renforce notre capacité d'identification. Le changement de décor, de Paris à la Provence, est bénéfique autant pour l'héroïne que pour le lecteur. On assiste à son changement de vie "en direct" et on prendrait bien un petit verre de vin sur la terrasse avec elle. 
Le seul bémol, c'est le nouvel "ouvrier" qui arrive dans le décor, comme ça, par accident. On le voit venir à des kilomètres! Mais pour contrebalancer, le mystère qui plane autour de lui donne un peu de suspense. 
On ressent également un très fort contraste entre la vie parisienne et la vie provençale. Même si c'est vrai, on ne mène pas la même vie à Paris et en Province, j'ai comme l'impression d'un "trop". Le Paris trop bling-bling vs la simplicité de la vie à la campagne, les amis parisiens trop superficiels vs les meilleurs amis d'enfance trop supers sympas... Bon, vous avez compris...

N'empêche, encore un régal de lecture. Même si son premier roman reste encore mon préféré! 

lundi 17 septembre 2018

Agatha Raisin T1: La quiche fatale

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Cotswolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire.
Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité: elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution: mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.



Quand Agatha arrive dans le joli cottage qu'elle vient d'acquérir, loin des tumultes de la vie londonienne et de son boulot chronophage, elle se demande bien ce qu'elle vient faire là. Les gens du village lui adressent à peine la parole, sa voisine est une vieille mégère et il n'y a strictement rien à y faire.  
Alors, pour s'occuper et gagner l'attention des villageois, elle s'inscrit au concours de cuisine. Sauf qu'elle ne sait absolument pas cuisiner! Mais ce n'est pas grave, elle connaît un excellent traiteur qui lui fera une merveilleuse quiche et ni vu ni connu!
Malheureusement, sa quiche n'a pas gagné et Mr Cummings-Browne, celui qui a goûté la quiche, est retrouvé mort. En cela, elle a effectivement gagné l'attention des villageois et de Bill Wong, membre de la police, car la quiche était réellement empoisonnée. 
Agatha sait bien qu'elle n'a pas empoisonné la quiche mais qui aurait pu faire une chose pareille? Qui souhaitait la mort de Cummings-Browne? Il faut absolument qu'elle le découvre même si pour cela, elle met sa vie en danger. 

J'ai tellement entendu parler des enquêtes d'Agatha Raisin qu'il fallait que je me rends compte par moi-même. 
Il faut dire que ça change des policiers que j'ai l'habitude de lire. Agatha n'est pas de la police, ni même détective privée et elle a, comment dire, pas vraiment le profil idéal. La femme à la retraite qui cherche à occuper ses journées, certes, d'une drôle de façon, ça passe plutôt bien. L'environnement aussi, il sort des habituelles capitales polluées, remplies de quartiers sombres aux individus louches. On est dans un typique village anglais, fleuri, où il fait bon vivre. Et j'adore les villages typiquement anglais, fleuris et où il fait bon vivre. 
Nous voilà quand même en face d'une véritable enquête où tous les habitants que nous rencontrons deviennent suspects. Au fur et à mesure qu'Agatha progresse vers la vérité, les choses s'accélèrent. Le coupable ne veut visiblement pas être démasqué et la vie d'Agatha est en danger. 

Un policier qui allie suspense, british attitude et humour, voilà de quoi passer un agréable moment. Je reste quant à moi, résolument plus fan des atmosphères bien noires. 


lundi 10 septembre 2018

Le secret du mari

Jamais Cécilia n'aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari: "À n'ouvrir qu'après ma mort". Quelle décision prendre? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie?
Tous les maris- et toutes les femmes- ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.
Best-seller aux États-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d'humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d'une empreinte durable.


Il y a cette lettre, trouvée par Cecilia, par hasard: une lettre qui va bouleverser le reste de sa vie. Dans cette lettre, John-Paul avoue un secret qui le ronge depuis des années...
Il y a Tess, qui apprend que son mari est amoureux de sa cousine et meilleure amie...Elle part avec son fils quelques jours chez sa mère, non loin de chez Cecilia et John-Paul.
Il y a Rachel, dévastée par la mort de sa fille il y a de cela bien longtemps...assassinée dans un parc. Aucun indice concernant le tueur mais Rachel en est certaine: c'est Connor, le prof de sport, celui qu'elle côtoie tous les jours au travail.

Trois femmes aussi différentes les unes que les autres, trois femmes dont les destins vont se croiser pour faire un roman captivant. J'adore les secrets et c'est encore meilleur quand il sont dévoilés. On connaît l'assassin de Janie (la fille de Rachel) assez "rapidement", le sujet du roman n'étant pas l'enquête mais comment l'avouer.
Un roman de vie avec des personnages attachants, que ce soit Cynthia, la mère de famille parfaite, Tess, la femme trompée ou Rachel, la grand-mère abattue. Bien sûr, on déteste Felicity, celle qui a "pris" le mari.

J'ai passé un excellent moment avec ce livre et j'espère pouvoir encore lire cette auteure que je ne connaissais pas.

L'avez-vous lu?

mercredi 4 juillet 2018

Un papillon sous la neige

À Boston, Nina, une ancienne étoile du Bolchoï surnommée Papillon, met aux enchères ses précieux bijoux, emportés lors de son exil. C'est alors que Grigori, un homme d'origine russe, la contacte pour lui poser la plus incroyable des questions: est-il l'enfant qu'elle aurait abandonné? Chassé par la danseuse, Grigori, bien décidé à découvrir la vérité, va fouiller dans la vie de Papillon en Russie, un passé fait d'énigmes et de secrets.
Pourquoi s'est - elle enfuie de son pays? Quel est le mystère qui entoure la mort de son mari Viktor? En levant peu à peu le voile sur ce terrible destin, Grigori apprendra que la réalité se cache toujours là où on ne l'attend pas...



Les personnages (non exhaustifs):
- "aujourd'hui": Grigori, Drew, Nina, Cynthia, Zoltan
- "du passé": Nina plus jeune, Viktor, Vera, Gersh, Zoïa, Polina

Tout commence par le lot n°7: des boucles d'oreilles en diamants...
Et puis, nous avons le droit à un lot de bijoux décrit avant chaque chapitre (à vrai dire, j'en avais marre et à la fin je ne les lisais plus). 
Ceci dit, c'est tout à fait logique et même plutôt une bonne idée puisque l'histoire précise que Nina Revskaïa met ses bijoux aux enchères. Seulement, c'est tellement insipide...

Bref, comme le dit la quatrième de couverture, Grigori veut connaître son histoire...seulement Nina n'a aucune envie de remuer le passé et l'envoie bouler...Mais nous, lecteurs, nous plongeons dans le passé de la danseuse en Russie, ce sont d'ailleurs les meilleurs moments du roman.

Dans le passé de Nina, il y a Viktor, son mari poète; Vera, sa meilleure amie, danseuse elle aussi; Gersh, le meilleur ami de Viktor, qui est musicien et contre le gouvernement russe; il y a aussi quelques personnages secondaires comme Polina, une danseuse du Bolchoï et Zoïa, amoureuse de Gersh qui toutes deux ont un rôle à jouer dans l'histoire. Cette histoire, je ne peux la raconter sans spoiler donc je vais m'abstenir. Toujours est-il que nous entrons dans le monde "merveilleux" du Bolchoï. Oui, je mets le mot merveilleux entre guillemets car il s'agit plutôt d'un univers qui fait rêver en général: le grand théâtre du Bolchoï, les tutus, la danse, le lac des cygnes...Mais tout ça sous la dictature de Staline qui utilise l'art comme propagande de la politique russe. Les artistes doivent servir et glorifier Staline! Seulement Gersh n'est pas de cet avis. C'est ici qu'intervient Zoïa, celle qui va lui permettre, peut-être, de ne pas se faire arrêter.

Dans les autres pages de ce roman, il s'agit essentiellement de construire le roman autour de Grigori et Drew, cette jeune femme qui s'occupe de la vente aux enchères. C'est un moyen de pouvoir intégrer les pages du passé.

Il s'agit d'un roman qui se lit plutôt bien mais il ne m'a pas autant touchée que ce que j'imaginais. Moi qui adore l'Histoire russe et le monde de la danse, je m'attendais à être un peu plus transportée. Il n'est pas mauvais...il n'est pas non plus sensationnel. 


Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (579 pages)




vendredi 22 juin 2018

La petite boulangerie du bout du monde

Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro?
Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori: préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues - avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands- en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie...


Un roman feel good, c'est comme ça qu'on dit, non?
J'aime bien de temps en temps lire ce genre de roman, sans prise de tête...où tu te dis "tout est possible" et où tu sais qu'il y aura un happy end. Mais souvent, je suis frustrée. Car tout est tellement prévisible.
Mais bon, je l'aime bien Polly, ça aurait pu être une bonne copine. Le problème, c'est qu'elle n'a que des qualités (ou presque) alors finalement elle est peut-être un peu énervante, ce serait peut-être pas ma copine en fait...Hum, je sens cette chronique très instructive...
Polly débarque sur une île pour changer de vie...déjà ça, ça me plaisait parce que j'aime les îliens (mon mari est un îlien en fait...). Elle rencontre des pêcheurs un peu bourrus mais très gentils (et très clichés aussi), une gentil vétérinaire et une propriétaire vraiment très désagréable. Sinon, on a l'impression qu'il n'y a personne d'autre qui vit ici! Et puis bien sûr, elle rencontre également Huckle, un apiculteur américain (on le voit tout de suite venir celui-là).
Et puis, on entend parler de son ex complètement paumé et de sa copine excentrique et perchée.
Et puis, il y a Neil avec qui elle va vivre une véritable histoire d'amour. Neil, un oiseau.
Pour s'occuper sur cette île, elle cuisine ou plutôt elle boulange...elle adore ça depuis toujours. Oh et puis, c'est marrant, elle a emménagé au-dessus d'une ancienne boulangerie et puis oh, hasard, la boulangerie de l'île est vraiment dégueulasse. Je dis ça, je dis rien...

Et bien oui, comme je le disais, c'est super prévisible tout ça. Mais bon, c'est une histoire très sympathique à lire, parfaite pour les vacances! Et puis, à la fin, vous trouverez quelques recettes à réaliser car après avoir lu ce roman, vous n'aurez qu'une envie: cuisiner!
Allez, je vais aller faire du pain moi...

jeudi 21 juin 2018

Les ombres de Rutherford Park

Pour la famille Cavendish, Rutherford Park est bien plus qu'une propriété. C'est un mode de vie régi par des règles strictes, des réceptions somptueuses...mais aussi par des désirs inexprimés et des non-dits.
Octavia Cavendish, la maîtresse de maison, vit comme un oiseau dans une cage dorée. Son mari William a fait fructifier la fortune de la famille, mais il étouffe dans son rôle. Quant à Harry, leur fils, il ne rêve que de participer à l'aventure de l'aviation naissante plutôt que de suivre sagement les traces de son père.
La veille de Noël 1913, le monde bien rangé de Rutherford Park se fissure. Octavia découvre que son mari dissimule un lourd secret depuis des années. Et puis, il y a Emily, une femme de chambre, qui est sur le point de faire éclater un scandale qui risque de ruiner la famille...


Ah la campagne anglaise! Ces livres sont mes préférés quelle que soit l'intrigue d'ailleurs. Encore plus lorsqu'il s'agit de la période victorienne. Ce n'est pas le cas ici puisque nous sommes juste avant la première guerre mondiale, à l'heure où les anglais ne s'imaginent pas une seule seconde que leur pays entrera vraiment en guerre.

Octavia. C'est un joli prénom, enfin moi j'aime bien. Octavia est une personne triste à l'intérieur. Elle regrette les premières années d'amour avec son mari William. Cet homme qu'elle a aimé et avec qui elle croyait avoir une vie heureuse...elle ne le reconnaît plus. Seuls compte la gestion du domaine et les convenances. On en revient toujours au même: les apparences. Mais qu'y a-t-il de mal à marcher nus-pieds dans l'herbe?

Octavia a un secret. Qui est aussi celui de son fils. Son fils Harry, qui mène une vie dévergondée depuis la mort de celle qu'il aimait et du mépris de son père.
William aussi a un secret, dévoilé au grand jour malgré lui.
Désormais, il faut vivre avec. Octavia réussira-t-elle à surmonter cette douloureuse épreuve?

Il n'y a rien d'exceptionnel dans ce roman. Que du basique si j'ose dire! Des secrets de famille, une immense propriété anglaise, des bals de débutante, des bâtards, des hommes et des femmes qui veulent briser les convenances et vivre enfin comme ils le désirent. Oui vraiment, rien d'exceptionnel.
Mais j'aime. C'est une chose qui ne s'explique pas, l'amour. De l'Angleterre, des robes et des dîners chics, des histoires d'amour entre gens de toutes classes sociales, de la rencontre entre deux beaux jeunes gens, de l'amour impossible...
Oui j'aime tout ça.
Alors ce livre, je l'aime aussi.

C'était ma chronique gnangnan.

Bonne journée!

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois
446 pages format moyen. 


Extrait p271:
"Elle aurait voulu que Rutherford lui offre ce qu'elle désirait par-dessus tout: la liberté, la possibilité de choisir, de créer ou de commander, et non le fardeau des traditions et un mari qui s'accrochait à son prestige. Elle avait rapidement appris ce que serait son rôle: renforcer la maison, les Cavendish, la famille. Devenir une Beckforth, dans son coeur et dans son âme. "Calmée". Sa bouche se tordit légèrement au souvenir de ce compliment. La tranquillité et l'ordre. William n'aspirait à rien d'autre. Surtout ne pas bousculer le statut quo." 

Manderley Forever

"J'ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley." C'est par cette phrase que commence Rebecca , le roman de Dap...