mardi 27 novembre 2018

Selfies

Nouveau défi pour le département V de la police de Copenhague, en charge des affaires non résolues: un "serial" chauffard dont les victimes sont des femmes jeunes, jolies et...pauvres.
Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d'une chose: devenir des stars de reality show. Sans imaginer un instant qu'elles sont la cible d'une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une. 
L'inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Morck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s'il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus indispensable que jamais, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé...



J'ai mis du temps avant de le sortir de ma PAL car je m'étais plus ou moins lassée des enquêtes du Département V. Je pense avoir bien fait d'attendre...Carl, Assad et Rose n'ont pas changé et pour le coup, j'étais contente de les retrouver. 

Rose n'est pas revenue travailler. Ses collègues s'inquiètent... Elle a demandé à être de nouveau internée, elle est à bout. Avec l'aide des soeurs de Rose, Carl et Assad vont tenter d'en savoir plus sur ce qui lui arrive. 
Pendant ce temps, Anneline, qui travaille dans l'administration des affaires sociales, en a marre de voir toute la journée une bande de petites pestes qui profitent du système. Après avoir appris qu'elle était malade, atteinte d'un cancer, elle "pète les plombs" et décide d'éliminer toutes celles qui ruinent le Danemark. 
Denise, Michelle et Jasmine sont jeunes et jolies et n'ont pas un sou...Elles survivent comme elles peuvent, notamment grâce aux aides sociales. Elles rêvent de devenir riches et célèbres et sont pleines d'idées! 

Une enquête consacrée aux femmes donc...entre cinglées vraiment syphonnées, cinglées pardonnées et cinglées attachantes. 
Ce que je préfère dans ces enquêtes, c'est la relation qui unie les personnages que l'on retrouve depuis le début. J'aime beaucoup suivre les personnages au fil des enquêtes. Par-contre, je n'ai toujours pas eu ce que je voulais c'est-à-dire en savoir plus sur Assad. En revanche, on en apprend plus sur Rose. Son histoire est très bien imbriquée dans l'enquête même si on pourrait trouver cela gros, je trouve que ça passe très bien et que ça pimente encore plus l'enquête. 

Les affaires sociales, un point qui nous parle, bien évidemment. Dans notre société qui part en vrille, notre pays qui part en vrille et des gens qui pensent n'importe comment...Nous comprenons parfaitement le point de vue d'Anneline: ces filles qui "profitent" du système. On le comprend parce que l'on sait et peut-être, sûrement même, que l'on connaît des personnes qui pensent cela aussi. Mais on n'est pas là pour polémiquer...Il reste que le sujet est plutôt bien choisi et la question est: doit-on vraiment en arriver là pour faire des économies! (En fait, c'est pas une question évidemment!). 

Bref, j'ai été plutôt séduite par cette nouvelle enquête malgré ma déception concernant Assad (toujours): Mais qui est Assad? 

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (619 pages)




jeudi 15 novembre 2018

La vérité sur l'affaire Harry Québert



Alors que la série va bientôt être diffusée sur TF1, il était temps que je chronique ce livre, lu il y a déjà un petit moment!
Que de critiques ont été formulées, bonnes et mauvaises. Ce roman a eu beaucoup d'éloges mais aussi des mauvaises critiques. Autrement dit, soit on l'adore, soit on le déteste! Dans tous les cas, il a l'air de ne pas laisser indifférent. 

Personnellement, je l'ai acheté car j'en avais beaucoup entendu parlé (j'ai fait le mouton en quelque sorte ^^). Par-contre, je n'ai pas regardé de quoi cela parlait, comme souvent je me laisse la "surprise". 

À la première page, une jeune fille répondant au nom de Nola Kellergan est portée disparue.
Ensuite vient la présentation de Marcus Goldman, l'écrivain, celui qui va écrire l'histoire...
Puis l'histoire débute. Marcus est atteint du syndrome de la page blanche, il décide d'aller voir son ami et ancien professeur, Harry Québert. Par hasard, Marcus apprend qu'une certaine Nola a fait partie de la vie de son ami. 
Très vite, tout s'enchaîne: Harry est arrêté, des restes humains sont retrouvés dans sa propriété. Dès lors, Marcus va tout faire pour découvrir la vérité. 

855 pages, ce n'est pas rien alors autant ne pas s'ennuyer!
J'ai eu de la chance, j'ai adoré. ^^
J'ai été complètement embarquée dans cette histoire, dans cette petite ville au nom qui laisse rêveur Aurora...À vrai dire, j'avais un peu l'impression d'être à une autre époque. Ce livre m'a vraiment transportée ailleurs. J'ai beaucoup aimé les personnages, surtout Marcus et le sergent Gahalowood qui forment un duo assez comique. Je n'ai pas vu passer les 855 pages. 

Les mauvaises critiques, je les ai lues après. La principale étant que Dicker n'est pas un "littéraire" et que dire que c'est un écrivain est un bien grand mot et qu'il ne mérite pas tous ses prix (oui là j'y vais un peu fort mais en gros, c'est ça). 
Je ne sais pas comment on peut juger si quelqu'un est un écrivain ou pas et la question du littéraire est un éternel débat. Quoi qu'il en soit, ce roman a su trouver ses lecteurs! 

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (855 pages)

jeudi 4 octobre 2018

Manderley Forever

"J'ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley." C'est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l'écran par Alfred Hitchcock. Depuis l'âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d'avoir la vie lisse d'une mère de famille, qu'elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l'oeuvre torturée reflétait les tourments.
Retrouvant l'écriture ardente qui fit le succès d'Elle s'appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d'exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s'aventure dans les vieux manoirs chargés d'histoire qu'elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de coeur, ses amours secrètes.
Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n'est pas un objet à posséder mais un état d'âme.


Ce livre m'attendait depuis un moment dans ma PAL, il attendait son heure...

Comme la plupart des gens, j'ai lu et aimé Rebecca. Et peut-être, comme moi, certains n'auront lu que ce roman de Daphné Du Maurier. Pourtant, elle en a écrit plein d'autres, même si Rebecca reste sans conteste son plus grand succès. Un succès qui lui causera finalement du tort lui avait-on dit un jour. Sur le moment, elle n'a pas compris avant de se rendre compte à la sortie du roman suivant, qu'elle était attendue au tournant.

Tatiana de Rosnay se rend sur les lieux de l'enfance de Daphné, à Londres, où elle vivait avec ses parents, Muriel et Gérald et ses deux soeurs, Angela et Jeanne. Une enfance heureuse mais au cours de laquelle, elle se découvre déjà différente des autres. Malgré les apparences, qu'elle doit à tout prix conserver face au monde, de par son éducation, elle et son père savent que Daphné possède ce petit quelque chose en plus par rapport aux autres. Daphné sera la préférée de son père mais c'est aussi avec elle qu'il sera le plus tyrannique.

On se plonge dans la vie et les tourments de Daphné de Maurier avec passion et envie. Sa frénésie d'écriture nous embarque dans la lecture, plus elle avance dans ses écrits, plus on avance dans la lecture. Elle pourrait parfois paraître cruelle, d'ailleurs plusieurs de ses proches lui ont reproché son "indifférence", mais on ne peut que la comprendre. Les personnages n'attendent pas, ils vivent là maintenant sous sa plume, après il sera trop tard...

Pour Daphné, rien ne compte plus que les lieux. Les maisons qu'elle habite sont des personnages à part entière, elles vivent, elles ont une âme. Et quel insupportable tragédie que de quitter alors son manoir, un jour, alors même qu'elle savait qu'il faudrait bien s'en aller... Des lieux superbement décrits par Tatiana de Rosnay, qu'on aimerait visiter.

Cette "biographie" pas comme les autres (à vrai dire je n'en sais rien, je n'en ai jamais lu!) se savoure comme un petit pain à la cannelle (que je n'ai jamais mangé non plus). Pour ne rien gâcher, le roman est complété par des photos illustrant la vie de la célèbre romancière.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (436 pages)

mercredi 3 octobre 2018

À la lumière du petit matin

À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher...Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre? 



Agnès Martin-Lugand est sans nul doute une de mes auteures préférées (excusez moi je déteste le mot autrice il me fait mal aux oreilles) dont je ne peux m'empêcher d'acheter les livres. Comme d'habitude, je ne lis pas la quatrième, je me laisse découvrir le roman. 
J'aime bien Hortense. Sa vie, c'est la danse et son amoureux, Aymeric. Lorsque l'on connaît les circonstances de leur rencontre, on l'aime bien aussi nous, Aymeric. Et puis peu à peu, on l'aime de moins en moins. Il devient insipide et même révoltant. Il devient l'homme à fuir!
Hortense voit sa vie changer d'un coup d'un seul après sa chute qui l'empêche de danser. Elle décide alors de prendre quelques "vacances" dans sa région natale, là où elle a encore son amie d'enfance et loin d'Aymeric! Rien de tel qu'un retour aux sources. Hortense va découvrir réellement ce qu'elle veut dans sa vie. 

J'aime toujours autant le style de l'écriture et sa façon de "raconter la vie" des gens. L'utilisation de la première personne nous fait ressentir d'autant plus les sentiments d'Hortense et renforce notre capacité d'identification. Le changement de décor, de Paris à la Provence, est bénéfique autant pour l'héroïne que pour le lecteur. On assiste à son changement de vie "en direct" et on prendrait bien un petit verre de vin sur la terrasse avec elle. 
Le seul bémol, c'est le nouvel "ouvrier" qui arrive dans le décor, comme ça, par accident. On le voit venir à des kilomètres! Mais pour contrebalancer, le mystère qui plane autour de lui donne un peu de suspense. 
On ressent également un très fort contraste entre la vie parisienne et la vie provençale. Même si c'est vrai, on ne mène pas la même vie à Paris et en Province, j'ai comme l'impression d'un "trop". Le Paris trop bling-bling vs la simplicité de la vie à la campagne, les amis parisiens trop superficiels vs les meilleurs amis d'enfance trop supers sympas... Bon, vous avez compris...

N'empêche, encore un régal de lecture. Même si son premier roman reste encore mon préféré! 

lundi 17 septembre 2018

Agatha Raisin T1: La quiche fatale

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Cotswolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire.
Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité: elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution: mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.



Quand Agatha arrive dans le joli cottage qu'elle vient d'acquérir, loin des tumultes de la vie londonienne et de son boulot chronophage, elle se demande bien ce qu'elle vient faire là. Les gens du village lui adressent à peine la parole, sa voisine est une vieille mégère et il n'y a strictement rien à y faire.  
Alors, pour s'occuper et gagner l'attention des villageois, elle s'inscrit au concours de cuisine. Sauf qu'elle ne sait absolument pas cuisiner! Mais ce n'est pas grave, elle connaît un excellent traiteur qui lui fera une merveilleuse quiche et ni vu ni connu!
Malheureusement, sa quiche n'a pas gagné et Mr Cummings-Browne, celui qui a goûté la quiche, est retrouvé mort. En cela, elle a effectivement gagné l'attention des villageois et de Bill Wong, membre de la police, car la quiche était réellement empoisonnée. 
Agatha sait bien qu'elle n'a pas empoisonné la quiche mais qui aurait pu faire une chose pareille? Qui souhaitait la mort de Cummings-Browne? Il faut absolument qu'elle le découvre même si pour cela, elle met sa vie en danger. 

J'ai tellement entendu parler des enquêtes d'Agatha Raisin qu'il fallait que je me rends compte par moi-même. 
Il faut dire que ça change des policiers que j'ai l'habitude de lire. Agatha n'est pas de la police, ni même détective privée et elle a, comment dire, pas vraiment le profil idéal. La femme à la retraite qui cherche à occuper ses journées, certes, d'une drôle de façon, ça passe plutôt bien. L'environnement aussi, il sort des habituelles capitales polluées, remplies de quartiers sombres aux individus louches. On est dans un typique village anglais, fleuri, où il fait bon vivre. Et j'adore les villages typiquement anglais, fleuris et où il fait bon vivre. 
Nous voilà quand même en face d'une véritable enquête où tous les habitants que nous rencontrons deviennent suspects. Au fur et à mesure qu'Agatha progresse vers la vérité, les choses s'accélèrent. Le coupable ne veut visiblement pas être démasqué et la vie d'Agatha est en danger. 

Un policier qui allie suspense, british attitude et humour, voilà de quoi passer un agréable moment. Je reste quant à moi, résolument plus fan des atmosphères bien noires. 


lundi 10 septembre 2018

Le secret du mari

Jamais Cécilia n'aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari: "À n'ouvrir qu'après ma mort". Quelle décision prendre? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie?
Tous les maris- et toutes les femmes- ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.
Best-seller aux États-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d'humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d'une empreinte durable.


Il y a cette lettre, trouvée par Cecilia, par hasard: une lettre qui va bouleverser le reste de sa vie. Dans cette lettre, John-Paul avoue un secret qui le ronge depuis des années...
Il y a Tess, qui apprend que son mari est amoureux de sa cousine et meilleure amie...Elle part avec son fils quelques jours chez sa mère, non loin de chez Cecilia et John-Paul.
Il y a Rachel, dévastée par la mort de sa fille il y a de cela bien longtemps...assassinée dans un parc. Aucun indice concernant le tueur mais Rachel en est certaine: c'est Connor, le prof de sport, celui qu'elle côtoie tous les jours au travail.

Trois femmes aussi différentes les unes que les autres, trois femmes dont les destins vont se croiser pour faire un roman captivant. J'adore les secrets et c'est encore meilleur quand il sont dévoilés. On connaît l'assassin de Janie (la fille de Rachel) assez "rapidement", le sujet du roman n'étant pas l'enquête mais comment l'avouer.
Un roman de vie avec des personnages attachants, que ce soit Cynthia, la mère de famille parfaite, Tess, la femme trompée ou Rachel, la grand-mère abattue. Bien sûr, on déteste Felicity, celle qui a "pris" le mari.

J'ai passé un excellent moment avec ce livre et j'espère pouvoir encore lire cette auteure que je ne connaissais pas.

L'avez-vous lu?

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