dimanche 18 février 2018

Comme le cristal

Il y a plus de vingt ans, ils se sont embrassés. Un unique baiser dont Ada ne se souvient pas et dont Franz ne s'est jamais remis. Ils écoutaient Powerslave et Franz portait son T-shirt Iron Maiden.
Depuis, chacun a fait sa vie dans ce petit coin d'Eure-et-Loir. Ada est devenue responsable du rayon Sous-vêtements féminins d'Intermarché, Franz fabrique du miel et vit en misanthrope. La soeur de Franz, Lisette, qui se blottissait avec lui autrefois sur le canapé familial pour regarder San Ku Kaï, tient une maison d'hôtes et rédige des notices pour une agence immobilière et un pépiniériste. 
Quand un jour le canapé de leur enfance réapparaît mystérieusement, c'est signe pour Ada, Lisette et Franz qu'une nouvelle ère vient de s'ouvrir, celle du partage de sentiments. 


J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. Cela faisait longtemps que je n'y avais pas participé et je suis ravie de m'y être réinscrite. 
À vrai dire, lorsque j'ai choisi ce livre parmi la sélection, je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai lu. Je m'étais fait une représentation complètement différente de l'histoire. 
Sur la quatrième de couverture, en plus du "résumé", on peut lire: "[...] ce roman tendre et étrange. La simplicité de ses personnages, de leur vie, de leur passé, de leurs espoirs se lie admirablement avec les enjeux éperdus de l'amour". Tout ceci est vrai.
Nous ne sommes pas dans une histoire rocambolesque où il arrive mille et une péripéties. En fait, il ne se passe rien. Ils vivent leur vie et nous les suivons dans le récit d'une période de leur existence. 
La simplicité des personnages: oui dans la mesure où ce sont des gens "comme nous", qui se trouvent confrontés à des problèmes et des sentiments que nous connaissons bien. Nous pourrions vivre la même chose. 
Le personnage de Franz est sans doute le plus éloigné de notre univers. C'est un loup solitaire qui ne se prend pas la tête. Il vit dans sa petite maison sans chichis, il exerce un métier qui lui plaît, sa distraction principale est de faire du bénévolat à la SPA. A priori, il a l'air bizarre. D'ailleurs, le récit de son passé en dit long sur son état psychologique...
Lisette, la soeur de Franz, c'est le personnage sympa, c'est un peu notre copine. Sa vie est simple aussi mais elle apporte un peu de rêve: sa grande maison avec une piscine, sa vie un peu plus confortable que la moyenne et ses tenues blanches qui ont quelque chose de féérique.
Ada est carrément antipathique. Elle considère ses cousins comme des "ploucs" et des moins que rien, presque des "simplets". Pour elle, la vraie valeur des gens, c'est le travail, le travail, le travail...Il faut dire que l'éducation qu'elle a reçue n'y est pas pour rien.
Et puis il y a Anne-Céline, la jardinière de Lisette. Je crois que c'est ma préférée. Elle n'intervient pas beaucoup mais elle égaye le quotidien. Elle est drôle, sans le vouloir, et un apporte une note de fraîcheur et de joie. 
Et enfin, Gretchen, la "spéciale". Je l'ai souvent détestée dans son rôle de mère maltraitante. J'ai été indignée de son comportement inadéquat avec son fils. Ce personnage est celui qui va le plus évolué psychologiquement, fort heureusement. 
Des personnages tous différents...avec un point commun: l'amour. Franz, qui rêve d'Ada, Lisette qui n'ose pas téléphoné à l'homme pour qui elle a changé sa garde-robe, Ada qui trouve des signes partout pour lui prouver qu'elle est destinée au pharmacien, Gretchen qui met du temps à comprendre que l'homme qu'elle voit est une véritable calamité et Anne-Céline, heureuse avec son vendeur de saucissons. C'est d'ailleurs dans leur rapport à l'amour qu'on peut s'y retrouver. On a tous quinze ans quand on aime, un peu gauches et débiles. 
Et puis il y a le canapé. Grande importance que ce canapé bleu: d'ailleurs il prend toute la couverture. Et c'est là toute l'étrangeté du roman: un canapé qui arrive tout seul au bord de la route et qui disparaît tout aussi étrangement. Personnellement, ça m'a dérangé. Cette touche d'irréel dans ce monde si réaliste, le paradoxe était trop grand. 
Je n'ai pas été transportée par ce roman, loin de là. Je me suis même parfois ennuyée un peu. Parce que même si tout y est simple, je n'ai pas réussi à accrocher avec la majorité des personnages. Le contact ne s'est pas établi. Dommage...

Merci à Babelio et aux Editions Le serpent à plumes pour l'envoi de ce livre. 

dimanche 11 février 2018

Un appartement à Paris

Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante. Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler. À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain mysanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leur forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. 


Il fut un temps, dans ma jeunesse, où j'étais fan de Guillaume Musso. Et puis un jour, la passion s'affaiblit...jusqu'au au moment où j'ai renoué en lisant notamment Central Park ou encore L'instant présent. C'était reparti comme en 14, ou presque... Ni une ni deux, j'ai commandé celui-ci. Et puis le thème me plaisait, j'aime beaucoup l'art et la peinture alors il avait tout pour plaire.

Je suis vite redescendue de mon nuage.
La nana dépressive qui part en voyage à Paris pour fuir sa vie ratée et l'écrivain sauvage qui cherche l'inspiration...ou comment tomber dans les clichés. En plus, ils louent le même appartement, comme par hasard, à la suite d'une erreur de l'agence. D'une part, ce n'est pas très recherché et puis, on sait bien comment tout cela va finir...non?
Cela m'a un peu gâché l'histoire qu'il y a derrière tout cela, à savoir la recherche des toiles disparues du célèbre peintre Sean Lorenz et l'énigme autour de la mort ou pseudo-mort de son petit garçon.
Finalement, je me suis étrangement ennuyée et j'étais grandement déçue. Je le suis d'ailleurs toujours...j'ai comme l'impression d'avoir regardé un téléfilm sur TF1 un jour d'arrêt maladie...

Ainsi s'achèvera cette chronique un peu courte mais pour moi suffisante, pour ce que j'en ai à dire.
J'attends une bonne surprise pour le prochain!

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (464 pages)


Et du challenge Thriller et polar


Manderley Forever

"J'ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley." C'est par cette phrase que commence Rebecca , le roman de Dap...