dimanche 15 janvier 2017

La fille du train

Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu'elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il la trompe, avant qu'il la quitte. Rien d'exceptionnel, non, juste un couple qui s'aime. Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. Que se passe - t - il? Jess tromperait - elle son mari? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d'en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieux disparu...



Qu'est - ce que j'en ai entendu parlé de ce livre! Et que du bien. Difficile dans ces cas - là, on en attend beaucoup...

J'ai donc pris le train avec Rachel tous les matins, une jeune femme dont la vie a radicalement changé depuis son divorce d'avec Tom. Elle est un peu pommée, elle vit en colocation avec une ancienne camarade de fac qui a eu, on peut le dire, un peu pitié d'elle. Alcoolique, grosse et sans emploi, elle préfère imaginer la vie de rêve des gens qui habitent la maison qui longe la voie ferrée. Jason et Jess sont fous amoureux, ont une superbe carrière et une vie de rêve. Pas comme Rachel, qui continue de harceler son ex - mari et sa nouvelle femme dès qu'elle est bourrée. Evidemment, le lendemain, elle ne se souvient de rien et s'excuse... Rachel n'a rien dans sa vie, on peut le dire, elle a une vie de merde. Alors quand elle voit dans le journal que Jess, ou plutôt Megan, la fille qu'elle voyait tous les jours depuis le train, a disparu, elle s'est trouvée une raison de se lever le matin : comprendre ce qui s'est passé. Parce que bizarrement, le soir de sa disparition, Rachel était là...mais elle ne se souvient de rien, elle était bourrée!

Je n'ai pas vraiment ressenti le côté "thriller" de ce roman. Je l'ai plutôt lu comme un roman contemporain classique (entendez "normal") avec les émotions et états d'âme d'une femme, enfin trois femmes puisque nous avons aussi les points de vue de Megan avant qu'elle disparaisse et d'Anna, la nouvelle femme de Tom. En revanche, le côté "psychologique" est bien présent. J'associerai donc plutôt les mots "suspense" et "psychologique" plutôt que thriller. Il n'y a pas de corps, donc pas de crime apparent...Les suspects sont plutôt sympathiques plutôt que psychopathes. Les policiers sont assez effacés dans l'histoire et un brin antipathiques.

Un roman très bien écrit qui se boit comme du petit vin (je n'aime pas lait). Aucune raison de le lâcher mis à part la nuit qui arrive trop vite. Pourquoi pas regarder ensuite son adaptation cinématographique?

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 39 : Un thriller psychologique

et du Challenge Thriller et Polar chez Sharon






samedi 7 janvier 2017

Deux petits pas sur le sable mouillé

Tout commence sur une plage, quand Anne - Dauphine remarque que sa fille marche d'un pas hésitant. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. L'auteur lui fait alors une promesse : "Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour". 

Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner.

Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie.




L'auteur a deux enfants : Gaspard, à peine cinq ans et Thaïs, deux ans. Elle attend son troisième enfant. Quand elle a pris rendez - vous avec des médecins car sa fille a le pied qui tourne quand elle marche, elle ne s'attendait pas à un tel choc : sa fille souffre de leucodystrophie métachromatique. Une maladie rare, dégénérative et sans remède. Il faut le temps d'accuser le coup, de renoncer aux projets d'une vie, une vie que Thaïs n'aura pas. Unis par leur amour, avec Loïc, ils vont tout faire pour que le reste de la courte vie de leur fille soit la plus belle possible. Sans oublier le grand frère, Gaspard, très lié à sa petite soeur. 
Alors que l'état de Thaïs se dégrade - elle perd à tour de rôle la marche, la parole, la vue, l'ouïe...- celle - ci semble toujours souriante et pleine de vie. Entre - temps, une autre petite fille est née et le verdict est sans appel : elle aussi souffre de la même maladie...

On m'avait prévenue qu'il serait difficile à lire, je m'attendais à pire. Car l'auteur n'est pas dans le larmoyant, le sentimentalisme. Elle livre bien sûr ses désespoirs et ses états d'âme. Bien sûr, nous aussi sommes choqués à chaque annonce (comment ne pas l'être). Je pense alors à mes propres filles, difficile d'imaginer nos réactions, on ne pense généralement pas à ce genre de choses. 
Mais ce que l'on retient surtout...
C'est le courage de cette famille : comment ne pas sombrer quand on a deux filles malades? 
C'est la justesse des mots du grand frère : un petit garçon plein de tendresse, de joie, "de maturité" ( "Maman, c'est ça ma vie, c'est d'être avec Thaïs. Après elle ne sera plus là, et je ne pourrai plus jamais la voir. Après, je serai peut - être un adulte et ça sera trop tard"). 
C'est l'union de cette famille : tous, famille et amis, se relaient pour aider les parents, pour passer du temps avec cette petite fille qu'ils aiment.
C'est l'amour. D'une mère envers sa fille, d'un grand frère envers sa soeur, d'une petite fille envers la vie, une vie différente des autres, sa vie. L'auteur parle avec tant d'amour de sa fille que nous aussi nous l'aimons cette petite Thaïs. J'ai beaucoup d'admiration pour elle. En tant qu'adulte, je ne sais pas si je serai capable de me battre pour la vie comme elle l'a fait, si j'étais malade. 

Un tendre baiser à cette petite étoile dans le ciel. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 25 : Un livre emprunté à la bibliothèque ou à un proche. 

vendredi 30 décembre 2016

1 rue des petits - pas

Lorraine, hiver 1918 - 1919. Dans un village en ruines à quelques kilomètres du front, une communauté de rescapés s'organise pour que la vie continue.
Louise, seize ans, est recueillie au 1, rue des Petits - Pas par une sage - femme qui va lui transmettre son savoir : accoucher, bien sûr, mais aussi lire et écrire, soigner les maux courants et, enfin, être l'oreille attentive de toutes les confidences. Mais dans ce village ravagé par la guerre et isolé du monde, les légendes nourrissent les peurs, et la haine tient les hommes debout. Ces peurs et cette haine, Louise va devoir les affronter car elle exerce son art dans l'illégalité, élève un enfant qui n'est pas le sien, aime un être qu'elle n'a pas la droit d'aimer, et tente de se reconstruire dans cet univers où horreur et malveillance rivalisent avec solidarité et espoir. 



Je pensais que j'aurai aimé. J'en avais lu tellement de bien. Rien que de voir cette jolie couverture des Editions France Loisirs, ce roman me faisait envie. De plus, le thème m'intéressait : les sages - femmes, l'après - guerre, les légendes...
Mais non...j'ai eu du mal à le lire. L'écriture ne m'a pas plu. Je ne saurais dire pourquoi. Ou alors, c'était les personnages. Peut - être...
Louise m'a plu. Jeune fille recueillie par une sage - femme, qui recueille elle - même un bébé. Je l'ai trouvée gentille, intelligente, forte, rassurante. Il faut m'excuser, j'ai l'impression d'écrire pour écrire, de chercher des adjectifs auxquels je ne crois même pas finalement...
Toujours est - il que cette critique est très difficile à faire. Mon ressenti par rapport à ce roman est très étrange. Le décrire est compliqué.
J'ai eu l'impression d'être dans l'obscurité tout le temps. C'est normal après - tout. Après la guerre, tout est en ruines, le paysage, les maisons, les gens... Mais j'ai peur du noir.
Les personnages ne sont pas très sympas, ils ne donnent pas envie d'aller vers eux. Mis à part Anne, qui n'apparaît pas beaucoup, Louise et Viga. Viga! Quel personnage! Il peut mettre mal à l'aise, on ne sait pas comment le prendre (sans mauvais jeu de mots). 
Il fait froid aussi, très froid...C'est normal, il neige! Et on est en Lorraine. Il fait froid dehors, il fait froid à l'intérieur même avec un feu dans la cheminée, il fait froid dans les coeurs. Seule Louise paraît avoir le pouvoir de réchauffer, et les corps et les âmes. 

Je suis déçue, j'aurai aimé l'aimer. 


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2016, catégorie 27 : Un livre de ma wish - list

jeudi 29 décembre 2016

La meilleure d'entre nous

Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé! Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d'un cheesecake ou d'un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines.
Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari; Vicki, qui aspire à plus qu'à élever son petit Alfie ; Claire, la jeune caissière mère célibataire qui ne rêve même plus d'une autre vie ; Karen, dont l'apparente perfection dissimule bien des secrets ; sans oublier Mike, veuf en pleine thérapie culinaire... Au cours d'une compétition aussi gourmande qu'échevelée, tous apprendront que l'art de la vie est au moins aussi difficile que celui de la pâtisserie.



Bienvenue dans le meilleur pâtissier version anglaise (et version livre)! 
Kathleen Eaden, c'était la star de la pâtisserie dans les années 60 - 70. Elle en a même écrit un livre, devenu culte pour toutes les femmes dignes de ce nom. Maintenant, Eaden est devenu le nom d'une chaîne de magasins d'épicerie fine, bâtie par son mari. 
Les magasins Eaden ont décidé d'organiser un concours, celui du meilleur pâtissier, dans la majestueuse demeure des Eaden. Cinq concurrents sont sélectionnés : des personnes pour la plupart modestes qui rêvent d'un avenir meilleur. 

Un roman qui se lit très vite et très bien et qui donne envie de faire des gâteaux! Les extraits du livre de pâtisserie de Mrs Eaden ne sont pas simplement alléchants mais aussi remplis de petits conseils avisés. "En pâtisserie, l'organisation et la préparation sont de la plus haute importance". La maîtrise des deux vous garantira calme et efficacité dans la cuisine. Prenez le temps de vous préparer, que ce soit pour un rendez - vous ou pour votre mari, et vous récolterez les fruits de vos efforts" (p.130). 
Entre les chapitres concernant le concours ou la vie extérieure des participants, c'est toute l'histoire de Kathleen Eaden qui est décrite, du début à la fin de la rédaction de son ouvrage, jusqu'à la fin de sa vie. C'est l'histoire qui m'a le plus plu, touchée. Derrière la gloire et les honneurs, il  y a une vie de femme, avec ses espoirs et ses désespoirs, ses joies et ses peines, ses secrets...
Les autres personnages sont aussi attachants. Il y a toujours une méchante en général. Ici, c'est Karen...en vérité, elle n'est pas si méchante que ça...disons qu'elle a des circonstances atténuantes. On aurait envie que tout le monde gagne parce qu'il n'y a pas une personne, pour ma part, que j'ai trouvé "mieux" que les autres. Mais comme ils sont tous supers sympas, ils sont forcément tous contents pour la personne qui remporte la victoire. C'est un peu bisounours tout ça, hein! Mais ça ne fait pas de mal de nos jours n'est - ce - pas! Bien sûr, il n'y a pas que du câlin et des bisous là - dedans. Il y a des histoires tristes, des désespoirs, des situations difficiles mais je ne vais spoiler en disant que ça finit bien! 

J'ai aimé parce que c'est léger, divertissant, agréable à lire. J'ai failli aller faire un gâteau juste après! Et merci Kathleen pour tes précieux conseils sur la pâtisserie et sur la vie. 

Lu dans le cadre du challenge Défi Lecture 2016, Catégorie 10 : Un livre qui se déroule dans le milieu culinaire.

mercredi 28 décembre 2016

J'ai tant rêvé de toi

Pas de quatrième ...



Youki séjourne à Prague, à l'hôtel Yalta, là où sa mère, quelques années auparavant a séjourné elle aussi. Elle est à la recherche de son père, qu'elle n'a jamais connu mais dont sa mère lui a vanté les mérites en lui racontant leur extraordinaire histoire d'amour éphémère. 
Pour Youki, cette quête du père est importante : il n'y a que cela qui puisse la sauver de sa terrible maladie, ce cercle vicieux dont elle n'arrive pas à sortir, l'anorexie. Elle nous raconte ses séjours à l'hôpital, inefficaces, ses longues journées de solitude à errer dans un appartement aux allures de clinique, à dormir, à vomir, sans soutien...ou presque car il y a Fred. Elle n'en parle beaucoup de cet homme "parfait" qui l'aime malgré tout. Car Youki ne sait pas aimer (la faute à qui?). Elle le trompe, tout le temps, sans scrupules. Elle le rejette, presque toujours, sans regrets. Et Fred reste, Fred court, Fred pleure, Fred l'aime. 
Youki raconte un peu de son enfance à Sarcelles, des étés à Belle - île...Elle raconte la maladie de sa mère, Agathe. Elle raconte la formidable histoire d'Agathe et de Pavel Kampa, pourquoi toutes les deux ont le même tatouage au niveau du nombril, celui d'un ours et d'une comète, symbole d'amour et d'attachement au père. 
Et puis il y a Robert. Robert Desnos, excuse de sa venue à Prague. C'est grâce à lui qu'elle va enfin pouvoir rencontrer son père, grand poète international. 
Dure descente dans la réalité. Désenchantement, désillusion...Pavel Kampa est un imposteur. 

Le début de ce roman ne m'a pas emballée du tout. La suite, un peu plus : les récits de jeunesse, les souvenirs de sa mère, l'histoire pseudo - romantique avec le poète, les poèmes de Robert Desnos, l'anorexie, le profil psychologique de Youki...
Les références historiques m'ont un peu perdue dans la mesure où je ne connais pas très bien cette partie de l'Histoire et notamment celle de la Tchécoslovaquie. Tout cela m'est passé un peu au - dessus.

Je ne vais pas m'attarder plus longtemps, je n'en ai pas grand chose à dire. J'ai moyennement aimé. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2016, Catégorie 35 : Un livre avec "rêve" ou un synonyme de rêve dans le titre


mardi 27 décembre 2016

Rever

Si ce n'étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d'Abigaël qu'elle est une femme comme les autres.
Su ce n'étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu'Abigaël dit vrai.
Abigaël a beau être cette psychologue qu'on s'arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l'emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l'un de l'autre, elle n'a pas trouvé mieux que la douleur.
Comment Abigaël est - elle sortie indemne de l'accident qui lui a ravi son père et sa fille? Par quel miracle a - t - on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s'exiler pour deux jours en famille? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l'enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle - même. 


Après quelques petites déceptions, j'avais néanmoins hâte de retrouver Thilliez. Ce coup - ci fut une réussite. 
Abigaël est psychologue, elle aide la police dans les affaires criminelles. Sa particularité? Aller faire une petite sieste en pleine réunion. Abigaël souffre de narcolepsie. Alors qu'ils travaillent depuis plusieurs mois sur des enlèvements d'enfant, Abigaël a un accident de voiture. Elle en sort indemne, mais pas son père ni sa fille. Impossible pour elle de revenir au travail. Et pourtant... elle continue de faire des rêves, des rêves dans lesquels elle puise des indices, des rêves qui l'emmènent sur les traces du suspect. Mais le principal problème d'Abigaël, c'est qu'elle ne sait pas toujours où se situent le rêve et la réalité. Alors, pour savoir si ce qu'elle vit est réel, elle se mutile. Seule la douleur physique est capable de lui dire si elle rêve ou non. Quant à la douleur morale, la perte de sa famille, elle est constante. Parallèlement à l'enquête policière, elle doit savoir ce qui s'est passé le soir de l'accident car il y a quelque chose qui n'est pas normal.

Oui, on pourrait croire que cette femme est complètement cinglée. D'ailleurs, plus on lit, plus on avance dans ce roman et plus on croit devenir cinglés aussi. Abigaël ne distingue parfois plus le rêve de la réalité et nous non plus. Elle part dans tous les sens et nous avec. Personne ne la croit, son entourage commence à se poser des questions et nous on doute. On la suspecte même à certains moments d'être la coupable. Mais le plus souvent c'est un sentiment de compassion qui nous gagne. Prisonnière d'elle - même, elle n'a aucun repos, aucun échappatoire, elle soit subir, jour après jour, des rêves (ou pas), des crises de cataplexie, le regard des autres, le regard sur elle - même...
L'enquête? Ben oui, il y a quand même une enquête. Plusieurs enfants ont disparu, à différents endroits en France. Difficile de faire le lien entre eux. Le kidnappeur n'a laissé aucun indice...jusqu'à ce qu'il relâche un des enfants, qui ne parle pas (traumatisé) mais qui hurle dès qu'il voit Abigaël! Les enquêteurs sont dans l'impasse...et nous aussi. Mais nous sommes tellement focalisés sur Abigaël et sa "folie"... qui nous emmène sur les traces de son père. Car c'est bien la deuxième énigme : pourquoi son père avait voulu l'emmener du jour au lendemain en week -end? Quels secrets cachait - il? 
Ce roman ne va pas dans l'ordre chronologique, les chapitres alternent entre deux années, 2014 et 2015. Je ne me suis pas franchement posée plus de questions que ça pendant ma lecture, j'ai lu comme ça venait, et par rapport à d'autres romans où un changement d'époque est flagrant, je ne m'en suis ici pas préoccupée du tout. De même, l'auteur nous évoque en début de livre qu'il manque un chapitre...je pense que je ne m'en souvenait pas quand j'y suis arrivée (au fameux chapitre). Je ne dévoilerai bien sûr pas pourquoi il manque un chapitre, il faut aller jusqu'au bout du livre pour le savoir!

Avec ce roman, j'ai renoué avec Thilliez! Disons que je retrouve le Thilliez que j'avais aimé. Rêver est excellent! 


Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (596 pages)


du challenge  Thriller et Polar


et du Défi Lecture 2016 , Catégorie 49 : Un livre dont l'auteur fait partie de la ligue de l'imaginaire. 



dimanche 18 décembre 2016

L'enfant du lac

1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a - t - il pu disparaître durant la nuit de la Saint - Jean? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante - dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune inspectrice londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désoeuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des soeurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.


C'est le deuxième roman de Kate Morton que je lis et je me suis régalée.
Sadie, jeune inspectrice, prend quelques jours de vacances forcées chez son grand - père en Cornouailles. Lors de son jogging quotidien, elle découvre une demeure ancienne et abandonnée, regorgeant de secrets. Là, en 1933, un petit garçon d'à peine un an, Theo Edevane, a disparu sans laisser de traces. Un mystère que Sadie ne peut pas s'empêcher de vouloir éclaircir. Par chance, Alice, une des soeurs du jeune Theo, est encore en vie. Sadie espère, grâce à elle et ses recherches approfondies aux archives de la bibliothèque notamment, découvrir ce qu'il s'est vraiment passé ce soir - là, pendant la fête du solstice. 

C'est l'histoire de toute une famille... A sa tête, Constance deShiel, la grand - mère. Sa fille, Eleanor, mariée à Antony Edevane et leurs trois filles, Deborah, Alice et Clementine. Vient ensuite le petit dernier, Theo. Et il y a les amis de la famille, Daffyd Lewellyn, Howard...
Constance deShiel, femme désagréable, mère autoritaire, grand - mère distante. On aurait presque envie de l'ignorer mais elle est là et semble déterminée à garder un secret malgré sa sénilité qui lui en fait dire un peu trop.C'est aussi celle qui connaît depuis le plus longtemps Mr Lewellyn et qui semble guère l'apprécier. Au contraire de sa fille Eleanor qui s'est prise d'affection pour ce monsieur depuis son plus jeune âge et qui deviendra son plus grand confident une fois adulte. Eleanor, qui a la chance de croiser Anthony, jeune homme beau, intelligent, généreux et ambitieux. Que la vie est belle à ses côtés...jusqu'à la guerre. La première guerre mondiale n'emportera pas le corps d'Anthony Edevane mais lui prendra sans nul doute le bonheur qu'il avait si chèrement acquis. Même si les Edevane semblent heureux et amoureux comme au premier jour, même si la disparition de Theo les a unis plus que détruits, c'est comme si une légère brume s'était installée durablement dans le paysage. La jeune Eleanor, gaie et aventurière a laissé la place à une femme droite, loyale mais sans chaleur. 
Et puis il y a Alice, débordant d'imagination et d'histoires à raconter, qui se promène sans cesse dans les jardins de Loanneth, la demeure familiale, avec son carnet, prête à y noter tout ce qui lui passe par la tête. Alice, rêveuse et bientôt amoureuse. Ben Munro, le nouveau jardinier, devient le confident de toutes ses pensées. 
Lorsque Sadie rencontre Alice, celle - ci est octogénaire et une célèbre romancière. Alice a longtemps ruminé ce qu'elle a pu voir ce soir - là de 1933, il est grand temps de soulager sa conscience.

Une intrigue qui ne peut laisser de marbre, des chapitres alternant entre les années, des personnages qui traversent les époques, heureux, malheureux, jeunes, vieux, amoureux, soucieux, malades, vivants, morts...Chaque personnage a son histoire, décrite du mieux possible. Chacun possède ses secrets, quis e dévoilent au fur et à mesure. On ne peut qu'être bouleversé par la vie d'Eleanor, compatissante, on sourit devant l'insouciance des trois jeunes soeurs, on compatit devant le sort d'Anthony, on se questionne sur le mystérieux Lewellyn...C'est un roman passionnant, qu'on n'a pas envie de lâcher. C'est sans conteste la vie à Loanneth, dans la magie des jardins, que j'ai préféré me plonger. La maison du lac a quelque chose de féerique, elle relève presque d'un conte. Pas étonnant qu'elle recèle autant de secrets. Un roman dont je me suis régalée je disais, que j'imaginais être un coup de coeur jusqu'à...la déception. Alors, je ne peux pas expliquer cette déception sinon je dévoilerai le secret de Loanneth...mais vraiment, pour ceux et celles qui l'ont lu... c'était tellement "gros" cette révélation, pas tiré par les cheveux mais presque. C'est d'autant plus décevant que le reste du roman était parfait. Flûte! 

NB : La couverture de ce roman, j'adore. Et ça aussi, c'est important. 

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (632 pages)


et dans le cadre du Défi Lecture 2016
Catégorie 2 : Un livre choisi par quelqu'un d'autre



Bye Bye

Bonjour à tous et à toutes! Et Bonne année 2019! Si vous souhaitez continuer à suivre mes lectures, je vous donne le lien de mon nouveau...