lundi 1 janvier 2018

Sharko

Eux, c'est Lucie Hennebelle et Franck Sharko, flics au 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n'a pas eu le choix: en-dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu: pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir. 




Comme à chaque fois, je suis impatiente de découvrir ce que nous a concocté Franck Thilliez. Même si je commençais à être lassé avec Angor et Pandemia, j'étais contente de retrouver Sharko et Hennebelle. 
Tout commence par le récit d'un accident à l'aquarium de Brest: un homme se fait dévorer par un requin. 
Quelques mois plus tard, la tante de Lucie lui transmet un dossier non élucidé d'Anatole, l'oncle policier de Lucie. C'est ainsi que cette dernière se retrouve un soir dans la maison d'un homme, dans laquelle elle découvre des horreurs avant de tirer à bout portant sur lui. Sous le choc, Lucie ne peut plus réfléchir et Franck vient à son secours: sachant ce que les flics vont chercher, il se démène pour qu'aucun indice ne puisse mettre sa chère Lucie en cause et se débrouille pour récupérer l'enquête.
C'est ainsi que les deux flics vont enquêter sur leur propre crime.

Je dois dire que c'est cela qui m'a mis l'eau à la bouche et m'a tenue en haleine. Ce que je voulais savoir, c'est comment cela allait se terminer pour eux. Au final, l'enquête en elle-même, le pourquoi du comment, cela passait au second plan. J'étais focalisée sur Nicolas Bellanger:  Nicolas, le pote de Franck, qui est en déprime totale depuis la mort (atroce) de sa fiancée Camille. Mais il a beau être en déprime et complètement drogué, il n'en a pas pour autant perdu sa vivacité d'esprit et son intuition de flic. Il se doute de quelque chose. Au fond de lui, il sait. Et Franck sait qu'il sait et qu'il peut dès lors tout faire capoter. 
Bon alors, à votre avis, happy end ou pas pour Franck et Lucie?

Mis à part MON intrigue principale, je vais quand même vous dire de quoi cela parle un peu. En bref: d' accidents étranges, de notion de peur, de sangsues, de vampires, de poches de sang... Une enquête bien à la Thilliez en somme. 

Un extrait d'une page au hasard... attention, roulement de tambour, j'ouvre au hasard: page 336.

"La multiplication des galeries incita les hommes à se disperser. Ils gardèrent contact par radio. Le groupe Manien se scinda lui-même en deux. Lucie, Franck et Nicolas restèrent ensemble, armes au poing. De l'eau suintait du plafond. À travers les faisceaux des lampes, les gouttes roulaient, grises et sombres, chargées de matières organiques. Les grosses arches en pierre donnaient l'impression qu'elles pouvaient s'écrouler à tout moment."

C'est toujours un plaisir de lire cet auteur, même si ce n'est plus la passion du début.

Lu dans le cadre du challenge Thriller et Polar



et du challenge 1 pavé par mois (568 pages)


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